« L’actualité africaine en 5 titres » du 16 septembre 2016

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Ali Bongo, sur la 1re rangée, le 2e en partant de la gauche.

Ali Bongo, sur la 1re rangée, le 2e en partant de la gauche.

Gabon: une enquête en France démonte la polémique sur les origines d’Ali Bongo

En pleine crise électorale, alors que la Cour constitutionnelle gabonaise doit trancher la semaine prochaine sur la question de sa réélection contestée à la présidence de la République, Ali Bongo est au coeur d’une enquête publiée ce jeudi 15 septembre par un quotidien français, le Midi Libre. Ce journal a recueilli des informations selon lesquelles Ali Bongo était en France dans les années 1965-1966.

Ali Bongo aurait séjourné à Alès précisément, dans le sud de la France. « J’ai d’abord retrouvé des camarades de classe de celui qui s’appelait à l’époque Alain Bongo, la famille s’étant convertie [à l’islam] en 1973, et les photos que j’ai retrouvées datent de 1965-1966, explique à RFI Caroline Froelig, la journaliste du Midi Libre qui a réalisé cette enquête. Ses « petits copains » se souviennent très bien de lui. C’était un petit peu particulier pour eux puisqu’il leur expliquait que son papa était vice-président du Gabon. Tous ne le croyaient pas d’ailleurs à l’époque. »

Pour s’assurer de la fiabilité de ces témoignages et de ces photos, la journaliste explique avoir comparé avec des photos officielles. « On reconnait tout à fait le petit garçon », assure-t-elle. Elle ajoute avoir « multiplié les témoignages » et recoupé les informations entre les différentes déclarations.

La thèse de l’opposition mise à mal

Ces informations viennent en tout cas démonter une thèse chère à l’opposition gabonaise, selon laquelle Ali Bongo, fils et successeur à la présidence d’Omar Bongo, serait en fait un enfant nigérian adopté pendant la guerre du Biafra, à la fin des années 1960. Or, la loi gabonaise stipule que seul un Gabonais de naissance peut prétendre à la Présidence. Prouver qu’Ali Bongo était en France avant cette guerre, c’est prouver qu’il n’a pas été adopté pendant ou après.

Burkina : le général Isaac Zida, ex-Premier ministre, poursuivi pour désertion (sources militaires)

Une procédure pour « désertion en temps de paix » contre l’ancien Premier ministre burkinabè de transition, le général Isaac Zida, réfugié au Canada, a été ordonnée par le président Roch Marc Christian Kaboré, a appris l’AFP jeudi de sources militaire.

Le président, également ministre de la Défense, « a transmis une décision à la hiérarchie militaire lui demandant d’engager la procédure contre le général Yacouba Isaac Zida pour désertion en temps de paix et refus d’obéissance », a indiqué à l’AFP un haut responsable au ministère de la Défense, sous couvert d’anonymat. Selon lui, il s’agit d’une « procédure disciplinaire tout à fait normale qui concerne tout militaire en situation d’absence irrégulière à son poste »

Zida est également soupçonné d’avoir été le « chef des opérations » du RSP pendant les manifestations anti-Compaoré de fin octobre 2014 pendant lesquelles une trentaine de personnes ont été tuées et plus de 600 autres blessées par les militaire.

Obama lève les sanctions contre la Côte d’Ivoire

Le président américain Barack Obama a levé, via un décret de la Maison Blanche, les sanctions économiques imposées à la Cote d’Ivoire depuis le 7 février 2006e. Ces sanctions, qui avaient été instaurées sous la mandature du président Georges W. Bush, portaient notamment sur l’embargo sur les armes, le gel d’avoir et de l’interdiction de voyager pour certaines personnalités politiques ivoiriennes qui bloquaient le processus de paix engagé en 2003.

Cette mesure intervient après des « efforts de la Côte d’Ivoire dans le rétablissement de la paix et de la démocratie et le renforcement de ses institutions politiques, administratives et économiques constituent des progrès importants depuis que le président Bush a décrété la situation d’urgence nationale en 2006 ».

Zimbabwe: asphyxié financièrement, le pays va refaire tourner la planche à billets

Le Zimbabwe a décidé jeudi de lancer une nouvelle monnaie qui ne dit pas son nom indexée sur le dollar pour tenter de remédier à son manque criant de liquidités, suscitant aussitôt les craintes d’un retour à l’hyperinflation dans un pays déjà en pleine crise.

Le gouvernement de Harare, dirigé d’une main de fer par Robert Mugabe depuis 1980, a adopté le dollar américain et le rand sud-africain en 2009, après une hausse des prix vertigineuse qui a atteint jusqu’à 500 milliards pour cent et fait perdre toute sa valeur au dollar zimbabwéen.

Mais il se trouve désormais à court de dollars. Nombre de distributeurs d’argent sont hors service et la population contrainte de faire la queue pendant des heures à la banque pour obtenir du liquide, dont les retraits sont strictement limités.

L’Etat peine à verser à temps les salaires de ses agents, qui engloutissent 96,8% de son budget. Il avait annoncé la semaine dernière la suppression de 25.000 postes de fonctionnaires, avant finalement de faire marche arrière.

RDC: Amnesty accuse les autorités de « répression systématique »

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a accusé jeudi les autorités de Kinshasa de mener une politique de « répression systématique » contre les opposants au président congolais Joseph Kabila qui réclament son départ au terme de son mandat en décembre.

« Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont organisé une répression systématique contre les personnes qui s’opposent au fait que le président Joseph Kabila tente de conserver le pouvoir au-delà du nombre maximal de deux mandats que fixe la Constitution », écrit l’ONG dans un communiqué.

Pour Amnesty, « les autorités congolaises se servent des institutions publiques pour empêcher les personnes opposées au maintien au pouvoir du président Kabila de s’organiser et de s’exprimer ». Le gouvernement s’est défendu en faisant valoir de récentes libérations de prisonniers politiques.

« Nous sommes un peu surpris par le contenu de ce rapport parce qu’il est pratiquement en contradiction avec » les remarques du Bureau des droits de l’homme de l’ONU en RDC, qui a salué mercredi « les mesures de décrispation » (libération récente de prisonniers politiques) prises par le pouvoir, a réagi le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

 

© OEIL D’AFRIQUE

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