« L’actualité africaine en 5 titres » du 23 juin 2016

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Guinée-Equatoriale : Le président Obiang promeut son fils Teodorin vice-président  

Le président de la Guinée-Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a promu son fils Teodorin Nguema Obiang « vice-président de la République chargé de la défense et la sécurité », selon un décret lu mercredi à la télévision d’Etat.

« Conformément à la loi fondamentale de Guinée-Equatoriale, je nomme son excellence Teodorin Nguema Obiang Mangue vice-président de la République », indique le décret du président Obiang, réélu en avril dernier avec 93,7% des voix dans ce pays pétrolier d’environ 750.000 habitants, à cheval sur le continent et une partie insulaire.

Teodorin Nguema Obiang, 47 ans, possible successeur de son père au pouvoir depuis 1979 (il est le doyen des chefs d’Etat par la longévité aux affaires), occupait auparavant le poste de deuxième vice-président.

Le fils du président équato-guinéen est poursuivi en France dans l’affaire dite des « biens mal acquis ».

Le parquet national financier a demandé le 26 mai son renvoi en procès, le soupçonnant de s’être frauduleusement constitué en France un patrimoine immobilier et mobilier considérable avec des fonds publics de Guinée-Equatoriale.

Ces nominations font suite à la dissolution de l’équipe du gouvernement le 17 juin après l’élection présidentielle du 24 avril, comme prévu par la Constitution. La liste du reste des membres du nouveau gouvernement devrait être connue dans le courant de la semaine.

Moïse Katumbi condamné à 3 ans de prison ferme

En RDC, l’un des deux candidats déclarés à la présidentielle vient d’être condamné à 36 mois de prison. Moïse Katumbi était déjà poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, et d’avoir recruté des mercenaires. En dépit de ces poursuites, il a eu néanmoins l’autorisation de se faire soigner à l’étranger. C’est donc par contumace que l’opposant a été condamné. Un verdict que ses avocats ne reconnaissent pas.

Les avocats de Moïse Katumbi disent avoir demandé lundi à ce que le tribunal soit dessaisi, accusé de partialité. Ils dénoncent également des pressions sur l’un des juges pour signer la décision du jour et rappellent avoir déposé plainte au nom de Moïse Katumbi et de son frère. Plainte pour faux et usage de faux.

Un citoyen grec, Alexander Stoupis, avait porté plainte contre l’opposant qu’il accuse d’avoir acquis illégalement au début des années 2000 par le biais d’un faux contrat l’un des immeubles qui appartenaient à sa mère. Faux, répond la défense du candidat à la présidentielle. L’immeuble appartient à son frère depuis 1976.

Moise Katumbi et son frère ont donc porté plainte en retour contre le citoyen grec. Comparution directe le 11 juillet. Alexander Stoupis n’est pas un inconnu au Congo, puisqu’il a déjà porté plainte contre un autre opposant qui est aujourd’hui en prison, l’ancien bâtonnier Jean-Claude Muyambo, accusé lui d’abus de confiance, rétention de documents et menaces d’attentat.

Burkina Faso : un mort dans des affrontements entre populations dans plusieurs communes

Un mort et plusieurs blessés, c’est le bilan des affrontements entre les populations dans plusieurs communes du Burkina Faso. Ces affrontements opposent des militants d’un même parti dans certains cas et dans d’autres cas ce sont les militants de différents partis. Après les élections des conseillers municipaux, l’heure est à l’élection des maires. Une situation qui ravive les tensions.

A l’est du pays, précisément dans la commune de Kantchari, les affrontements entre deux camps ont fait un mort et plusieurs blessés. « Cela n’est pas acceptable », a déploré le ministre de l’Administration du territoire et de la Sécurité intérieure sur les antennes de la télévision publique.

A Karangasso-Vigué, à environ 400 km à l’ouest de la capitale, le maire fraichement élu a été victime d’attaques d’individus, opposés à son élection. Blessé, il a été admis à l’hôpital à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays.

Moussa Diallo, le nouveau maire de la commune de Gomboro, toujours à l’ouest du pays, a été lynché par des contestataires. Les locaux de la mairie ont été incendiés.

Pour éviter que d’autres situations s’enflamment, des policiers et des gendarmes ont été déployés dans certaines localités à risques.

Le Parti de Bédié dénonce des « allégations » de Mediapart et assure que son leader n’a pas cédé à Ouattara sa 2e place contre de l’argent à la présidentielle de 2010    

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), un grand allié au pouvoir,  a dénoncé mercredi des « allégations » de Mediapart, un site d’information français, assurant que son leader, Henri Konan Bédié, n’a pas cédé à Alassane Ouattara, actuel chef de l’État, sa deuxième place contre de l’argent lors de l’élection présidentielle de 2010, dans un communiqué.

Des journaux ivoiriens proches de l’opposition, ont rapporté des écrits de la journaliste française Fanny Pigeaud du site d’information Mediapart, qui indique que M. « Bédié a vendu sa 2e place à Ouattara en 2010 ».

« Quelle hérésie, quelle ignominie et, surtout, quel gros mensonge que cette manipulation de la soi-disant journaliste de Mediapart, nommée Fanny Pigeaud qui, tel un pigeon, distille ragots et contre-vérités sur le président Henri Konan Bedie ! Faire croire qu’en 2010, l’homme d’honneur et de dignité qu’est et reste Henri Konan Bédié, a troqué sa « 2è place » à l’élection présidentielle contre un plat de lentilles, relève d’une grotesque affabulation »,  indique la note.

M. Bédié, « la cible de cette grande arnaque (…) se réserve le droit de saisir les juridictions compétentes pour éviter que pareille  forfaiture ne soit colportée ici et ailleurs », ajoute le texte, qui souligne que l’ex-chef d’Etat « n’a pas perçu un seul centime et n’a jamais accepté, ni négocié, encore moins conclu un quelconque marché électoral ou de dupes ».

En 2010, M Bédié, candidat du Pdci, « avait saisi le Conseil Constitutionnel aux fins d’examiner les irrégularités qui avaient été notées. Par la suite, le Conseil Constitutionnel aux ordres, n’avait pas suivi, alors comment un candidat qu’on accuse d’avoir pris de l’argent pour céder sa   » 2è place », aurait-il pu, à la fois, empocher le magot et saisir le juge des élections ? Ou se trouvent donc la logique et la cohérence de telles allégations? », s’est interrogé le parti.

« C’est le droit de Pigeaud et de tous les pigeons et oiseaux de mauvais augure de défendre toutes les personnes poursuivies devant la CPI pour crimes contre l’humanité, mais tout de même, ils doivent reconnaitre que le président Henri Konan Bédié, icone nationale, homme de paix, de sagesse (…) n’a jamais été mêlé à un trafic de marchandage électoral », poursuit le communiqué.

« Occupé à contribuer, aux côtés du président de la République, à la consolidation de la paix et de la cohésion nationale en vue du progrès et de l’émergence, le président Henri Konan Bédié, ne se laissera point distraire par des écrits aussi mensongers et tendancieux. Honte à Pigeaud et à son imagination perfide et empuantie », conclut le communiqué. 

Cedeao : le lancement de la monnaie unique prévu en 2020

Le lancement de la monnaie unique pour les 15 membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est prévu en 2020, selon un rapport de l’organisation retraçant la stratégie globale d’adoption de cette monnaie.  

La monnaie unique de la CEDEAO, qui a été approuvée et adoptée lors de la 24ème réunion du Conseil de convergence des ministres et gouverneurs de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO) et l’Union monétaire de la CEDEAO, prévoit la mise en œuvre du programme en 2020, avec l’établissement d’une Banque centrale de l’organisation avant la mise en circulation de cette monnaie.   

Les pays membres de la Zone monétaire ouest-africaine  (ZMAO) – la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Nigeria et la Sierra Leone – avaient initié un plan d’adoption de la monnaie unique en 2000, à la suite à la « déclaration d’Accra et à l’Accord de Bamako».

Ces cinq Etats membres, qui représentaient une population de 190 millions d’habitants et un PIB de 375 dollars US en 2008, avaient à deux reprises reporté la date de mise en circulation de la monnaie unique dans la ZMAO, alors que  le lancement au sein de la ZMAO devrait compléter celui de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui regroupe les huit Etats d’Afrique de l’Ouest ayant en commun le franc CFA. 

© OEIL D’AFRIQUE

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