« L’actualité africaine en 5 titres » du 12 juin 2016

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"L’actu africaine en 5 titres"

Les avocats commis d’office de l’ex-président tchadien Habré font appel

Les avocats commis d’office pour défendre l’ex-président tchadien Hissène Habré devant un tribunal spécial africain à Dakar ont fait appel de sa condamnation à perpétuité pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

L’accusé, qui récuse la juridiction devant laquelle il a refusé de se défendre ou de s’exprimer, n’a pas été consulté, mais cela n’empêchera pas la tenue d’un procès en appel, ont assuré à l’AFP un des avocats commis d’office, Me Mbaye Sène, et le porte-parole du tribunal, Marcel Mendy.

« Nous avons formalisé l’appel hier (vendredi)« , alors que le délai arrivait à échéance 15 jours après le verdict prononcé le 30 mai, a précisé Me Sène.

« Une décision défavorable a été rendue, il était de notre devoir d’interjeter appel », a-t-il affirmé, interrogé sur l’éventuel consentement de l’accusé à cette démarche.

« Nous n’avons pas essayé de le contacter », a-t-il ajouté.

Le porte-parole des Chambres africaines extraordinaires (CAE), créées en vertu d’un accord entre le Sénégal et l’Union africaine (UA) pour juger le président tchadien déchu, a confirmé l’information, indiquant que le procès en appel devrait se conclure en avril 2017.

« Il faut attendre que la Chambre actuelle finisse de traiter la question des intérêts civils (pour une éventuelle indemnisation des victimes, NDLR)« , a expliqué Marcel Mendy.

« La décision est attendue le 31 juillet 2016, donc c’est après cette décision-là que les juges qui vont siéger dans la Chambre d’appel seront désignés », a-t-il précisé.

Ils disposeront pour statuer de « sept mois à compter de leur installation officielle » en septembre ou octobre, donc d’ici avril 2017, a poursuivi le porte-parole des CAE.

Au terme de ce procès, le verdict sera définitif. En cas de condamnation, l’ex-président (1982-1990) purgera sa peine au Sénégal ou dans un autre pays de l’UA.

Les avocats choisis par Hissène Habré, qui ont boycotté le procès, conformément à ses instructions, ont annoncé une conférence de presse lundi à Dakar.

Arrêté le 30 juin 2013 au Sénégal où il s’est réfugié en décembre 1990 après avoir été renversé par un de ses anciens collaborateurs, l’actuel président Idriss Deby Itno, Hissène Habré a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.

Ce procès est le premier au monde dans lequel un ancien chef d’État est traduit devant une juridiction d’un autre pays pour violations des droits de l’Homme. Une commission d’enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous le régime Habré à 40.000 morts.

Guinée-Bissau: les ministres réfractaires ont quitté le palais du gouvernement

Instantané saisi à Dakar pendant le 49e sommet de la Cédéao, le 4 juin 2016: l’organisation régionale était médiateur dans la crise bissau-guinéenne.

Les membres du gouvernement limogé en mai en Guinée-Bissau ont libéré jeudi 6 juin, sans heurts, les bureaux qu’ils refusaient de quitter depuis une dizaine de jours pour protester contre la nomination d’un nouveau Premier ministre.

Ces ex-ministres étaient conduits par Carlos Correia, démis le 12 mai de ses fonctions de Premier ministre par le président José Mario Vaz, qui l’a remplacé le 26 mai par Baciro Dja. Ce dernier a formé son gouvernement le 2 juin, mais les bureaux restaient occupés par les membres du gouvernement déchu qui proteste cette nomination.

Tout s’est finalement bien passé : les ex-membres du gouvernement déchu ont accepté de quitter pacifiquement le Palais du gouvernement. Ce dénouement sans heurts a été obtenu grâce à une médiation menée jusqu’à mercredi soir par les chefs religieux, la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest – Cédéao – l’Union africaine et l’ONU.

Pour le représentant de l’Union africaine, Ovidio Pequeno, c’est un pas qui vient d’être franchi. Il faut poursuivre le dialogue avec toutes les parties et faire en sorte que la frustration des uns ne se traduise pas par la violence.

Un dégel de la situation politique, certes, mais pas la fin de la crise car le PAIGC continue de réclamer haut et fort son droit de gouverner, comme le veut la Constitution. « Le PAIGC a une voie tracée depuis longtemps. Il ne va pas renoncer aux droits que lui confère la Constitution », a déclaré à RFI Domingos Simões Pereira, le président du PAIGC.

Le Palais du gouvernement reste encore sous surveillance des forces de sécurité dont le dispositif a été allégé. Les sapeurs-pompiers et les femmes de ménage ayant terminé le nettoyage, le travail peut donc reprendre dès aujourd’hui.

Éliminatoires CAN 2017: La FIFA lève la suspension du Bénin  

La FIFA a levé la suspension imposée à la Fédération béninoise de football (FBF), évitant à la sélection des aux Ecureuils de déclarer forfait pour son match décisif contre la Guinée équatoriale en éliminatoires de la CAN 2017.

Le Bénin avait été suspendu en mai après qu’un tribunal local avait empêché la tenue des élections de la fédération de football, devant permettre le renouvellement des instances dirigeantes de la FBF.

« Après la décision du Conseil de la FIFA de lever sous certaines conditions la suspension du Bénin, la Confédération africaine (CAF) a décidé de reporter le match de qualification prévu le 5 juin » a déclaré la CAF dans un communiqué. Le match contre la Guinée équatoriale, initialement prévu dimanche 5 mai, aura finalement lieu le 12 juin.

Selon le règlement de la FIFA, il est interdit, au sein d’un État, les instances politiques ou judiciaires s’insèrent dans les affaires de la fédération de football.

Cette décision de la FIFA intervient après la tenue du congrès électif de la FBF le 10 juin, qui a vu l’élection de Anjorin Moucharafou, seul candidat en lice, en dépit de l’interdiction faite par le tribunal de première instance de Porto-Novo.  

Vu de ces développements, la Confédération africaine de football avait accepté de repousser le match de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Bénin à la Guinée équatoriale du 5 juin au 12 juin.

Cette élection a mis un terme définitif à la suspension infligée par la FIFA, permettant ainsi Ecureuils d’affronter la Guinée Equatoriale dimanche en éliminatoires de la CAN 2017.

Un problème subsiste, c’est que plusieurs joueurs pourraient manquer à l’appel.

Offensive contre Boko Haram : Les soldats tchadiens « ne sont pas » encore sur le sol nigérien (officiel)  

Le ministre nigérien de la Défense, Hassoumi Massaoudou, a indiqué que les soldats tchadiens n’étaient pas encore arrivés sur le sol nigérien pour renforcer les forces locales, après l’attaque du groupe islamiste nigérian Boko Haram contre Bosso (sud-est), localité faisant frontière au Nigéria.

M. Massaoudou a démenti que les premiers éléments tchadiens devant être envoyés dans la région pour combattre contre les insurgés nigérians « ne sont pas là », ajoutant : « Je ne sais pas quand ils arriveront mais pour le moment nous surveillons la zone avec nos moyens aériens ».

« Boko Haram ne contrôle pas Bosso. Ils ne peuvent pas. Nos hélicoptères surveillent la zone en permanence et s’ils se mettent à découvert, ils s’exposent aux frappes aériennes », a-t-il dit, avant de rappeler que la ville est « vide » et les populations ont fui la localité.

Mercredi soir, une source sécuritaire nigérienne avait indiqué qu’une trentaine de véhicules tchadiens étaient arrivés à Bosso, où quelque 2.000 hommes devraient faire mouvement vers le théâtre des opérations, ont rapporté plusieurs médias.

«Notre objectif, et nous l’avons partagé avec nos partenaires tchadiens, c’est que nos forces soient de l’autre côté de la frontière’‘, a souligné le ministre nigérien de la Défense, relevant que ce déploiement des militaires des deux pays visent la sécurisation de leurs frontières respectives à partir du nord du Nigeria.

Le groupe Boko Haram a attaqué le 3 juin deux postes de sécurité de la ville de Bosso, où quelque 50.000 personnes ont fui la zone pour trouver refuge dans d’autres localités.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou qui avait sollicité les forces tchadiennes après l’attaque de Bosso, s’est rendu mardi à N’Djamena pour s’entretenir avec son homologue tchadien Idriss Déby, avec en première ligne de la lutte contre les groupes jihadistes en Afrique subsaharienne.   

Libye: les forces anti-EI avancent rapidement à Syrte, reprennent le port

Les forces pro-gouvernementales libyennes ont progressé rapidement dans leur offensive à Syrte contre le groupe Etat islamique (EI) en s’emparant du port et de plusieurs quartiers ces dernières 24 heures malgré la résistance des jihadistes dans leur fief en Libye.

Au lendemain de violents combats de rue, de raids aériens et de tirs à l’artillerie lourde, les violences ont nettement baissé d’intensité samedi entre les forces fidèles au gouvernement d’union nationale (GNA) soutenu par la communauté internationale et les jihadistes qui contrôlent Syrte (centre-nord) depuis juin 2015.

L’offensive pour déloger l’EI de Syrte a été lancée le 12 mai par les forces du GNA, qui, avant de parvenir à cette ville, ont repris sur leur chemin d’autres localités et installations aux mains des jihadistes.

Ces derniers se sont implantés en Libye fin 2014 en profitant du chaos politique et sécuritaire dans le pays après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

« Nos forces ont donné l’assaut au port, l’ont repris et s’y sont installées » tard vendredi après de violents combats, a déclaré à l’AFP Reda Issa, un responsable du bureau d’informations des pro-GNA. Elles se sont aussi emparées de quartiers résidentiels de l’est de la ville, encerclée de toutes parts.

Les pro-GNA ont mis en échec samedi une contre-offensive des jihadistes pour reprendre le port et deux membres des forces du GNA ont péri, selon la page Facebook de l’opération militaire du GNA.

Ces avancées ont été saluées par la France qui a appelé samedi l’ensemble des composantes libyennes à l’unité politique face à l’EI.

Depuis le 12 mai, 137 combattants du GNA ont été tués et 500 blessés, selon une source médicale officielle. La plupart des morts ont été tués par des mines, des engins explosifs improvisés (IED), des snipers et même des bombes cachées dans des cadavres, a dit M. Issa.

D’après lui, les forces pro-gouvernementales encerclent maintenant les jihadistes dans un secteur de 5 km2 entre le centre et le nord de la ville, après avoir bloqué la façade maritime de cette cité côtière située à 450 km à l’est de Tripoli.

Selon le centre des opérations militaires du GNA, 150 frappes ont ciblé des positions de l’EI à Syrte depuis le début de l’offensive.

Il y a en Libye quelque 5.000 jihadistes de l’EI, selon des responsables américains. La grande majorité serait à Syrte.  

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