« L’actualité africaine en 5 titres » du 8 juillet 2016

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Seif al-Islam

Seif al-Islam, l’un des fils de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi | Reuters

Libye : le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a été remis en liberté

Dans le cadre de l’amnistie générale en Libye, annoncée il y a quelques mois par le gouvernement provisoire de Tobrouk, Seif al-Islam Kadhafi, fils ainé du colonel Mouammar Kadhafi, a été remis en liberté à Zenten (ouest), ont rapporté plusieurs médias internationaux.

Incarcéré depuis 2011 après son arrestation par les milices de Zenten dans l’ouest du pays (proches du gouvernement de Tobrouk), il a été condamné cet été à mort par un tribunal de Tripoli qui réclame en vain son «extradition» vers la capitale.

Un de ses avocats, maître Marcel Ceccaldi a confirmé sa libération à RFI.

Afrique du Sud : Oscar Pistorius condamné en appel à six ans de prison pour le meurtre de Reeva Steenkamp

L’athlète paralympique sud-africain a été condamné en appel mercredi à six années de prison par un tribunal de Pretoria. Reconnu coupable du meurtre de sa petite-amie Reeva Steenkamp, il encourait quinze années de prison ferme.

La juge Thokozile Masipa a rendu son verdict à 9h30, heures locales, mercredi 6 juillet devant la Haute Cour de Pretoria. Oscar Pistorius est condamné en appel à une peine de six ans de prison pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, tuée dans la nuit de la Saint Valentin 2013.

« Nous respectons la décision de la juge et nous ne ferons pas appel », a expliqué son avocat, Andrew Fawcett, à la sortie du tribunal. Le parquet dispose encore de la possibilité de faire appel de cette sentence, s’il estime qu’elle est trop légère pour le crime commis.

RD Congo : une entreprise chinoise arme des miliciens locaux pour exploiter de l’or à l’Est

Dans un rapport de Global Witness, l’ONG britannique accuse la société chinoise Kun Hou Mining d’avoir financé et armé les milices Raïa Mutomboki à Shabunda. Et ce dans le but de s’assurer l’accès à des riches gisements d’or présents dans ce territoire de l’Est de la RDC.

A en croire Global Witness qui a rendu public, mardi 5 juillet, son rapport intitulé « La rivière d’or », c’est une société chinoise de dragage dénommée Kun Hun Mining, implantée en septembre 2014 à Shabunda, dans le Sud-Kivu, qui a tiré la majeure partie des bénéfices de l’exploitation aurifère illégale dans cette partie du territoire congolais.

Dès son arrivée, « Kun Hou Mining (…) a installé quatre dragues semi-industrielles mécanisées sur la rivière Ulindi, rapporte l’ONG britannique. Avec des techniciens chinois à bord, les dragues de 25 mètres de long ont creusé le lit de la rivière, ramenant à la surface les sédiments d’or alluvionnaire via une chaîne à godets comprenant jusqu’à 60 godets de fer, dont chacun extrait du lit de la rivière du sable contenant de l’or ».

Un document obtenu par Global Witness montre qu’en 2014, Kun Hou Mining a fourni des fusils d’assaut AK-47, du matériel de communication ainsi que des denrées alimentaires à quatre factions armés [de] Raïa Mutomboki », précise le rapport qui s’appuie notamment sur une lettre datant de février 2015 dans laquelle les responsables de ces milices confirment avoir reçu 4 000 dollars, des armes, 24 talkies walkies Motorola et quatre cartons de biscuits de la part de Kun Hou Mining pour « collaboration et installation » des dragues. Et ce, « afin de s’assurer l’accès à l’or de la rivière » Ulindi.

Génocide rwandais: deux anciens bourgmestres condamnés à la prison à vie par la justice française

Deux anciens bourgmestres (détenteur du pouvoir exécutif au niveau communal) rwandais ont été condamnés mercredi par la justice française à la réclusion criminelle à perpétuité pour leur participation au génocide des Tutsi dans leur village de Kabarondo, dans l’est du Rwanda, en avril 1994.

A l’issue de deux mois d’un procès qualifié d’ »historique » par les parties devant la cour d’assises de Paris, Octavien Ngenzi, 58 ans, et Tito Barahira, 65 ans, ont été jugés coupables de « crimes contre l’humanité » et « génocide », pour « une pratique massive et systématique d’exécutions sommaires » en application d’un « plan concerté tendant à la destruction » du groupe ethnique tutsi.

C’est la seconde et la plus lourde condamnation en France en relation avec les massacres de 1994 au Rwanda, après celle en 2014 de l’ex-capitaine de l’armée Pascal Simbikangwa à 25 ans de réclusion, pour génocide et complicité de crimes contre l’humanité.

Cette peine correspond aux réquisitions de l’avocat général Philippe Courroye, qui avait désigné les deux hommes, qui se sont succédé à la tête de Kabarondo, comme des rouages essentiels du génocide dans leur commune, autant des « superviseurs » que des « bourreaux à l’œuvre ». Des « valets des planificateurs du génocide » qui ont « manqué leur rendez-vous avec l’humanité, avec le pardon » en niant jusqu’au bout.

Grève générale au Zimbabwe, sur fond de ras-le-bol contre Mugabe

La police zimbabwéenne a dispersé mercredi, avec des tirs de semonce et des gaz lacrymogènes, des manifestants qui observaient une grève générale pour protester contre la crise économique, un mouvement de défiance inhabituel contre le président Robert Mugabe.

Cette grève, qui s’inscrit dans une série de récentes manifestations, est une première au Zimbabwe depuis 1998, quand des protestations contre le prix du pain avaient dégénéré.

Dans des banlieues d’Harare mercredi, des manifestants ont brûlé des pneus et bloqué des rues. A l’inverse, dans le centre-ville, habituellement grouillant de monde, la circulation était fluide, et les élèves ont dû rentrer chez eux, faute d’enseignants.

« Je ne peux pas aller travailler si le reste du pays ne travaille pas », a expliqué Sybert Marumo, un électricien. « La vie est dure et nous devons montrer au gouvernement qu’on a atteint la limite », a-t-il confié.

A Bulawayo (sud), deuxième ville du pays et bastion de l’opposition, les magasins, les banques et même les tribunaux étaient fermés, tandis que les transports en commun étaient paralysés.

La police a eu recours aux gaz lacrymogènes contre de petits groupes de personnes.

© OEIL D’AFRIQUE

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