« L’actualité africaine en 5 titres » du 17 juillet 2016

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Crash Egypt Air : la deuxième boîte noire retrouvée

Le deuxième enregistreur de vol de l’avion Egypt Air qui s’est écrasé en mer Méditerranée le mois dernier a été récupéré, déclarent les enquêteurs égyptiens.

Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre tous les paramètres de vol, a été repêché vendredi, a annoncé la commission d’enquête égyptienne, au lendemain de la découverte de l’enregistreur de voix CVR (Cockpit Voice Recorder), qui concerne les conversations dans le cockpit.

Les deux enregistreurs, appelés « boîtes noires », sont cruciaux pour comprendre pourquoi l’Airbus A320 a chuté le 19 mai, tuant 66 personnes. L’avion avait décollé de Paris vers le Caire lorsqu’il a soudainement disparu des écrans radar, pour des raisons encore indéterminées.

Les boîtes noires ont été repêchées par un navire spécialisé, le John Lethbridge, dans la zone du crash, à environ 290 km au nord de la côte égyptienne, entre la Crête et l’Egypte, selon les enquêteurs.

Le comité d’enquête a révélé qu’un incendie a été signalé à bord de l’Airbus A320 avant qu’il ne sombre dans l’Est de la Méditerranée, avec à son bord 66 personnes.

Zimbabwe : Manifestation de femmes contre Mugabe

Plusieurs centaines de femmes ont manifesté contre le président Robert Mugabe à Bulawayo, dans le sud du Zimbabwe.

Leur manifestation visait à dénoncer le manque de nourriture et les graves difficultés économiques auxquelles elles sont confrontées. C’était à l’appel du principal parti d’opposition du pays, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), que ces femmes ont protesté.

Elles étaient vêtues de rouge, la couleur du MDC et ont défilé dans le quartier d’affaires de Bulawayo en tapant sur des casseroles à l’aide d’ustensiles de cuisine en bois ou en métal, certaines brandissant des pancartes hostiles au président Mugabe.

Ethiopie : nouvelles violences autour du conflit territorial de Wolkait¸ au moins dix morts

En Ethiopie, depuis le début de la semaine, de violentes manifestations agitent la ville de Gondar, dans le nord du pays, autour d’un conflit territorial. Au moins dix personnes ont été tuées dans des affrontements entre la police et des membres de la communauté Ahmara.

Le différend porte sur le district de Wolkait où vivent des Amhara et des Tigréens. Depuis des années, la localité est rattachée à la région du Tigré, ce que contestent certains membres de la communauté Ahmara.

Tout a commencé par une tentative d’arrestations qui dégénère. La police éthiopienne a tenté d’arrêter six membres du « Comité Wolkait », une organisation qui se bat pour que la localité de Wolkait ne soit plus rattachée à la région du Tigré, comme c’est le cas actuellement, mais à celle de l’Amhara. 

Le porte-parole du gouvernement, Getachew Reda, raconte la fusillade et suggère la piste érythréenne.

« La fusillade a éclaté quand les policiers ont tenté d’arrêter les six individus. Quatre ont été arrêtés, mais deux autres ont résisté avec des armes. Cinq policiers sont morts et cinq civils ont été tués par des balles perdues. Nous suspectons ces individus d’être liés à des groupes terroristes, financés, entraînés et parrainés par l’Erythrée. Nous pensons qu’il y a des connexions avec le régime d’Asmara », a déclaré le porte-parole du gouvernement éthiopien, Getachew Reda.

Kinshasa – rivière Ndjili: sept corps repêchés et trois personnes aux arrêts, les ONG exigent une enquête indépendante

Polémique autour des corps repêchés début juillet dans la rivière Ndjili. Il s’agit des cadavres des Kuluna, des membres d’un gang de quartier, a affirmé le procureur général près la cour d’appel de Kinshasa-Matete. Mais les ONG de défense des droits de l’homme qualifient cette version de floue et exigent une enquête indépendante : sept corps repêchés et trois personnes aux arrêts.

Le procureur général Jacques Melimeli évoque une bande de 11 membres. Mais les activistes des droits de l’homme constatent que le magistrat, dans le décompte, n’en a dénombré que dix : sept corps repêchés et trois personnes aux arrêts. Quel est alors le sort de la 11e personne ?

Invité à animer des conférences à Nouakchott, Tariq Ramadan refoulé par la Mauritanie

L’islamologue suisse Tariq Ramadan a annoncé samedi avoir été refoulé par la Mauritanie à son arrivée à Nouakchott, où il était invité à animer des conférences, une source policière faisant état à l’AFP de son expulsion pour des raisons non communiquées dans l’immédiat.

Dans une vidéo d’une durée de plus de sept minutes postée sur sa page Facebook dans la nuit de vendredi à samedi, il a indiqué qu’il avait été invité dans ce pays par des organisations – qu’il n’a pas identifiées – pour animer des conférences et devait « rencontrer des pauvres sur le terrain » durant son séjour.

L’interdiction d’entrer en Mauritanie lui a été notifiée à l’aéroport de Nouakchott, où la vidéo a été tournée, et « il semblerait que la décision vienne directement de la présidence », a dit Tariq Ramadan, sans préciser de motifs.

Une source policière a simplement confirmé que M. Ramadan « a été expulsé », sans être en mesure de se prononcer sur les motifs de cette mesure. D’après des informations de la presse locale, Tariq Ramadan était arrivé vendredi vers 23H00 GMT à Nouakchott par un vol d’une compagnie marocaine. Il a été renvoyé au Maroc, d’où il venait.

Il devait animer une série de conférences du 16 au 20 juillet en Mauritanie à l’invitation de deux organisations non gouvernementales locales caritatives, « La Marmite du partage » et « Main dans la Main ». Ces associations organisent souvent des conférences-débats et des activités de bienfaisance au profit du grand public. 

© OEIL D’AFRIQUE

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