L’Afrique et le marché des télé-services

L’Afrique et le marché des télé-services
L’Afrique et le marché des télé-services

Un centre d’appel à Nairobi au Kenya. Dans plusieurs pays africains, le secteur des technologies de l’information connaît une croissance rapide et profite au reste de l’économie. Photo: Panos / Sven Torfinn

L’évolution de l’Internet rend de plus en plus facile aujourd’hui la production et la vente de services en ligne ou de télé-services notamment pour ceux qui font appel à l’informatique. Faisant moins de 5% de la balance commerciale mondiale traditionnelle, le continent Africain pourrait prendre sa revanche dans le marché mondial à travers le e-bisiness si elle s’y applique.

Le rapport de l’OCDE pour une Afrique qui tire bénéfice de la mondialisation : e-commerce et développement, étude de cas du télétravail, publié dans Amath Soumare lors de la Conférence internationale sur le commerce et l’investissement tenu à Dakar du 23 au 25 avril 2003, préconise notamment la création de centres de voisinage, regroupant des activités de production, de formation, d’assistance et de solidarité.

Selon ce rapport, dans l’esprit du NEPAD (NDLR:  Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique , un programme de l’Union Africaine adopté à Lusaka en Zambie, en 2001.), le e-commerce et le télétravail contribuent au développement d’activités déjà existantes en Afrique. Des secteurs des services aux particuliers, comme la musique, l’artisanat, le développement de logiciels, vendent déjà des services en ligne. S’agissant des services aux entreprises, les centres d’appels se sont multipliés en Afrique attirant les investisseurs et les entreprises transnationales. La formation en ligne est aussi perçue comme un moyen de développer d’abord l’éducation mais aussi la formation professionnelle continue et la maîtrise des nouveaux outils technologiques. Les télé-services, constituent pour ce rapport, un outil à mettre en œuvre en Afrique.

En outre, plusieurs raisons de fond contribuent au développement des télé-activités : la technologie est déjà disponible et elle se développe rapidement avec une baisse des coûts et une augmentation du marché qui vont permettre d’étendre les réseaux de communications électroniques sur le continent, l’externalisation des entreprises, en Europe notamment, ouvre un marché pour les télétravailleurs africains. Les coûts de main d’œuvre en Afrique pourront permettre le développement de la délocalisation en faveur du continent africain. L’Afrique du Sud a publié en 2003 le e-commerce Green Paper qui analyse tous les problèmes qui devront être résolus pour un véritable développement du e-commerce en Afrique du Sud, mettant notamment en avant une augmentation de la sécurité et la confidentialité des transactions et l’établissement d’un cadre réglementaire autour du e-commerce.

 Les télé-services tel que l’information en ligne, la vente en ligne de produits artisanaux ou de produits divers, la publication d’informations sur des sites Internet, l’organisation de voyages et d’évènements, la prospection de clients, l’accueil téléphonique, les télé-services de compensation (réservation aérienne, compensations bancaires) la télésurveillance de locaux, la modération de sites web ou de liste de diffusions ou de jeux en ligne etc, restent des secteurs d’activités porteurs auxquelles doit désormais s’intéresser les entrepreneurs sur le continent afin d’inverser la balance commerciale et devenir des vrais acteurs dans les échanges internationaux ; si bien sûr les pouvoirs publics adoptent de nouvelles politiques de vulgarisation et de démocratisation de l’outils informatiques.

 

Fulbert Koffi
Oeil D’Afrique Abidjan

 

 


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