« L’actualité africaine en 5 titres » du 10 août 2016

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Centrafrique: le fils Bozizé remis en liberté provisoire

Le fils de l’ex-président centrafricain François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, arrêté vendredi à Bangui, a été entendu mardi par un juge d’instruction avant d’être remis en liberté provisoire, a-t-on appris auprès de son avocat.

Bozizé s’est vu notifier les charges pesant contre lui, son audition durant environ une heure, a affirmé Me Jean-Louis Opalagna.

« Nous avons plaidé pour une liberté (provisoire) afin de nous entretenir avec notre client, ce qui nous été accordé. Toutefois, il a nettement été signifié à Jean-Francis Bozizé l’interdiction formelle de quitter le territoire », a ajouté l’avocat.

Jean-Francis Bozizé, qui fut ministre de la Défense de son père jusqu’à fin 2012, s’est présenté de lui-même vendredi à la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) et s’est « rendu volontairement », avait indiqué vendredi le ministre de la Justice Flavien Mbata.

La Minusca, « nantie d’une copie du mandat d’arrêt international délivré à son encontre » en mai 2014, « l’a arrêté et remis aux autorités centrafricaines », le ministre.

Il lui est reproché des détournements de deniers publics lorsqu’il était aux affaires, mais aussi son rôle dans les exactions – tortures, complicité d’assassinat, etc. – commises par les milices chrétiennes anti-balaka réputées proches de son père durant la crise qu’a traversé le pays ces trois dernières années.

 

Tchad: le Premier ministre reconduit après l’investiture de Deby

Le Premier ministre tchadien, Pahimi Padacké Albert, a été reconduit dans ses fonctions après l’investiture pour un cinquième mandat du chef de l’Etat Idriss Deby Itno, selon un décret présidentiel publié lundi soir.

Quelques heures après la prestation de serment du chef de l’Etat en présence d’une quinzaine de chefs d’Etats africains, M. Padacké Albert avait présenté la démission de son gouvernement, comme le veut la Constitution tchadienne.

En poste depuis février 2016, le président du Rassemblement national des Démocrates tchadiens (RNDT-le réveil), parti politique allié au Mouvement patriotique du Salut (MPS, au pouvoir), a donc été reconduit. Candidat à l’élection présidentielle de 2011, où il était arrivé en deuxième position, Pahimi Padacké Albert avait décidé en février de soutenir la candidature du président Deby à la présidentielle du 10 avril. Il avait été nommé à la tête du gouvernement quelques jours plus tard.

Au Tchad, la durée en poste d’un Premier ministre varie entre un et deux ans. L’opposition qualifie de « hold-up électoral » la réélection de M. Deby au premier tour avec près de 60% des voix, loin devant son premier poursuivant, Saleh Kebzabo (12,77%).

Nigéria: l’ancien président, Goodluck Jonathan, accusé de financer les rebelles du Delta du Niger

Depuis février, un nouveau groupe de rebelles, les Vengeurs du delta du Niger (NDA), s’attaque aux groupes pétroliers -Shell, Chevron, Total, Eni. Les attaques ont entraîné une forte réduction d’exportation de brut, déjà frappé par la chute des cours du pétrole, qui contribue à 70% des revenus de l’Etat.  Ce qui fait polémique, c’est la publication d’une liste sur laquelle, figure le nom de l’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, comme faisait partie des principaux bailleurs du groupe rebelle.

C’est dans un communiqué que le groupe mentionne le nom du prédécesseur de Muhammadu Buhari au pouvoir. Les Vengeurs du delta du Niger indiquent que Goodluck Jonathan fait partie de ses principaux bailleurs. Ils ajoutent que l’ex-président nigérian serait derrière les attentats commis récemment et qui ont privé le pays d’une bonne partie de sa production pétrolière.

L’ancien président a aussitôt réagi aux accusations. Son porte-parole est monté au créneau pour affirmer des gens veulent la mort de Goodluck Jonathan. Malgré ce démenti, la polémique continue. Des personnalités indiquent qu’il n’est pas impossible d’assimiler les démarches de Jonathan pour calmer les rebelles du MEND qui n’ont presque pas attaqué les installations pétrolifères de la région au cours de son mandat à la tête du pays.

Certaines informations avancent que le président Goodluck Jonathan est impliqué dans une vaste affaire de corruption concernant le détournement de 15 milliards de dollars destinés à la lutte contre Boko Haram.

RDC: l’ONU invite les acteurs politiques à trouver un consensus sur le processus électoral

L’ONU a invité les responsables politiques congolais au consensus sur le processus électoral en République démocratique du Congo, mardi à Kinshasa, à quatre mois de l’échéance du mandat du président Kabila.

« Au delà des questions techniques et logistiques, il faudrait que les acteurs politiques congolais de la majorité et de l’opposition puissent s’entendre pour s’écouter, discuter et trouver un consensus sur la façon dont ils veulent conduire le processus électoral au Congo et communiquer cette information à leurs partenaires », a déclaré à la presse le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC, Mamadou Diallo.

Diallo réagissait à une demande formulée la veille par une coalition d’ONG congolaises appelant la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à « retirer son soutien » à la commission chargée d’organiser l’élection présidentielle, dont la tenue avant la fin de l’année est devenue improbable.

Un consensus politique permettra à l’ONU de déterminer « le niveau, le rythme et la séquence » de son accompagnement au processus électoral, a dit M. Diallo, ajoutant que son organisation avait « un rôle d’accompagnement et de soutien mais pas de substitution aux institutions congolaises ».

En RDC, le climat politique se crispe chaque jour davantage, à mesure qu’approche la fin du mandat de Joseph Kabila, fixée au 20 décembre, à qui la Constitution interdit de se représenter.

Ida Sawyer, chercheuse pour HRW, déclarée « persona non grata » en RDC

Les autorités congolaises ont refusé mardi de renouveler le visa d’une chercheuse pour l’organisation américaine Human Rights Watch (HRW) en République démocratique du Congo (RDC), sans en donner la raison.

« La DGM (Direction générale des migrations) n’a pas souhaité renouveler le visa » d’Ida Sawyer, « c’est tout », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

Mende n’a pas voulu donner la raison de cette décision: « Certains gouvernements ne se justifient jamais » lorsqu’ils refusent d’accorder un visa à un Congolais, « nous ne nous justifierons pas. C’est le principe de réciprocité entre États ».

Mme Saywer doit quitter Kinshasa mardi soir. Chercheuse Senior pour HRW, elle est basée en RDC depuis janvier 2008, d’abord à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu (est) et depuis 2011 à Kinshasa.

Elle a mené des recherches à travers la RDC et dans les États voisins où sévit l’Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord’s Resistance Army), une sanglante rébellion ougandaise. Ses enquêtes sont à la base de nombreux rapports de HRW, écrit l’organisation américaine sur son site.

© OEIL D’AFRIQUE

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