« L’actualité africaine en 5 titres » du 30 novembre 2016

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Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement gabonais et d’Ali Bongo, Alain-Claude Bilié By Nzé

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement gabonais et d’Ali Bongo, Alain-Claude Bilié By Nzé

Génocide rwandais: enquête sur le rôle de responsables français

Kigali a ouvert mardi une enquête sur le rôle de vingt responsables français dans le génocide rwandais en 1994, a annoncé le procureur général de ce pays, une décision qui pourrait à nouveau affecter les relations diplomatiques entre les deux capitales.

« A l’heure actuelle, l’enquête porte sur 20 personnes qui, d’après les informations recueillies jusqu’à présent, sont (susceptibles) de permettre de mieux comprendre leur rôle et de décider s’ils elles seront poursuivies ou non », selon un communiqué du procureur général, Richard Muhumuza.

« Au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent, d’autres agents et/ou fonctionnaires français pourraient être appelés à assister l’Organe de poursuite dans le même sens », selon le texte.

Les autorités françaises ont été formellement informées « et le bureau du procureur général s’attend à ce que ces autorités compétentes veuillent bien coopérer tout au long de cette enquête judiciaire ».

Une commission rwandaise avait publié le 1er novembre une liste de 22 officiers supérieurs français qu’elle accuse d’implication dans le génocide, en réponse à la décision de deux juges français de relancer l’enquête sur l’attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.

Afrique du sud : Zuma échappe à une destitution

La direction de l’ANC, le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a rejeté l’appel lancé par certains de ses membres pour la démission du président Jacob Zuma. Le rejet de la motion visant à démettre M. Zuma de ses fonctions de chef de l’Etat a eu lieu lundi soir, lors d’une réunion entamée depuis samedi, selon plusieurs médias sud-africains.

La motion a été proposée, à la surprise générale, par le ministre du Tourisme, Derek Hanekom, qui avait le soutien de ses collègues chargés de la Santé, Aaron Motsoaledi, et des Travaux publics, Thulas Nxesi.

Le deuxième mandat de Jacob Zuma, entamé en 2014 pour cinq ans, a été marqué par de nombreuses accusations de corruption et de trafic d’influence contre lui. Il a échappé à de nombreuses initiatives lancées pour sa démission, mais c’est la première fois qu’une démarche est entamée au sein de l’ANC pour l’écarter du pouvoir.

Gabon: nouveau code pour que les journaux ne soient plus des outils « de combat politique »

L’exécutif gabonais a présenté mardi un nouveau Code de la communication, en prévenant que les titres de presse devaient cesser d’être des outils de « combat politique », dans un pays où les tensions post-électorales se sont récemment traduites par l’interpellation de journalistes.

« Passé le 2 janvier (date de l’entrée en vigueur du Code, NDLR), ceux qui estimeront qu’un titre de presse est un outil de combat politique (…) seront confrontés à la loi », a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, lors d’une conférence de presse.

Bilie-By-Nze a rappelé quelques dispositions : « L’article 180 nous indique que l’éditeur, l’imprimeur, le distributeur, l’hébergeur ou le diffuseur sont solidairement responsables des délits commis en matière de communication », avec le journaliste responsable de ses écrits et son journal.

Le ministre a précisé que le Code prévoyait un « régime des incompatibilités »: ne peuvent être « propriétaire d’une entreprise privée de communication » les ministres, agents de l’Etat, magistrats, agents des forces de défense ou de sécurité, membres de la direction d’un parti politique…

Combats en Ouganda: le bilan passe à 87 morts

Un monarque local de l’ouest de l’Ouganda, accusé de soutenir une rébellion séparatiste, a été inculpé de meurtre mardi pour les combats ayant éclaté au cours du week-end entre les forces de sécurité et ses gardes royaux, affrontements dont le bilan est désormais de 87 morts.

Interpellé dimanche après la prise de son palais par la police, le roi du Rwenzururu, Charles Wesley Mumbere, qui nie tout lien avec une milice séparatiste, a comparu devant un tribunal de Jinja, dans l’est du pays.

« Le tribunal a siégé cet après-midi, il (Mumbere) a été inculpé de meurtre », a déclaré à l’AFP Solomon Muyita, porte-parole de la justice ougandaise. Le souverain a ensuite été transféré dans la prison de haute sécurité de Luzira, en périphérie de la capitale, Kampala.

Selon la police, les combats ont éclaté samedi à Kasese (ouest) lorsque des policiers ont été attaqués par des gardes du roi qui, d’après elle, font partie d’une milice liée à un mouvement prônant la création d’une « république de Yiira » sur la zone frontalière entre l’ouest de l’Ouganda et une partie du Nord-Kivu, en RD Congo.

Fin de campagne en Gambie, dernière chance pour l’opposition de se faire entendre

Lors du dernier scrutin en 2011, il se disait prêt à diriger la Gambie pendant « un milliard d’années », si Dieu le voulait. Le président Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, est donc de nouveau en lice pour un autre mandat de cinq ans lors du scrutin de jeudi prochain. La campagne électorale s’achève ce soir et pour l’opposition, elle a été l’une des rares occasions de s’exprimer, de critiquer le président.

Suivre un meeting du président, c’est une expérience assez surréaliste. Alors qu’une fanfare joue l’hymne national, Yahya Jammeh arrive dans le village de Sukuta, dans la grande banlieue de Banjul, vers 22H30. Tout sourire, son désormais célèbre coran à la main, tel un prophète qui galvanise la foule, femmes, hommes, enfants, vieux.

Assis sur un canapé en simili cuir marron, des centaines de partisans telle une cour royale viennent saluer leur chef. Ensuite, Yahya Jammeh a accepté que les journalistes de la presse étrangère posent quelques questions, lui demandant pourquoi une fois de plus, les Gambiens doivent voter pour lui : « Parce que j’ai sorti la Gambie de l’âge de pierre, et j’en ai fait un pays moderne. Mais je ne suis pas en campagne. Est-ce que vous m’avez vu appeler quelqu’un à voter pour moi ? Je ne veux pas d’un vote sur des critères ethniques et je dis aux gens de voter pour qui ils veulent. »

© OEIL D’AFRIQUE

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