Le « Black american » un cliché à lui tout seul

Le « Black american » un cliché à lui tout seul
Black american
 
Vous vous souvenez de cet acteur ? c’est Taye Diggs et pour visualiser le « Black american » regardez le dans la série détestable « Kevin Hill » .

Dernière chose concernant le « Black american » ce qui me débecte chez ce personnage c’est qu’il a réussi en se servant (certes à bon escient)des clichés sur les Noirs. Et même si ça concerne en majeur partie des clichés positifs, c’est toutefois déplorable et honteux.

Je ris absolument pas et n’éprouve aucune sympathie pour M. Obama, le président le plus cool du monde. Ok, il joue sur le cliché pour en tirer profit et se démarquer des autres (en terme de communication politique, c’est une très bonne stratégie) mais il en fait beaucoup trop et en plus c’est gros comme une maison que c’est du marketing d’image (le côté mec parfait m’a saoulé LOL et j’ai l’impression qu’un Noir pour réussir dans les domaines « sérieux » genre politique, journalisme etc… doit sembler parfait, sans tare car la couleur en est déjà une à la base ).

J’ai aussi beaucoup de mal avec ces Afro-américains qui sur-jouent les mecs virils, exposent leur sexualité débridée et insatiable, comptent une ou deux « baby mama » dans leur tableau de chasse.

Surtout ce vendredi, j’ai eu l’occasion de rencontrer un « black american » à l’ouverture du festival international des films de la diaspora africaine. Le film présenté était Mooz-Lum du réalisateur Noir américain Qasim Basir, présent dans la salle : a priori il est intéressant car il aborde les tiraillements d’un jeune afro entre sa foi musulmane et ses aspirations personnelles.

A la fin du film, on a tous ovationné le réalisateur mais je dois avouer avoir applaudi pour sa présence (je reste quand même physiquement fascinée par le « Black american » à cause d’une fâcheuse tendance à croire que ce sont les Noirs les plus sexy du monde LOL) mais aussi parce qu’il nous a expliqué toute la difficulté qu’il a eu pour distribuer ce premier long métrage largement autobiographique. J’ai applaudi parce que je voulais qu’il sache que j’étais derrière lui et que l’on a besoin de ce genre de réalisateur. Toutefois, si je devais faire une critique du film je ne mettrais pas plus de 2 ou 3 sur 10 tant le film est médiocre. D’abord le sujet, assez convenu « je suis black dc je fais du black » bon ça c’est OK car il n’y en a pas assez et rien de mieux qu’un « black » pour faire un sujet « black » Ce que je reproche au réalisateur, c’est de ne pas avoir saisi la problématique de ses identités particulières – Noir et musulman – pour nous livrer un récit original dépassant les frontières de la catégorisation, quelque chose de subtil, complexe qui prête à réfléchir. Au lieu de quoi, on se tape une histoire insipide sur un jeune homme qui doit se réadapter à la vie laïque après avoir reçu une éducation religieuse très sévère. Le réalisateur ne propose aucun fond (sujet vu et revu sauf que là c’est un « Black american » musulman) mais encore moins de forme, aucune prise de risque dans la mise en scène, une narration plate, une façon de filmer digne d’un amateur – et encore moi-même j’aurais proposé quelque chose de plus inventif.

Je ne crois pas que ce soit le manque de moyen qui explique cette nullité, je crois profondément que Qasim Basir n’a aucun talent et pourtant je me suis levée et j’ai applaudi… Applaudi avec conviction. J’ai vite regretté mon engouement lorsque je suis allée lui poser quelques questions. Son attitude était celle de la caricature du « Black american » : un port de tête hautain et fier, le regard qui scrute ton potentiel sexuel et une manière de s’interrompre pour aller se servir au buffet sans un seul mot d’excuse puis revenir l’air de dire « encore 2 minutes, meuf »(c vrai que le mec c’est le futur Spike Lee méga Joke)
En fin de compte, le constat est assez triste. Malgré la réussite (qui d’après eux se serait faite indépendamment de la couleur, suffit de volonté je te dis !), ils sont dans l’incapacité de sortir de leur condition noire  « professionnellement » (et au final le peuvent-ils vraiment ? n’est ce pas ce que l’on veut d’eux ?) Combien de fois j’ai écouté, lu et vu des oeuvres « afros » franchement médiocres, qui ne s’améliorent pas dans la technique ou la forme et ne proposent rien de particulier si ce n’est d’être Noir donc symbole de représentations attendues par tous… Et en même temps, il y a ce refus – absolument justifié – de ne pas s’intéresser aux problèmes de la communauté préférant lui faire la morale et lui servir la soupe de l’idéologie dominante.

 
 

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