« L’actualité africaine en 5 titres » du 9 juin 2016

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"L’actu africaine en 5 titres"

Nigeria : Décès de l’ex-entraîneur Stephen Keshi à l’âge de 54 ans

L’ancien capitaine du Nigeria Stephen Keshi, vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 1994 en tant que joueur et en 2013 en tant que sélectionneur, est décédé mercredi à 54 ans vraisemblablement d’une crise cardiaque, a-t-on appris auprès de sa famille.

« Mon frère s’est éteint », a déclaré Emmanuel Ado à l’AFP. « RIP Big Boss », a écrit la Fédération nigériane (NFF) sur son compte Twitter en regrettant la mort de « la légende » Keshi, surnommé « Big Boss » en raison de son charisme et de ses qualités de meneur d’homme.

« Keshi était un superhéros. Son décès est une grande perte pour la nation du Nigeria, pas seulement pour son football », a réagi le président de la NFF, Amaju Pinnick sur le compte Twitter de la fédération.

Après la victoire dans la CAN-2013, le Nigeria emmené par Keshi a atteint les 8es de finale du Mondial au Brésil.

Keshi a aussi été le sélectionneur du Mali ou encore du Togo qu’il a qualifié pour le Mondial-2006 en Allemagne.

Le « Big Boss » a lancé une vague d’exode de joueurs nigérians vers la Belgique lorsqu’il a rejoint Lokeren en 1986 puis l’année suivante Anderlecht où il a joué jusqu’en 1991.

Le défenseur central a également joué en France à Strasbourg (1991-1993) et en Côte d’Ivoire au Stade Abidjan (1985) et Africa Sports (1986).

Auteur de 9 buts en 64 sélections, il a joué avec les Super Eagles le Mondial-1994 aux Etats-Unis.

RDC : Affaire mercenaires de Moïse Katumbi, le présumé recruteur libéré

La nouvelle a été confirmée ce mercredi 8 juin. Darryl Lewis a été libéré. Cet américain de 48 ans soupçonné d’avoir été embauché comme mercenaire par Moise Katumbi va retourner dans son pays.

C’est justement de ce monsieur qu’est parti le feuilleton judiciaire autour de Moise Katumbi.

Le 24 avril dernier, il est arrêté à Lubumbashi lors d’une manifestation organisée par l’opposition. Transféré par la suite dans la capitale Kinshasa, il sera incarcéré pendant quelques semaines dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) avant de se voir transféré au Parquet Général de la République attendant toujours le début de son procès.

A la suite de son arrestation, le gouvernement congolais via son ministre de la justice avait lancé une enquête qui a conduit à la mise en examen de Moise Katumbi dans une affaire de recrutement présumé des mercenaires.

Les Etats-Unis satisfaits

Les Etats-Unis, pays dont est originaire Darryl Lewis se sont dit heureux d’apprendre cette nouvelle de la libération d’un de ses citoyens. Darry Lewis a été justement mis à la disposition de l’ambassade américaine en RDC. James Swan, l’ambassadeur américain a d’ailleurs confirmé que Darryl Lewis va rejoindre sa famille dans son pays.  

Son avocat, Azarias Ruberwa a indiqué que son client était dans un état psychologiquement faible surtout après une série des malheurs qui a frappé sa famille aux Etats-Unis.

Y a-t-il eu une pression politique derrière cette libération ? Pas du tout si l’on s’en tient aux propos du diplomate américain. « Notre implication a été essentiellement de nature consulaire » a-t-il répété remerciant le gouvernement pour avoir permis des visites consulaires pendant sa détention. 

Poursuite de l’instruction

La libération de Darryl Lewis puis son retour dans son pays ne signifient pas la clôture du dossier. Selon le premier avocat général de la république ce dossier se poursuivra pour obtenir certains éléments dont disposent les Etats-Unis.  Pour cela, la Rdc se fera accompagnée d’une commission rogatoire internationale afin d’obtenir ces éléments.

Nouvelle constitution ivoirienne : les rois et chefs traditionnels proposent la création d’un poste de vice-président et un Sénat

Les rois et chefs traditionnels ivoiriens, qui ont échangé mercredi avec le chef de l’État, dans recadre d’un « consensus » sur la nouvelle constitution dont le référendum est prévu entre « septembre et octobre », ont proposé la création d’un poste de vice-président et un Sénat.

Les rois et chefs traditionnels, reçus à la présidence de la République, ont également suggéré que  l`âge d`éligibilité des candidats à l’élection présidentielle soit « ramené de 40 ans à 35 ans ».

Ils ont en outre demandé qu’il soit pris en compte, dans le cadre des Conditions d`éligibilité à la présidence, “la nationalité de naissance“.  

Selon l’article 35 de la Constitution qui consacre l’éligibilité à la présidence de la République, tout candidat doit être né de père et de mère ivoiriens, eux-mêmes Ivoiriens de souche.

Le président du parti de Gbagbo, Affi Nguessan également chef de file de l’opposition, a rejeté la démarche de M. Ouattara, suggérant l’organisation des « états généraux » de la République avant la tenue du référendum, une proposition qui avait été repoussée par le parti présidentiel.

« Il y a beaucoup de choses sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Il y a des approfondissements à faire en ce qui concerne les libertés et les droits, sur la nature du régime. Nous ne sommes pas d’accord avec la proposition du chef de l’Etat de mettre en place un exécutif tricéphale« , a dit Affi Nguessan.

« Les modifications que nous comptons apporter vont tenir compte de notre histoire, notre culture et des valeurs que nous voulons promouvoir pour la Côte d’Ivoire nouvelle », a réitéré Alassane Ouattara, lors d’un échange mardi avec des partis de l’opposition.

Selon des sources proches du dossier, « la création d’un poste de vice-président et d’un Sénat, la suppression du poste de Premier ministre ou l’établissement de calendriers électoraux immuables, sont également à l’étude ».

Le 31 mai, le président Ouattara a procédé à la mise en place d’un comité d’experts chargé de rédiger la nouvelle Constitution, dans laquelle il devrait être extirpé les points conflictogènes.

L’armée tchadienne en renfort des soldats nigériens pour « traquer » Boko Haram

L’armée tchadienne faisait mouvement mercredi vers le Niger pour prêter une nouvelle fois main-forte à son voisin, cible vendredi d’une attaque massive et meurtrière menée par les islamistes nigérians de Boko Haram contre la ville de Bosso (sud-est).

Aguerries et habituées au combat contre les jihadistes, les troupes tchadiennes – environ 2.000 hommes « lourdement équipés » – ont commencé à se diriger lundi vers la frontière tchado-nigérienne avec pour ordre de « traquer partout les Boko Haram » une fois sur place, a expliqué à l’AFP à N’Djamena une source militaire tchadienne sous couvert d’anonymat.

Quelque 50.000 personnes ont été déplacées lors de cette attaque massive menée par le groupe jihadiste Boko Haram à Bosso, dans le sud-est du Niger, avait estimé mardi le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

L’attaque à Bosso, proche de la frontière nigériane, est une des plus meurtrières menées par Boko Haram au Niger depuis que ce pays est officiellement entré en guerre contre ces insurgés en février 2015.

Selon les autorités nigériennes, le bilan de l’attaque est de 26 morts « côté ami » (24 soldats nigériens et deux miliaires nigérians) et de 55 morts du côté de Boko Haram.

Devant l’opposition congolaise réunie à Bruxelles, Tshisekedi prône l’unité  

La grande réunion de l’opposition congolaise a commencé mercredi soir, à l’hôtel du Lac dans la banlieue de Bruxelles. Etienne Tshisekedi, le président de l’UDPS, et opposant historique à Jospeh Kabila a officiellement lancé ce qu’il appelle la « conférence 2016 ». Il s’est exprimé devant environ 80 représentants de l’opposition, de la diaspora et de la société civile.

Pendant dix minutes environ, Etienne Tshisekedi a parlé lentement mais clairement : « nous devons nous unir pour chasser celui que vous avez », a-t-il déclaré sous les applaudissements, dans une allusion à peine voilée au président Joseph Kabila.

Il a ensuite rappelé le but de ce conclave : se mettre d’accord sur de stratégies communes pour mettre un terme à la crise politique grave que connaît la RDC, mais aussi convenir d’aller au dialogue, sous la modération de l’Union africaine, assistée par des représentants de la communauté internationale. Il a conclu : « le 19 décembre, le président Joseph Kabila devra remettre le pouvoir ».

Contrairement aux rumeurs qui circulaient sur sa santé, le président de l’UDPS se déplaçait aisément, il a même fait le tour de la salle pour saluer tous les invités. La salle a ensuite entonné l’hymne national congolais avant d’observer une minute de silence en hommage aux victimes de l’est de la RDC.

Ce mercredi soir, Etienne Tshisekedi a voulu donc montrer une image d’unité malgré les nombreuses dissensions qui étaient visibles aujourd’hui parmi les participants. 

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