« L’actualité africaine en 5 titres » du 03 août 2016

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le Président de la République du Gabon Ali BONGO

Le Président de la République du Gabon Ali BONGO

RDC: l’UE réclame « rapidement le dialogue »

La délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo (RDC) a exhorté mardi le pouvoir et l’opposition à ouvrir rapidement un « dialogue national » en vue d’élections apaisées.

L’Union européenne « exhorte le gouvernement congolais, ainsi que toutes les autres parties concernées, à créer les conditions nécessaires pour le démarrage d’un dialogue inclusif le plus rapidement possible ».

La majorité a souhaité des discussions avec les autres acteurs politiques lors de son meeting tenu vendredi à Kinshasa, soutenant le facilitateur désigné par l’Union africaine, Edem Kodjo.

Dimanche, lors d’un meeting dans la capitale congolaise, l’opposant historique Étienne Tshisekedi, président du « Rassemblement », une coalition d’opposition créée en juin à Bruxelles, a accepté le principe du « dialogue national », mais a réitéré sa récusation de M. Kodjo.

Le « Rassemblement » l’accuse de faire le jeu de M. Kabila à qui la Constitution interdit de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat, le 20 décembre 2016.

Une délégation d’opposants s’était rendue la semaine dernière au siège de l’Union Africaine pour solliciter le remplacement de M. Kodjo.

« Récuser le facilitateur à ce stade est un faux-fuyant », a déclaré Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), au pouvoir.

Delta du Niger : des allocations pour les ex-rebelles

Le gouvernement nigérian a repris le paiement des allocations mensuelles dues à d’anciens rebelles du Delta du Niger, dans le but de mettre fin attaques contre les installations pétrolières.

Les paiements avaient été suspendus en février dernier, ce qui avait amené des rebelles de cette région du sud du pays à intensifier les attaques sur les équipements des sociétés pétrolières.

En vertu d’un accord signé en 2009, les ex-rebelles s’étaient engagés à mettre fin au sabotage des pipelines, en échange d’une allocation mensuelle. Un nouveau groupe rebelle, les Vengeurs du Delta du Niger, qui n’était pas concerné par l’accord de 2009, a revendiqué une bonne partie des récentes attaques sur les installations pétrolières.

Selon le ministre nigérian des Ressources pétrolières, la production de brut est passée de 2,2 millions de barils par jour à 1,4 million de barils par jour. Il s’agit du plus bas niveau de la production pétrolière nigériane depuis les années 1990.

La région du Delta du Niger, dans le sud Nigeria, concentre l’essentiel de la production de pétrole, qui représente 70 % des revenus de l’Etat.

L’UE soutient la lutte contre Boko Haram

L’Union européenne (UE) promet d’apporter un financement de 55 millions de dollars à la force régionale chargée de lutter contre Boko Haram, au Nigeria.

« Nous félicitons les pays de la région pour les progrès réalisés au cours des derniers mois dans le but d’assurer une réponse régionale coordonnée à cette force », écrivent l’UE et l’Union africaine dans un communiqué conjoint.

« L’accord que nous avons signé aujourd’hui (lundi) permettra de renforcer la coordination régionale de la riposte » contre le groupe djihadiste, affirment les deux parties. Elles promettent de fournir « des moyens de transport et de communication au siège de la force » multinationale, qui se trouve à Ndjamena, au Tchad.

Boko Haram, qui est basé dans le nord-est du Nigeria, mène depuis 2009 des attaques meurtrières dans ce pays, mais aussi au Cameroun, au Niger et au Tchad. Ces quatre pays ont mis en place une force chargée de combattre le groupe djihadiste, qui déclare avoir fait allégeance à l’Etat islamique, une organisation djihadiste active dans plusieurs pays du Moyen-Orient et en Libye.

Le Burundi s’oppose à l’arrivée de policiers de l’ONU

Le Burundi a officiellement réagi mardi soir à l’adoption, la semaine dernière, par le Conseil de sécurité de l’ONU, d’une résolution autorisant le déploiement progressif de 228 policiers de l’ONU sur son territoire. Ces derniers auraient eu pour mandat de tenter de ramener le calme et de faire respecter les droits de l’homme dans le pays. Mais, sans surprise, le refus de Bujumbura est catégorique.

Le Burundi, qui s’étonne du fait que la résolution ait été adoptée dans la « précipitation » et sans son accord, refuse en bloc et en détail d’accueillir dans ces conditions les policiers de l’ONU.

Dans un texte en 18 points publié mardi soir, le gouvernement argumente. Puisqu’on s’est passé de son consentement, les règles de l’ONU n’ont pas été respectées. Côté sécurité, ses forces armées « maîtrisent parfaitement la situation ». « Le déploiement d’une force étrangère, affirme donc le texte, ne vise qu’à préparer la base arrière des éléments terroristes actuellement mis en déroute ».

Le Burundi en profite pour accuser les deux pays qu’il voit comme ses adversaires du moment. D’abord, le Rwanda, d’où, dit-il, sont lancées « les entreprises déstabilisatrices de groupes terroristes ». Ensuite, la France, à l’origine de la résolution de l’ONU, se trouve renvoyée à son expérience controversée au Rwanda en 1994. « Il est hors de question, déclare le gouvernement, que le Burundi accepte de payer les frais de la réconciliation entre ces deux pays par le sacrifice de sa population ».

Gabon/élection: un opposant demande qu’Ali Bongo se soumette à un test ADN

Un opposant gabonais et candidat à l’élection présidentielle du 27 août au Gabon a demandé au président Ali Bongo Ondimba, candidat à sa propre succession, de se soumettre à un test ADN afin de « clore le débat » sur sa filiation.

« Nous faisons face à un candidat qui n’a pas le droit d’être candidat, nous assistons à un passage en force et au viol de notre Constitution », a affirmé Léon-Paul Ngoulakia, cousin germain du président Bongo et qui a été jusqu’en 2015 l’un de ses proches collaborateurs.

« Ali Bongo a produit au moins quatre actes de naissance, tous apparemment falsifiés. Comment se fait il qu’aucune de nos institutions n’est capable de prouver sa nationalité et sa filiation? », s’est interrogé M. Ngoulakia, de passage à Paris.

« Pourquoi ne se soumet-il simplement pas à un test ADN pour mettre un terme à tout ce débat? », a-t-il demandé. « Nous allons de procès en procès, d’acte de naissance en acte de naissance. Le peuple gabonais est fatigué de cette histoire et aspire à d’autres débats plus essentiels à l’avenir du pays ».

Quatorze candidats, dont le chef de l’Etat sortant et plusieurs caciques du régime passés à l’opposition, sont en lice pour la présidentielle du 27 août.

A 57 ans, le président Ali Bongo, arrivé au pouvoir en 2009 à la mort de son père Omar Bongo, est accusé d’inéligibilité par ses détracteurs qui affirment qu’il est un enfant nigérian adopté et l’accusent d’avoir falsifié son état-civil. 

© OEIL D’AFRIQUE

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