« L’actualité africaine en 5 titres » du 7 juin 2016

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"L’actu africaine en 5 titres"

Putsch manqué de septembre 2015: le Burkina demande à la Côte d’Ivoire de poursuivre Guillaume Soro (parquet militaire)

Le Burkina Faso a demandé à la Côte d’Ivoire de poursuivre Guillaume Soro dans le dossier du putsch manqué de septembre 2015, après que la justice militaire Burkinabé a décidé lundi de renoncer à lancer un nouveau mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, a rapporté RFI.

Après avoir annulé le mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne pour vice de forme, la justice militaire du Burkina Faso renonce à relancer un nouveau mandat.

Face aux obstacles juridiques liés à l’application des conventions bilatérales entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso – conventions qui interdisent l’extradition en matière d’infractions politiques ou militaires – et le refus d’Interpol d’exécuter l’ancien mandat émis par le Burkina Faso contre Guillaume Soro, les autorités judiciaires burkinabè rectifient le « tir ».

Le dossier dans les mains de la justice ivoirienne

Cette procédure consiste à dénoncer les faits reprochés à Guillaume Soro auprès des autorités ivoiriennes afin que celles-ci se saisissent du dossier. Le dossier sur la dénonciation a déjà été transmis au ministère burkinabè des Affaires étrangères, qui aura pour mission de le faire parvenir aux autorités judiciaires ivoiriennes.

Une bande sonore présentée comme une conversation entre Djibril Bassolé, ex-chef de la diplomatie sous Blaise Compaoré, révélait des moyens d’éviter le putsch manqué de septembre 2015, qui devrait renverser la transition au pouvoir.

Le Burkina Faso laisse ainsi la justice ivoirienne se pencher sur la présumée implication de Guillaume Soro dans le putsch de septembre 2015.

Ces faits semblent converger vers la gestion « diplomatique » du dossier souhaitée par les autorités ivoiriennes.

Le président du Burkina Faso avait déclaré qu’une délégation du ministère burkinabè des Affaires étrangères et des magistrats se rendraient en Côte d’Ivoire pour présenter les faits reprochés à Guillaume Soro.  

Nigeria : Muhammadu Buhari à Londres pour se soigner

Depuis ce lundi, le président nigérian Muhammadu Buhari a entamé un congé de dix jours. Occasion de se rendre à Londres pour se soigner notamment d’une otite. L’information est donnée par la présidence nigériane.

« Le président Buhari va prendre dix jours de congé et se rendra à Londres lundi 6 juin, pour se reposer », lit-on un communiqué du porte-parole du président Femi Adesina.

Femi Adesina explique que durant ce congé, le président verra un spécialiste otorhinolaryngologiste pour une otite persistante.

Pour la présence, le président nigérian, 73 ans, a consulté des spécialistes à Abuja, mais ceux-ci et son médecin personnel ont « recommandé un autre diagnostic, purement à titre préventif ».

Ces deux dernières semaines, Muhammadu Buhari, au pouvoir depuis mai 2015, a annulé trois visites en province, dont une dans le sud pétrolifère du pays, théâtre depuis le début de l’année d’une série d’attaques rebelles contre des installations pétrolières. 

RDC : mouvement contre la hausse du prix de l’Internet

Alors que dans le monde entier la grande tendance est de faciliter l’accès à Internet à tous jusqu’au plus démunis en prenant par exemple des initiatives de gratuité pour Internet, en République démocratique du Congo, les choses semblent tourner dans le sens contraire.

Depuis quelques semaines, la population assiste impuissante à la hausse systématique des prix de l’Internet fourni par les opérateurs télécoms. Aujourd’hui, avec l’équivalent de 1 dollar américain on ne s’offre que 60 Mégabytes de connexion Internet contrairement aux 80 mégabytes auparavant.

Jusque-là aucune explication officielle n’a été donnée aussi bien par les télécoms que par le gouvernement congolais à travers le ministère des Nouvelles technologies de l’information et de la communication qui gère le secteur.

Kenya: nouvelles manifestations de l’opposition pour réclamer la dissolution de la Commission électorale

Plusieurs centaines de militants de l’opposition ont manifesté le lundi 6 juin dans tout le pays à l’appel de leurs leaders, pour réclamer la dissolution de la commission électorale, qu’ils accusent d’être favorable au chef de l’État pour l’élection présidentielle d’août 2017.

Des manifestations organisées par l’alliance de l’opposition, la Coalition pour les réformes et la démocratie (CORD) de l’ex-Premier ministre Raila Odinga, ont été violemment dispersées par les forces de l’ordre à Kisumu, ville de l’ouest du pays et fief de l’opposition, où deux personnes dont mortes et six autres blessées par balles.

Les morts et les blessés imputés à la police ont suscité la colère des manifestants. Certains d’entre eux ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre. Des magasins ont été pillés et deux supermarchés détruits. Si le calme est revenu en début de soirée à Kisumu.

Dimanche, la police avait interdit ces rassemblements, mais en fin de matinée, la Haute Cour kenyane a autorisé les militants de l’opposition à manifester.

La décision inattendue de la Haute Cour de justice a tout changé et des centaines de sympathisants d’opposition ont convergé vers Uhuru park, un parc situé dans le centre-ville, avec un seul mot d’ordre à la bouche : la commission électorale « doit être dissoute ».

Le cortège s’est ébranlé avec à sa tête leur principal leader, Raila Odinga, debout à travers le toit ouvrant d’un gros 4X4. Ils ont sillonné les rues de Nairobi, sont passés devant les bureaux de la commission électorale sans s’arrêter et sont revenus à Uhuru park.  

Raila Odinga a menacé de passer à deux manifestations par semaine si le pouvoir n’engage pas tout de suite des négociations en vue d’aboutir à une commission électorale consensuelle. Et un de ses proches d’enfoncer le clou en promettant que « s’il le faut », ils manifesteront « tous les jours ».

Selon l’opposition et plusieurs organisations de la société civile, la commission électorale est favorable au camp présidentiel. Elle ne peut donc pas garantir l’équité de l’élection présidentielle qui doit se tenir en août 2017.

RDC: la communauté internationale appelle à nouveau à un « dialogue inclusif »

La communauté internationale réitère son appel au dialogue inclusif en République démocratique du Congo (RDC), selon un nouveau communiqué conjoint de l’Union africaine, des Nations unies, de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la francophonie, alors que l’on parle de la tenue d’une réunion de partis d’opposition autour d’Etienne Tshisekedi, le président de l’UDPS, ce mercredi 8 juin à Bruxelles.

Le facilitateur Edem Kodjo attend depuis quelques mois une liste de l’opposition participant au comité préparatoire du dialogue convoqué par Joseph Kabila. Mais la plupart des formations refusent encore ou posent des conditions. Le quartet, lui, vient de leur donner un gage en mettant sur pied un groupe en soutien à la facilitation d’Edem Kodjo, mais pas seulement.

Défiance à l’égard du facilitateur pour les uns, garantie supplémentaire pour les autres… Nombreux étaient ceux qui, au sein de l’opposition ou de la société civile, souhaitaient voir la facilitation élargie. On se souvient que l’UDPS demandait à ce que ce soit le secrétaire général de l’ONU lui-même qui nomme un facilitateur. Ce dernier avait transmis le dossier à l’Union africaine.

Edem Kodjo reste facilitateur, mais selon le communiqué du quartet d’organisations, il sera assisté par un groupe de soutien composé de membres de l’UE, l’UA, l’ONU et l’OIF, mais auxquels s’ajouteront des représentants des organisations sous-régionales, la SADC et la CIRGL. 

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