«L’affaire Chebeya, crime d’État» interdit de diffusion en RDC

«L’affaire Chebeya, crime d’État» interdit de diffusion en RDC

L’association Journaliste en danger (JED) s’insurge contre la décision du gouvernement congolais d’interdire la diffusion du documentaire sur le territoire congolais.

Faut-il ou pas autoriser la diffusion du récent film du réalisateur belge Thierry Michel consacré au procès sur l’assassinat de l’activiste des droits de l’homme, Floribert Chebeya, sur l’espace médiatique national ? La question fait débat entre le gouvernement congolais et des organisations militant pour la liberté de la presse dans le pays. La décision des autorités congolaise d’interdire la diffusion, sur tout le territoire congolais, du film intitulé « L’affaire Chebeya, crime d’État », n’est pas du genre à apaiser les esprits. C’est ce qui justifie la réaction de JED qui s’insurge contre la censure et appelle à des débats publics autour de ce documentaire retraçant les circonstances et le déroulement du procès sur l’assassinat de Floribert Chebaya.

Selon JED, le ministre de la Justice et droits humains, Luzolo Bambi, a adressé, le 27 mars dernier, une lettre au président de la Commission nationale de censure, lui enjoignant de ne pas autoriser la diffusion du film de Thierry Michel. Le ministre reproche à ce documentaire son « titre tendancieux » et des séquences « qui portent atteinte à la personne du chef de l’État ». D’où sa décision de l’interdire en attendant que le réalisateur prenne en compte les observations qu’il lui avait formulées à Genève aussi bien « sur l’intitulé que sur la méprise sur le chef de l’État », indique sa correspondance.

Sans entrer dans le fond de cette affaire, JED émet néanmoins ses réserves de principe sur l’opportunité et la rentabilité d’une telle mesure d’interdiction sur le droit à la liberté d’expression et le droit du public à l’information, reconnus et garantis par les lois nationales. Pour l’ONG, quels que soient les reproches que l’on peut faire à ce documentaire, rien ne peut justifier sa censure a posteriori alors qu’il fait l’objet de larges diffusions suivies des débats contradictoires dans des médias et salles publiques à l’extérieur du pays.

Compte tenu de la vive émotion qui avait suivi l’assassinat de Chebeya et des réactions suscitées parla sortie de ce film, JED demande aux autorités congolaises de faire preuve de tolérance et d’esprit démocratique en favorisant plutôt un débat public autour des questions controversées soulevées par ce film. « Le fait que la partie civile avait décidé de faire appel des jugements, et contre les condamnations déjà prononcées au premier degré par un tribunal militaire, démontre bien que les débats sur cette a aire n’ont jamais été définitivement clos », a noté l’association.
Jules Tambwe Itagali

httpv://www.youtube.com/watch?v=xir3BXqQ9uI



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