« L’actualité africaine en 5 titres » du 16 août 2016

[GARD align= »center »]

actualité africaine en 5 titres

Zambie: la réélection de Lungu contestée par son principal opposant

Le président zambien Edgar Lungu a été réélu lundi au premier tour de l’élection présidentielle devant son principal rival Hakainde Hichilema qui va contester les résultats devant la justice, laissant craindre de nouvelles violences après une campagne tendue.

Avec 50,3% des suffrages et 100.000 voix d’avance, le chef du Front patriotique (PF) obtient de justesse la majorité absolue nécessaire pour éviter un second tour, selon les résultats officiels livrés par la Commission électorale.

Bien que battu dans les urnes avec 47,6% le Parti uni pour le développement national (UPND) de M. Hichilema a d’ores et déjà indiqué qu’il allait contester le résultat.

« Nous allons porter cette affaire devant la justice (…) pour contester les résultats de l’élection », a lancé devant la presse Jack Mwiimbu, un cadre de l’UPND, qui assure avoir des « preuves de la manipulation des chiffres » par le parti au pouvoir.

Ces déclarations entretiennent un climat tendu en Zambie après une campagne électorale marquée par des violences entre les supporters du PF et de l’UPND.

Au lendemain du massacre de civils, division et colère en RDC

massacre de plusieurs dizaines de civils dans la nuit de samedi à dimanche à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), attisait lundi la contestation contre le président Joseph Kabila, alimentant un climat politique déjà tendu à quelques mois de la fin de son mandat officiel.

Dimanche, un porte-parole de l’armée a imputé cette tuerie aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés d’être les principaux responsables d’une série de massacres qui ont fait plus de 650 morts dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Kabila était lundi à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, où se tient une réunion de sécurité. Il devait se rendre à Beni ensuite. Le Premier ministre Augustin Matata devait faire de même, accompagné d’une délégation d’officiers militaires.

Selon un nouveau bilan donné lundi par la société civile de Beni, ville de la province du Nord-Kivu, ce sont 51 civils qui ont été « tués à la machette ».

Un bilan contesté par les autorités. Dimanche, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende avait annoncé un bilan officiel de 36 morts. Quelques heures plus tard, le maire de Beni évoquait 42 victimes.

Le Soudan du Sud prêt à discuter avec l’ONU du déploiement d’une force régionale

Le président sud-soudanais a affirmé lundi ne pas être opposé au déploiement de Casques bleus supplémentaires dans son pays tout en réclamant de plus amples discussions, un apparent assouplissement de sa position après l’adoption d’une résolution de l’ONU brandissant la menace d’un embargo sur les armes.

« Nous ne sommes pas opposés à toute aide et nous écoutons volontiers les conseils », a déclaré Salva Kiir devant le parlement à Juba, la capitale. « Mais l’aide requiert le dialogue et ne devrait pas être imposée au risque de devenir une intervention qui compromet notre souveraineté et diminue notre capacité à gouverner efficacement », a-t-il ajouté.

Sous les applaudissements d’une assemblée largement composée de partisans, le président Kiir a prononcé un discours à la tonalité conciliante et aux allures d’adresse à la nation, promettant l’unification de l’armée loyaliste et des ex-rebelles ainsi que la mise en oeuvre d’un processus électoral, des dispositions figurant dans un accord de paix signé en août 2015 mais restées lettre morte jusqu’à présent.

Trois jours plus tôt, le Conseil de sécurité de l’ONU avait autorisé le déploiement de 4.000 Casques bleus supplémentaires pour assurer la sécurité à Juba et dissuader les attaques contre les bases de l’ONU, soit un mandat plus robuste que celui de l’actuelle mission de l’ONU au Soudan du Sud (Minuss), forte de 12.000 soldats.

Afrique du sud : 10 ans de prison pour enlèvement d’un nouveau-né

En Afrique du Sud, un tribunal a condamné une femme de 52 ans à 10 ans de prison pour avoir enlevé un nouveau-né il y a une vingtaine d’années.

Cette sentence termine l’affaire  » Zephany Nurse  » qui a fait la une des médias dans le pays.

L’enfant de trois jours avait été enlevé à sa mère dans une maternité de la ville de Cape Town en 1997. L’accusée dont le nom n’a pas été révélé à la presse pour protéger sa victime, avait ensuite élevé le nouveau-né comme sa propre fille. Il y a un an, des lycéens ont remarqué une forte ressemblance entre Zephany, la victime, qui entrait alors en classe de terminale, et Cassidy Nurse, une nouvelle élève de son établissement scolaire.

Après une plainte déposée par les parents et des tests ADN, l’identité de la victime a été confirmée par la police. Pendant toutes ces années, Zephany Nurse a vécu à quelques kilomètres de sa vraie famille qui dit ne jamais avoir perdu espoir de la retrouver.

Aujourd’hui, âgée de 19 ans, elle est rentrée vivre dans la maison où elle a grandi, avec le mari de celle qui l’avait kidnappée puis élevée et qu’elle considère toujours comme son père, selon les médias sud-africains.

Guinée-Bissau : la Cédéao nomme un représentant

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a désigné le diplomate ivoirien Blaise Diplo comme son représentant résident en Guinée-Bissau. La nomination de M. Diplo survient dans un contexte marqué par le blocage des institutions consécutif à la nomination, fin mai, du Premier ministre Baciro Dja. La mission du diplomate ivoirien s’avère compliquée.

La crise est tellement profonde que depuis trois mois, le gouvernement de M. Dja n’a toujours pas réussi à soumettre son programme de politique générale à l’Assemblée nationale. Le représentant résident de la Cédéao est arrivé à Bissau avec une délégation conduite par le président de la Commission de l’organisation régionale, Marcel Alain de Souza.

Les membres de la délégation vont rencontrer les acteurs de la crise politique bissau-guinéenne, dont le Premier ministre Baciro Dja et le chef de l’Etat José Mário Vaz. Ils vont aussi s’entretenir avec le président de l’Assemblée nationale et Domingos Simões Pereira, le leader du PAIGC, le parti au pouvoir.

C’est la première fois, depuis le début de la crise politique ouverte en 2015, que le président de la Commission de la Cédéao se rend en personne en Guinée-Bissau.

© OEIL D’AFRIQUE

[GARD align= »center »]


Tags assigned to this article:
actualitéafriqueOeildafrique

[fbcomments]

Related Articles

Côte d’ivoire : Alassane Ouattara ne pourra retourner à Abidjan qu’à la mi-mars

[GARD align= »center »] Depuis, le 10 février dernier, on sait tous que le Président ivoirien Alassane Ouattara est malade et a

Centrafrique: la Cémac soutient Michel Djotodia

Pour son premier rendez-vous officiel avec les chefs d’Etat de la région, le Centrafricain Michel Djotodia a réussi à tirer

L’accusation « recommande » une peine de 80 ans de prison contre Charles Taylor

L’accusation « recommande » une peine de 80 ans de prison contre l’ancien président du Liberia Charles Taylor, reconnu coupable le 26

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*