« L’actualité africaine en 5 titres » du 10 juin 2016

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L'actualité africaine du jour par Oeil d'Afrique

CAN 2017: la suspension d’un congrès électif de la fédération béninoise compromet les Écureuils

Le tribunal de première instance de Porto-Novo a ordonné au Comité de normalisation de la Fédération béninoise de football (Fébéfoot) de suspendre la tenue du congrès électif de l’organisation prévu le 10 juin, une décision judiciaire qui pourrait avoir des conséquences sur la participation des Écureuils à la CAN 2017 d’autant plus que la Fifa exige cette élection avant le 11 juin 2016.

Cette décision prise à la demande de 20 clubs locaux, va à l’encontre des recommandations de la Fédération internationale de football (Fifa) qui réclamait l’élection d’un nouveau président à la Fébéfoot avant le 11 juin.

Dans ces conditions, la Fifa devrait suspendre à nouveau le football béninois et conduire ainsi à la disqualification de l’équipe nationale du Bénin, engagée en éliminatoires de la CAN 2017.

Les Ecureuils avaient obtenu un sursis d’une semaine pour disputer leur match face à la Guinée équatoriale, repoussé du 5 au 12 juin.

Congo: le gouvernement réclame l’accélération de la procédure judiciaire contre le général Mokoko

Le ministre congolais de la Justice a demandé jeudi au procureur de la République d’accélérer la procédure engagée contre le général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars, mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 visant à chasser le président Denis Sassou Nguesso du pouvoir.

Monsieur le procureur de la République [André Ngakala Oko, ndlr], il faut activer la procédure judiciaire qui avait été déjà ouverte contre le général Mokoko Jean-Marie Michel, a déclaré Pierre Mabiala, ministre de la Justice, lors d’une conférence de presse.

Je vous le demande parce que les procédures judiciaires pénales ne doivent pas être rangées dans les tiroirs de la justice, a-t-il insisté sans donner d’autres explications.

C’est une demande politique au regard de l’envergure politique du général Mokoko, a déclaré à l’AFP Me Yvon Ibouanga, avocat du général, ajoutant qu’il n’y a rien qui puisse justifier cette requête.

Le 19 mars, le général avait refusé de répondre à la convocation de la justice.

Ancien chef d’Etat-major des armées du Congo de 1987 à 1993, passé par l’École supérieure militaire (ESM) de Saint-Cyr en France, le général Mokoko a été jusqu’à début février représentant spécial de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) en Centrafrique.

Il a démissionné début février de son poste de conseiller du président Sassou Nguesso chargé des questions de paix et de sécurité, qu’il occupait depuis 2005, pour se porter candidat à la présidentielle du 20 mars, où il a recueilli moins de 14% de voix.

Le scrutin a été remporté par le président Sassou Nguesso, avec plus de 60% de suffrages, Des résultats officiels qualifiés de forfaiture par cinq opposants dont le général Mokoko.

L’officier est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 le montrant discuter d’un plan visant à chasser M. Sassou Nguesso du pouvoir avec un homme dont on ne voit pas le visage et se présentant comme appartenant au service de renseignement extérieur de la France (la DGSE).

A la veille de la présidentielle, M. Mokoko a été entendu plus d’une fois dans cette affaire par la police.

Depuis la réélection contestée de M. Sassou Nguesso (qui cumule plus de 32 ans au pouvoir), le général Mokoko vit en résidence surveillée dans sa maison du centre-ville de Brazzaville.

Maroc: Usage obligatoire des téléprocédures fiscales par toutes les entreprises dès janvier 2017

Les entreprises doivent déposer, à compter du 1er janvier 2017 par procédé électronique, les télédéclarations et effectuer les télépaiements prévus en matière d’impôt sur les sociétés (IS), d’impôt sur le revenu (IR) et de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) auprès de la Direction Générale des Impôts (DGI).

Toutes les entreprises, qu’elles soient personnes physiques ou morales, doivent effectuer cette procédure par le biais des téléservices SIMPL-IS, SIMPL-TVA et SIMPL-IR.

Le « retrait total » des soldats onusiens en côte d’Ivoire prévu le 30 avril 2017

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution annonçant le « retrait total » des Casques bleus en Côte d’Ivoire, le 30 avril 2017, deux mois avant la fin du mandat de sa mission dans le pays.

La composante militaire dont l’effectif maximal était de 9.792 hommes en 2012 sera ramené à 2.000 Casques bleus au 31 août 2016, jusqu’au « retrait total » de cette composante d’ici au 30 avril 2017.

La police de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) avec un effectif de 1.500 éléments devrait être réduite progressivement à 250 éléments d’ici à décembre 2016 jusqu’au retrait total de cette composante d’ici au 30 avril 2017.

La mission onusienne a entamé un processus graduel de réduction de sa présence militaire, de police et civile à travers le pays depuis 2013. La réduction du personnel civile a quant à elle débuté en 2014 avec la fermeture de plusieurs bureaux de terrains (Abengourou, Aboisso, Tabou, Taï et Odienné).

Cette réduction devrait en outre se poursuivre avec la cessation des activités opérationnelles des bureaux de Bondoukou (est), Guiglo (ouest), Korhogo (nord) et de Yamoussoukro (centre) à la fin du mois de juin 2016.

Plusieurs sections de la mission telles que la protection de l’enfance, le genre et l’État de droit ont été définitivement fermées entre 2013 et 2014.  

Le processus de désengagement progressif des militaires, des fonctionnaires de police, ainsi que des membres du personnel civil de l’ONUCI continuera jusqu’au 30 avril 2017, date à laquelle, l’ONUCI cessera toutes ses activités opérationnelles.

Les mois de mai et de juin 2017 seront consacrés aux derniers règlements administratifs et comptables de la mission.

En Ethiopie, 88 enfants kidnappés retrouvent leurs familles

Quatre-vingt-huit enfants enlevés le 15 avril dernier en Ethiopie par des hommes armés venus du Soudan du Sud ont été rendus à leurs familles dans la région frontalière de Gambella (sud-ouest), a-t-on appris jeudi auprès du Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef).

« La majorité des enfants ont entre 3 et 5 ans. Beaucoup sont traumatisés, hagards (…) Ils ont vu des gens se faire tuer. La peur se lit sur leurs visages », a expliqué à l’AFP Sacha Westerbeek, travaillant pour Unicef Ethiopie et de retour de Gambella.

Cinq des enfants secourus, d’ethnie nuer, souffrent de malnutrition, dont un bébé de six mois arraché au sein maternel et nourri au lait de vache. Les enfants étaient intégrés dans des communautés murle et recevaient du lait et du sang de vache, la base de l’alimentation murle. Certains ont indiqué avoir reçu des noms murle. Les négociations se poursuivent pour faire libérer 58 autres enfants toujours captifs.

Les enlèvements d’enfants sont relativement fréquents dans cette région du Soudan du Sud où les tribus les élèvent ensuite comme faisant partie des leurs.

Mais le raid du 15 avril était d’une ampleur sans précédent et a provoqué la colère de l’Ethiopie dont l’armée est entrée sur le territoire sud-soudanais à la poursuite des assaillants.

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