L’Afrique, l’eau et les conférences

L’Afrique, l’eau et les conférences

Je reviens par cet article pour rappeler à nos dirigeants et au peuple congolais d’abord puis aux africains ensuite mon étonnement sur ce que certaines réunions, événements, rencontres qui nous paraissent anodine au premier bord ou semble ne pas nous concerner ensuite et  passe parfois sans éveiller chez nous quelques questions que ce soit !

De quoi s’agit il ici ? Tout les trois ans se déroulent depuis 1997 le forum mondial sur l’eau qui mobilise innovations, compétences et savoir faire pour faire avancer la cause du bien le plus précieux de l’humanité qui est cet or bleu l’eau (H20) en langage scientifique sans lequel aucune vie ici et dans l’univers n’est à ce jour possible. La 6éme (conférence mondial sur l’eau) qui s’est tenu cette année en France dans la ville bleu qu’est la cité marseillaise avait pour objectif de relever les défis des prochaines décennies pour que l’eau ce bien commun soit rationnalisé car il ne peut y avoir de développement ni de solutions à beaucoup de conflits si on ne règle la problématique du partage équitable de celle-ci. Hors nous savons aujourd’hui pertinemment que l’eau si il est source de vie peut se relever source de morts lorsqu’il est mal utilisé (maladies) mal partagé (guerres) mal géré (pollution de nappes  ect)
Donc le droit de disposer de l’eau est une charte reconnu par tous selon l’ONU (189 états le reconnaissent) pour garantir la vie et le développement de tt à chacun ! Mais ce que l’ONU ne dis pas c’est que ce droit quand il vient à manquer s’arrache selon que l’on soit puissant ou pas ! Donc par cette mise en garde j’en appel à nous les africains d’être vigilant et de ne pas laisser ses décisions être prises par une poignée de personnes qui ne décident que selon leur intérêt ou l’intérêt de leur gouvernement !

L’eau potable c’est quoi ?

Contrairement aux idées reçus bien que disposant sur la planète d’une proportion de 70% d’eau  et de 30% de terres, toute l’eau contenu sur terre n’est pas potable c ‘est à dire ne présente pas les caractéristiques physique, chimiques et minéral nécessaire à sa consommation. la grande majorité étant l’eau de mer trop salée pour être bu ou n’ayant pas les critères adéquat à une consommation même de type ménagère (linge, vaisselles, nettoyage, arrosoir, abreuvoir pour espèces animales ou végétales),Seul 3% de cette eau est  propre à la consommation et est disponible en état naturel(lacs, nappes préhéatiques, neiges, glaces, fleuves, rivières) et sur ses 3% seul 1 tiers sers à la consommation humaine donc 1%  à l’usage domestiques(usines, fermes, produits chimiques, élevage, transformation ect..) et à la consommation ce qui fais que pour une population estimé aujourd’hui à 7 milliards d’individus chaque année seulement 0.2% d’eau douce sur les 1% sert non seulement à boire mais aussi à nous laver et à cuisiner. bien sur cela est inégalement reparti dans le monde selon la situation géographique, économique, géostratégique, climatique du ou non à la pluviométrie.
si l’occident(Europe, USA, Australie, Japon) dans un sens non géographique mais idéologique gère tant bien que mal cette ressource cela en revanche pose bien de problèmes dans certains
coins du monde qui accumule des problèmes tant économique, politiques, climatiques que géopolitique (corne de l’Afrique, zone sahélien, bassin du nil, moyen orient, Asie du sud-est, inde et même certains coins du territoire chinois).Donc nous pouvons dire dès aujourd’hui que les problèmes que rencontre certains états semble plutôt être en réalité des problèmes de partage équitable de cette ressource que de soucis religieux, économique ou politique mais cela n’est pas encore dis car la diplomatie parfois à cette inconvénient que l’on évite de nommer les problèmes par leur nom et on leur trouve d’autres raisons qui parfois sont réelles mais qui souvent ne représente pas le sujet dans son entièreté.

Demain la guerre de l’eau ? 

Si de par le passé les conflits que nous avions connu jusqu’à la était des guerres de prédation (accaparement de terres) de religion (imposition d’une foi) économique (supériorité politique, militaires, culturel et scientifique d’ou la nécessité de dominer économiquement) la guerre de l’eau elle sera une guerre de survie face à la raréfaction de ressources disponible.
Elle à de faits déjà commencer mais elle est officieuse et prend cette forme de guerre idéologique qui consiste à prendre à témoin la communauté internationale via ses forums sur l’eau pour faire déjà entendre aux gens que demain l’eau va manquer et qu’ il ya une mauvaise répartition de cette eau entre ceux qui en ont trop et qui l’utilise mal et ceux qui en ont pas assez mais qui savent la gérer ! Donc en gros demain l’eau sera bien commun et ceux qui en dispose en grand nombre devrons la partager au risque tt simplement de se la voir confisquer ou devoir subir la guerre pour cette raison. Depuis quelques temps en Afrique une guerre sournoise non déclaré se passe déjà au sujet du bassin du Nil (le Nil source de la civilisation égyptienne) qui prend sa source au confins de l’Afrique des grands lacs quelques part au Burundi et qui via un trajet de 7000 km, traverse divers pays de la zone et remonte jusqu’en Egypte. Cela implique la vie d’à peu près 400 millions d’habitants (RDC, BURUNDI, RWANDA, UGANDA, ETHIOPIE, SOUDAN, EGYPTE, KENYA, TANZANIE).Trois pays se trouvent en 1er ligne car leur situation géographique plus que d’autres dépendent de cette source, l’Éthiopie et le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie se partageant les 2 axes du Nil (Nil blanc et Nil bleu) se réclament toute 2 propriétaires de la plus grande partie du Nil et par la ont créer chacun un front pour un partage de l’eau, l’Éthiopie qui à engrener la majorité des états à convaincu en 2010 lors de la réunion sur le partagé du bassin du Nil en Ouganda à faire signer un accord non ratifié encore qui prévoit un autre partage des eaux plus équitable car celle d’avant faisait la part belle à l’Égypte et au soudan et réclamait la révision du contrat qui est en rigueur depuis la période de la colonisation britannique. Seul la RDC n’a pas signer car ne voulant pas se mettre à dos ses alliés soudanaise et Égyptien et voulant du temps pour réfléchir à la donne. L’Égypte forte de 85 millions d’habitants et l’éthiopien de d’à peu près autant disent être prêtes à en venir à la force au cas ou cette accord entrera ou pas en application car de cela dépend de millions de personnes. Et cette initiative prise par Addis-Abeba de contourner l’eau du nil bleu peut selon le Caire provoquer une guerre régionale sans précédent ! Comme au moyen orient et dans les zones du sahel l’eau demain sera source de grave tensions.

 Apres les minerais, le Congo demain victime de son eau ?

Le Congo qui à déjà maille à faire avec la plus grande crise politique en Afrique, qui doit déjà gérer ses conflits interne, une population jeune et en attente d’éducation, de santé, de logements corrects, d’emplois, de sécurité à ses frontières, de développer ses infrastructures et qui peine déjà à retrouver son lustre d’antan devra rapidement trouver un moyen de sorties de crise car à sa porte les envieux et ennemies de toute sortes affûtent déjà leurs armes pour voir de plus près ce que l’eau du bassin du Congo peut leur apporter en terme de partage, de transformation énergétique et pour le bien d’autres population pas forcément congolaise. Il nous revient alors en mémoire cette phrase de Sarkozy qui préconisait pour le règlement du conflit dans l’est du Kongo le  partage des ressources du Congo pour le bien de tous ! Comme si la France elle accepterait de partager ses biens avec les grecs ou le Portugal pour le bien de tous les européens ! Mais regardons justement ses ressources hydrauliques au Congo ! bien que la RDC dispose du 2nd poumon de la planète après l’Amazonie grâce à ses forets denses, ses lacs et rivières, sa faune dense et son réseau composés de milliers de fleuves et d’une pluviométrie plus que confortable pour y élever du bétail et développer l’agriculture, ce pays d’une superficie de 2 millions de km2 et de 70 millions d’habitants n’arrive pas à nourrir sa population et seul 26% de la population dispose d’eau potable, les raisons ici évidement sont multiples et nécessite un autre chapitre pour y revenir mais globalement la mauvaise gestion de l’état après les indépendances semble en être la cause majeur. Il y aussi le sous investissement, la dégradation de l’outil de distribution et la grande natalité (une des plus fortes du continent avec le Niger, l’Égypte ou l’Ethiopie). Heureusement depuis peu l’etat à pris conscience du problème et essaie avec le peu de moyen et les autres priorités de gérer et d’inverser la tendance mais les efforts reste insuffisantes et 30 ans de mauvaises gestion, 10 ans de conflits armés et 10 ans de crises identitaires, morale, sociétale et économique ont eu raison de la problématique de l’eau potable.
Les congolais que dieu semble n’avoir privé de rien sont dans ce paradoxe que ses trop pleins de dons de la nature soit vécu comme étant un cadeau empoisonné. Mais ce qui est important c’est que demain nous réussirons peut être à redécoller et que certains conflits prendrons fin et que c’est la que l’on verra réellement ce que toute ses richesses pourrait servir au congolais pour prendre un leadership fort en Afrique et dans le monde.

Aujourd’hui les conflits et les intérêts se croisent car l’homme est sur une phase ascendante du pique de son évolution et devra fatalement commencer à redescendre et cela à tt les niveaux (baisse de la population, des espèces, des ressources, de la consommation ect..) et seul survivrons ceux qui auront su gérer intelligemment les ressources dont ils disposent. Africain l’avenir est en réalité en Afrique et il n ya que nous qui refusons de le voir.

Pamphile Joseph Samba
© Oeil D’Afrrique France 


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