« L’actualité africaine en 5 titres » du 26 juillet 2016

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Gabon : Un député humilie Ali Bongo lors d’une visite d’État

C’est une véritable humiliation que celle infligée par un député gabonais à Ali Bongo. 

Un député gabonais, Bertrand Nzibi Abeghet, a humilié le président Ali Bongo. Militant du parti du fils d’Oumar Bongo, le député a eu l’audace de dire ses vérités à son chef de l’État en public, au cours d’une visite d’État et lui balancer par ailleurs sa démission à l’Assemblée nationale.

«J’ai été votre fidèle des plus fidèles depuis 26 ans. Aujourd’hui. Compte tenu du climat délétère, morose où on ne parle que de mort d’hommes dans notre pays, j’ai décidé aujourd’hui, 23 juillet 2016, en toute âme et conscience, devant Dieu et les hommes de démissionner du parti démocratique gabonais, par la même occasion, je perds mon mandat de député à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, permettez-moi très respectueusement la permission de parler en langue vernaculaire à ma population qui m’a envoyée vers vous», a déclaré le député devant le président Ali Bongo assis sous un abri, casque sur la tête, sous la clameur des populations.

L’auteur de la publication parle d’un « Coup de théâtre à l’occasion de la visite du chef de l’État à Minvoul dans le cadre de sa tournée républicaine aujourd’hui. Le député de la localité, Bertrand Nzibi Abeghet, a annoncé sa démission du Parti démocratique gabonais ( DG) lors du discours qu’il a prononcé à la place de l’indépendance en présence d’Ali Bongo Ondimba et des membres du gouvernement originaires de cette province.

Au terme de son allocution devant une foule en liesse, il a jeté les feuilles en vue de prouver à la population dont il est le représentant à l’Assemblée nationale qu’il défie l’autorité d’Ali Bongo qui n’a pas tenu ses promesses d’améliorer les conditions de vie des minvoulois. »

La Zambie annule un concert de Koffi Olomidé après l’affaire du coup de pied

Les autorités zambiennes ont décidé dimanche d’annuler un concert du célèbre chanteur congolais Koffi Olomidé, au centre d’une polémique pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses, ce qui lui a déjà valu d’être expulsé du Kenya. 

Koffi Olomidé devait se produire la semaine prochaine lors du salon de l’agriculture à Lusaka.

« A la suite du regrettable incident au Kenya concernant Koffi Olomidé, la Compagnie du salon agricole et commercial de Zambie a décidé d’annuler son concert », a déclaré dans un communiqué le responsable de cette compagnie, Ben Shoko.

Le chanteur de rumba de soixante ans, très populaire en Afrique, a été expulsé samedi du Kenya, où il devait donner un concert, après avoir été filmé la veille à son arrivée à l’aéroport de Nairobi en train de donner un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. Largement relayée par les réseaux sociaux, la vidéo de la scène a provoqué une vague de condamnations. 

En août 2012, Koffi Olomidé, dont la discographie compte pas moins de vingt-six albums, avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour « coups et blessures volontaires » contre son producteur.

Congo : Deux ans de prison pour l’opposant Makaya

La justice a condamné ce lundi l’opposant Paulin Makaya à deux ans de prison ferme pour « incitation à trouble de l’ordre public et insurrection ».

M. Makaya est détenu depuis huit mois à la prison de Brazzaville, à la suite de « marches pacifiques » organisées pour dénoncer la tenue du référendum qui a permis à Denis-Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

Lors de l’énoncé du verdict, l’opposant habillé d’un costume bleu est resté très détendu et souriant même, selon le correspondant de BBC Afrique à Brazzaville.

Son avocat, Yvon Eric Ibouanga, a décidé de faire appel de la décision du tribunal.

« Nous demanderons que le dossier soit rapidement transmis à la juridiction d’appel, où il sera de nouveau jugé. Nous allons discuter de cette infraction. Elle n’en est pas une parce que l’Etat congolais, qui aurait subi un préjudice, ne peut pas demander le franc symbolique« , a fait valoir Me Ibouanga.

« On n’a pas donné la preuve du préjudice que M. Makaya aurait causé à l’Etat congolais à la suite de ce qui est qualifié d’incitation à trouble de l’ordre public (…) A mon avis, le jugement est injuste et illégal« , a-t-il soutenu.

Paulin Makaya est considéré comme l’organisateur de la marche non autorisée du 20 octobre dernier, contre le référendum constitutionnel au Congo.

Crash d’Air Algérie: les pilotes étaient mal formés, dénonce un syndicat

Les pilotes espagnols aux commandes de l’avion d’Air Algérie qui s’était écrasé en juillet 2014 au Mali, causant 116 morts, n’étaient pas formés aux manœuvres qui auraient pu éviter le drame, a dénoncé lundi le principal syndicat de pilotes espagnol.

Le McDonnell Douglas MD83 s’est écrasé il y a tout juste deux ans, dans le nord du Mali, avec 110 passagers et six membres d’équipage à bord.

Il reliait Ouagadougou à Alger, et transportait principalement des Français (54), des Burkinabè (23), des Algériens (8), et des Libanais (6). Les six membres d’équipage étaient des Espagnols mis à disposition par une compagnie espagnole de leasing, Swiftair.

L’accident a été provoqué par « la non-activation » par l’équipage du système antigivre, suivie de l’absence de réaction des pilotes pour sortir d’une situation de décrochage, selon le rapport final du Bureau d’enquêtes et d’analyse français pour la sécurité de l’Aviation civile, ou BEA, publié en avril.

L’obstruction des capteurs de pression des moteurs en raison du givre a conduit à une diminution de la poussée des moteurs, puis de la vitesse de l’avion. L’équipage n’aurait pas détecté cette diminution de vitesse jusqu’au décrochage, puis n’a pas été en mesure de le rattraper.

« Les pilotes n’avaient jamais été formés pour affronter de telles situations », a dénoncé lundi le syndicat Sepla dans un communiqué. Le pilote et le copilote étaient « très expérimentés », et avaient plus de 16.000 heures de vol sur cet aéronef, a-t-il ajouté. Mais « nous avons besoin de davantage d’entraînement et de meilleure qualité ».

A Nouakchott, la Ligue arabe condamne les interventions de l’Iran dans ses pays membres

La Ligue arabe a condamné lundi les interventions de l’Iran de l’Iran dans les affaires intérieures de ses pays membres lors d’un sommet d’une demi-journée à Nouakchott, qualifié par le président mauritanien de « succès ».

Le sommet, initialement prévu sur deux jours puis ramené à la seule journée de lundi, s’était ouvert en fin de matinée, en présence de sept chefs d’Etats des 22 membres: les émirs du Qatar, du Koweït, les présidents du Yémen, du Soudan, des Comores et de Djibouti autour de leur hôte mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, désigné président en exercice de l’organisation pour un an.

Quatorze autres membres – dont les poids lourds saoudien et égyptien – étaient représentés à la rencontre, le siège de la Syrie est resté vide. Le sommet s’est déroulé en présence du Tchadien Idriss Deby Itno, invité en tant que président en exercice de l’Union africaine (UA) et du groupe dit G5 Sahel.

Dans sa déclaration finale, le sommet de Nouakchott a condamné les interventions de l’Iran dans les affaires intérieures des pays arabes – allusion aux différends entre Téhéran et l’Arabie saoudite, exacerbés par l’exécution par Ryad, en janvier, d’un chef religieux chiite – et les incursions de la Turquie dans le Kurdistan irakien.

Certains diplomates avaient exprimés des craintes quant à des divergences sur ce sujet, comme lors de la réunion, vendredi, des ministres des Affaires étrangères en prélude du sommet, en évoquant un refus de l’Irak de soutenir cette position. 

© OEIL D’AFRIQUE

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