Le Gabon remet en cause la concession sur l’eau et électricité de Veolia

Le Gabon remet en cause la concession sur l’eau et électricité de Veolia

Une association de consommateurs proteste devant le siège de la SEEG, filiale de Véolia, le 10 mars 2010 à Libreville
© AFP/Archives Coumba Sylla

La présidence du Gabon a annoncé lundi vouloir prendre des « mesures fortes » concernant la concession exploitée par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale à 51% du groupe français Veolia, après une semaine de perturbation de fourniture d’eau à Libreville.

En même temps, le porte-parole Alain-Claude Bilie By Nzé a révélé que l’Etat avait pris une participation « largement majoritaire » dans l’entreprise Sovog qui détenait la concession sur la collecte des ordures, après de récents problèmes de collecte des ordures. De source proche du dossier, l’Etat gabonais a pris 70% de l’entreprise, propriété du groupe Pangola.

Après la rupture d’une canalisation principale d’eau en raison d’importantes chutes d’eau et de mouvements de terrain, la capitale gabonaise a connu un rationnement de l’eau pendant cinq jours jusqu’à dimanche.

« Cette situation inadmissible est le fruit du manque d’entrain du concessionnaire à maintenir les installations en bon état et assurer une fourniture régulière d’eau », a déclaré le porte-parole.

Le chef de l’Etat, Ali Bongo « réaffirme que cette situation ne peut plus continuer. Aussi, il a annoncé que des mesures fortes seront prises très prochainement », a-t-il dit, ajoutant que « la fourniture d’eau dans la capitale était déjà anormale avant cette interruption » et que « plusieurs quartiers de Libreville manquent d’eau régulièrement ».

« Ceux qui l’ont fait (signé les concessions) à l’époque pensaient que c’était une bonne solution, il est aujourd’hui temps de se poser des questions », a estimé M. Bilie By Nzé.

« La question de la SEEG doit être réglée de manière définitive. Nous ne pourrons pas avoir de projet de développement d’un pays qui a une sous-capacité en énergie », a-t-il conclu.

La convention entre l’Etat et Veolia court jusqu’en 2017.

En 2010, Veolia avait affirmé que l’Etat n’avait pas respecté ses engagements en « privant la SEEG des ressources nécessaires pour réaliser les investissements » qui auraient permis d’éviter les coupures.

En 2010, la télévision gabonaise avait – à l’occasion d’un poisson d’avril très remarqué à l’époque – annoncé la résiliation du contrat avec la SEEG.

Quant au système de collecte des ordures et à la prise de participation dans la Sovog, le porte-parole a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une privatisation: « Il était impérieux de prendre des mesures appropriées afin de trouver des solutions pérennes. Il (le président) a engagé l’Etat a être l’acteur principal (…) pour que Libreville et les autres villes du pays soient dotées d’un schéma directeur de propreté qui concernera toutes les catégories de déchets » et leur revalorisation.

« Une nouvelle structure en cours de création sera chargée de mettre en application cette nouvelle vision » à partir de janvier 2013, a-t-il annoncé.

« Nous sommes une des rares villes au monde où la collectivité paie pour les industriels, pour les restaurateurs alors que normalement c’est une collecte pour les ménages. Ici, même les industriels mettent leur déchets. On met un terme à cela. Les industriels vont devoir payer, les commerces vont devoir payer et on met en place le principe +pollueur-payeur+ », a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole, la filière (collecte et revalorisation) « bien exploitée » pourrait générer 4.000 emplois.

AFP

Bona

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