« L’actualité africaine en 5 titres » du 19 août 2016

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Manifestation contre l'arrestation d'un chroniqueur radio contestataire, le 17 août 2016 à Bamako

Manifestation contre l’arrestation d’un chroniqueur radio contestataire, le 17 août 2016 à Bamako|AFP

RDC: 150 policiers réclament  le paiement de 21 mois d’arriérés de solde

Cent cinquante policiers congolais déployés en République Centrafricaine (RCA) réclament le paiement de leurs pécules après avoir travaillé pour l’Union africaine et l’ONU en République Centrafricaine (RCA).

Ils exigent le paiement de 21 mois d’arriérés de solde à ces deux institutions internationales.

Le montant dû à chacun d’entre eux s’élève à plusieurs milliers de dollars. Les policiers rentrés de la RCA en janvier dernier disent être menacés par des membres de leur hiérarchie depuis qu’ils ont commencé à réclamer le paiement de leur argent.

Depuis plusieurs jours, une dizaine d’entre eux tiennent un sit-in devant le siège à Kinshasa de la Mission des Nations unies en RDC, la Monusco.

Les pécules des policiers sont censés provenir de l’Union africaine et des Nations unies. Mais, le montant devrait être versé aux autorités congolaises, qui ont le devoir de le virer aux policiers concernés.

L’Union africaine dit avoir décaissé une partie du montant.

Congo: la demande de mise en liberté provisoire du général Mokoko rejetée

Le tribunal de Brazzaville a rejeté jeudi la demande de mise en liberté provisoire du général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars, inculpé et détenu depuis mi-juin pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État », selon son avocat.

« C’est un verdict de rejet de notre demande de mise en liberté provisoire qui a été rendu », a déclaré Me Yvon-Éric Ibouanga, estimant que cette décision est de « nullité absolue » car « dépourvue de base légale ».

Selon Me Ibouanga, les chefs d’inculpation contre le général Mokoko sont « maintenus », mais ce dernier « les a (toujours) réfutés en bloc et de manière catégorique ».

Ancien chef d’État-major des armées du Congo (de 1987 à 1993), le général Mokoko a été inculpé le 16 juin pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État et détention illégale d’armes et munitions de guerre ».

Mercredi, l’officier s’est vu notifier une nouvelle inculpation, pour « incitation aux troubles à l’ordre public ».

Le général Mokoko est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 le montrant discutant d’un plan visant à chasser le président Denis Sassou Nguesso du pouvoir avec un homme dont on ne voit pas le visage et se présentant comme appartenant au service de renseignement extérieur de la France (la DGSE).

RDC : L’ex-rebelle et ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar en exil à Kinshasa

L’ex-rebelle et ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar a quitté le Soudan du Sud à la suite des violences de début juillet dans la capitale Juba et cherche à rejoindre l’Ethiopie au plus vite, a-t-on appris jeudi auprès d’un des responsables de son camp.

Machar se trouve actuellement en République démocratique du Congo, à Kinshasa, et souhaite rejoindre au plus vite l’Ethiopie, a déclaré sous couvert d’anonymat un responsable du SPLM-IO, le parti de M. Machar.

Resté extrêmement discret depuis les combats de juillet, il s’exprimera lors d’une conférence de presse dès son arrivée à Addis Abeba, jeudi soir ou vendredi, a précisé la même source, rappelant que Riek Machar s’était déjà réfugié à plusieurs reprises en Ethiopie lors de la guerre civile au Soudan du Sud, débutée en 2013.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un porte-parole du SPLM-IO, le parti de M. Machar, avait indiqué dans un communiqué que l’ancien vice-président avait été évacué en toute sécurité vers un pays sûr de la région.

Machar avait fui Juba à l’issue de combats à l’arme lourde dans la capitale du 8 au 11 juillet entre forces loyales au président Salva Kiir et les ex-rebelles répondant à ses ordres. Ses hommes étaient sortis vaincus de ces combats et il avait été remplacé au poste de vice-président par son ancien allié Taban Deng Gai.

Kenya / JO-2016 : enquête du gouvernement sur la disparition présumée de tenues d’athlètes

Le gouvernement kenyan a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête sur la disparition présumée de tenues d’athlètes engagés au Jeux Olympiques (JO) de Rio, au Brésil.

Le porte-parole du gouvernement, Eric Kiraithe, a indiqué que des investigations seront menées par le procureur général et un comité parlementaire.

« Nous sommes bien conscients des préoccupations soulevées par les Kényans concernant les tenues olympiques, les accréditations, et de manière plus générale la mauvaise gestion de notre équipe olympique », a déclaré M. Kiraithe.

Certains athlètes kenyans se sont plaints de n’avoir reçu qu’une partie des équipements qui leur ont été octroyés. Nike qui fournit les tenues à l’équipe kenyane a également saisi le gouvernement, dimanche, pour déplorer un mauvais usage des équipements.

Chaque athlète était censé recevoir trois types de tenues de la part de l’équipementier du Kenya pour les Jeux de Rio, à savoir une pour l’entraînement, une pour la compétition et une tenue « détente ».

Les athlètes du Kenya ont déjà rencontré ce problème lors des JO de Londres en 2012.

 

En Afrique du Sud, l’opposition échoue à former des coalitions contre l’ANC

Les principaux partis d’opposition en Afrique du Sud ne formeront pas de coalitions municipales à Pretoria et Johannesburg mais devraient s’unir ce week-end pour empêcher l’élection d’un maire issu du parti au pouvoir, l’ANC, dans ces deux villes-clés du pays.

A Pretoria comme à Johannesburg, le Congrès National Africain (ANC) a perdu sa majorité absolue lors des élections municipales du 3 août, un revers historique pour le parti fondé par Nelson Mandela.

Ces résultats ont obligé les différentes formations politiques à négocier pour former des coalitions. Troisième force politique avec plus de 11% des voix dans les deux villes, le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) occupait la position du faiseur de roi.

Mais ses négociations avec l’Alliance démocratique (DA), parti d’opposition libéral de centre-droit, comme avec l’ANC n’ont pas abouti.

« Nous ne formerons de coalition avec personne », a assuré Julius Malema, le leader populiste de l’EFF lors d’une conférence de presse mercredi. Il avait entre autres posé comme préalable le départ du président Jacob Zuma pour former une coalition avec l’ANC mais a essuyé « un non ferme » en retour.

Malema a néanmoins expliqué que son parti voterait pour faire élire un maire DA dans la capitale Pretoria et dans la plus grande ville du pays Johannesburg, expliquant que son parti était « coincé entre deux diables » mais que le parti libéral était « un meilleur diable comparé à l’ANC ».

© OEIL D’AFRIQUE

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