« L’actualité africaine en 5 titres » du 11 juin 2016

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L'actualité africaine du jour par Oeil d'Afrique

RDC : la Majorité Présidentielle rejette les conclusions du conclave de l’opposition

Au lendemain de la clôture du conclave organisé à Bruxelles par l’opposition assortie d’une série des résolutions, la Majorité Présidentielle n’a pas tardé à réagir. Et sans surprise, elle s’est mise à contre sens des décisions de l’initiative ainsi que des décisions de l’opposition.

Dans un communiqué officiel signé par le secrétaire général de la plateforme Aubin Minaku et publié ce vendredi, la MP annonce qu’elle rejette toutes les résolutions adoptées par ce conclave comme constitutives d’une tentative de coup d’Etat.

Dans la suite, la MP s’inscrit dans sa démarche immuable de la tenue du dialogue convoqué depuis plusieurs mois maintenant. Elle appelle le facilitateur du forum à poursuivre sa mission. « La MP invite le facilitateur à poursuivre sans désemparer l’action entreprise en vue de la mise en place effective du comité préparatoire et de l’ouverture du Dialogue proprement dit avec les filles et fils de toutes les composantes disposées à trouver des solutions aux problèmes majeurs qui minent notre processus électoral. » précise le communiqué.

Plutôt insurrection que conclave ?

Insurrection, c’est le mot utilisé dans ce communiqué pour qualifier ce rassemblement de l’opposition. Une occasion pour la majorité d’appeler à faire ombrage à un mouvement qu’elle condamne. « La MP dénonce et fustige toute approche insurrectionnelle tendant au renversement des institutions démocratiquement élues en violation des dispositions pertinentes de la Constitution comme attentatoire à la démocratie. »Précise le document qui appelle à la même occasion la population à se lever comme un seul homme pour faire échec au coup d’Etat institutionnel en gestation.

Nigeria: l’amende du géant sud-africain de la téléphonie MTN divisée par trois

L’amende sera finalement moins importante que prévu. Le géant sud-africain des télécommunications MTN a annoncé vendredi son accord pour payer 1,7 milliard de dollars sur trois ans au Nigeria. MTN n’avait pas désactivé à temps des cartes SIM anonymes.

C’est l’épilogue d’une crise qui aura failli mettre à genoux le géant sud-africain de la téléphonie mobile. MTN ne paiera finalement que le tiers de l’amende initiale. 

De 5,2 milliards de dollars réclamés, l’Autorité des communications du Nigeria avait déjà réduit la pénalité à 3,9 milliards de dollars, mais c’était encore trop pour le principal opérateur de télécommunications en Afrique et au Nigeria.

A l’origine, MTN n’avait pas désactivé à temps, en août dernier, les cartes SIM des propriétaires non identifiés, une mesure prise pour lutter contre le groupe terroriste Boko Haram. L’opérateur sud-africain était reparti pour des mois de négociations avec l’Autorité de régulation des communications au Nigeria.

Les dirigeants politiques des deux géants économiques du continent ont officiellement laissé l’opérateur de téléphonie face au régulateur nigérian pour trouver un consensus. Une affaire qui est tombée en pleine dégringolade des cours du pétrole.

La négligence de MTN permettait ainsi à l’Etat fédéral de renflouer ses caisses tout en affirmant sa rigueur face à un investisseur de premier plan. Tout le monde en sort finalement gagnant. Le paiement en 3 ans d’une amende considérablement réduite permet à MTN de continuer à investir au Nigeria, son premier marché en Afrique.

Gabon: deux journalistes condamnés à la prison pour « outrage » au président Ali Bongo

Deux journalistes gabonais ont été condamnés à la prison pour « outrage » au président Ali Bongo Ondimba à la suite de la diffusion d’une Une satirique reprochant au chef de l’Etat la défaite du pays au championnat africain de football.

Jérémie Akame et Hermeland Loubah, journaliste et directeur de publication à l’Aube, un hebdomadaire indépendant proche de l’opposition, ont été condamnés à des peines respectives de 12 mois d’emprisonnement dont six ferme avec une amende de 500.000 FCFA (760 euros), et 12 mois dont deux ferme avec un million de FCFA d’amende, a déclaré à l’AFP leur rédacteur en chef, Orca Boudiandza.

Le directeur de la publication et le journaliste avaient été condamnés (en première instance, ndlr) à des peines d’emprisonnement avec sursis, plus des amendes (…) et la Cour d’appel a confirmé les mêmes peines que le tribunal, sans plus, c’est-à-dire un an de prison avec sursis pour les deux journalistes, a affirmé à l’AFP M. Moundounga.

Plus tôt dans la journée, la rédaction de l’Aube, journal indépendant proche de l’opposition, avait indiqué que deux de ses journalistes avaient écopé jeudi de prison ferme pour outrage au président Ali Bongo Ondimba à la suite de la diffusion d’une Une satirique reprochant au chef de l’Etat la défaite du pays au championnat africain de football.

Selon son rédacteur en chef, Orca Boudiandza Mouele, qui s’appuyait notamment sur un document présenté comme la décision officielle de la Cour, Jérémie Akame, journaliste, et Hermeland Loubah, directeur de publication, ont été condamnés à 12 mois d’emprisonnement dont six ferme avec une amende de 500.000 FCFA (760 euros), et 12 mois dont deux ferme avec un million de FCFA d’amende.

Plusieurs médias gabonais ont également annoncé vendredi la condamnation des journalistes à de la prison ferme.  

A l’origine de cette condamnation, le titre à la Une de l’édition du 20 février 2015 de l’Aube Les panthères éliminées, Ali Bongo porte malheur, à la suite d’un match de football opposant le Gabon à la Guinée Equatoriale lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Le Gabon, qui avait perdu, s’était vu éliminer dès le 1er tour de la compétition.

L’hebdomadaire, qui se veut satirique, avait accompagné l’article d’une caricature représentant le président errant dans un marché, vêtu en haillons jusqu’au torse, lui donnant l’apparence d’un féticheur traditionnel, comme l’a rappelé vendredi le principal quotidien national l’Union.

Burkina: Le CDP, ex-parti au pouvoir dénonce l’ « interdiction de voyager » de deux de ses responsables

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ex-parti au pouvoir au Burkina Faso, a dénoncé vendredi l’ «l’interdiction de voyager » de deux de ses membres, après avoir embarqué dans un vol pour la Côte d’Ivoire, souhaitant « connaître les griefs », dans un communiqué. 

Le samedi 04 juin 2016, MM. « Achille Marie Joseph Tapsoba et Théodore Zambendé Sawadogo, citoyens burkinabè, et respectivement président par intérim et secrétaire chargé de la trésorerie et du patrimoine du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) », qui voulaient se rendre en Côte d’Ivoire, ont été empêchés, selon le CDP.

« C’est à bord de l’aéronef qu’ils ont été priés de descendre et de prendre attache avec le chef d’escale » après avoir acquis leur titre de transport et « accompli toutes les formalités requises en matière de voyages internationaux », a déploré le parti de l’ex-président déchu, Blaise Compaoré.

Ces deux cadres du CDP ont été « interdits de voyager sur ordre de la hiérarchie sans autres motifs », selon la formation politique, qui estime que « ce n’était ni légal, ni légitime encore moins nécessaire ».

Il s’agit « purement et simplement d’une violation flagrante de la liberté individuelle des citoyens » car « en les ayant laissé embarquer pour ensuite aller les chercher dans l’avion, cela dénote, à suffisance, d’une volonté d’humilier », poursuit le communiqué.

« Cette manière cavalière est encore une preuve éloquente du choix des autorités politiques nationales de bâillonner tout esprit de liberté », a martelé le CDP, qui prend à témoins le peuple burkinabè et l’opinion internationale sur « la liberté d’aller et de venir (qui) est désormais refusée aux opposants ».

« Notre parti dénonce avec la dernière énergie cet acharnement contre ses militants et dirigeants et invite le peuple burkinabè à rester vigilant et à défendre ses droits, sa liberté pour une société paisible où règne l’harmonie entre les populations », conclut le texte.

Le CDP, parti de l’ancien président Blaise Compaoré, tente de se remettre en selle, après le départ de son mentor, qui a quitté le pouvoir sous la pression de la rue, en octobre 2014. 

Afrique du Sud: Zuma se bat contre une décision de justice

En Afrique du Sud, le président Jacob Zuma se bat contre une décision de justice de réinstaurer près de 800 chefs d’inculpation contre lui. Des charges pour corruption, fraude et racket liées à un contrat d’armement qui ont été abandonnées il y a 7 ans, juste avant que Jacob Zuma ne devienne président. La justice veut désormais réinstaurer ces charges, mais vendredi 10 juin les avocats du chef de l’Etat ont présenté leurs arguments pour faire appel de cette décision.

Pour les avocats du chef de l’Etat, la décision de réinstaurer 783 chefs d’inculpation pour corruption est politique. Ce n’est pas à la Haute Cour de Pretoria de prendre une telle décision. En effet, il y a deux mois, celle-ci a jugé irrationnelle la décision il y a 7 ans d’abandonner ces charges pour vice de procédure et a ordonné qu’elles soient revues.

Le parquet a également décidé de faire appel. Pour Hilton Epstein, avocat du procureur général, la Haute Cour de Pretoria est allée trop loin : « Une fois les chefs d’inculpation retirés, ils ont été rayés du registre. Et le verdict de la Haute Cour de Pretoria ne veut pas dire que ces charges sont automatiquement rétablies. Nous ne sommes pas d’accord avec cette analyse. Nous estimons que la Cour est allée trop loin quand elle a dit que Jacob Zuma doit être inculpé. »

Le principal parti d’opposition qui a porté l’affaire en justice est confiant. Pour Mmusi Maimane, leader de l’Alliance démocratique, après 7 ans de procédure judiciaire, ils vont obtenir gain de cause. « La justice nous a rendu raison à plusieurs reprises, explique-t-il. Et nous sommes convaincus que nous avons un dossier solide. Nos avocats ont des arguments irréfutables. Et nous sommes confiants que nous allons obtenir l’inculpation du chef de l’Etat. »

Le juge doit rendre son verdict dans quelques semaines. Si un appel est rejeté, le chef de l’Etat peut toujours saisir la Cour constitutionnelle. 

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