Le Ghana ne sera pas une base arrière pour déstabiliser la Côte d’Ivoire (John Dramani Mahama)

Le Ghana ne sera pas une base arrière pour déstabiliser la Côte d’Ivoire (John Dramani Mahama)

Le Président ghanéen, John Dramani Mahama, affirmé mardi à Paris en France où il est en visite, que le Ghana est un pays  »hospitalier » mais refuse de servir de  »base arrière » à des personnes souhaitant  »déstabiliser la Côte d’Ivoire ».
 »Le Ghana a la réputation de bien accueillir les réfugiés (…). Nos lois protègent les réfugiés tant qu’ils n’utilisent pas notre territoire pour déstabiliser leur pays » a déclaré John Dramani Mahama, cité par des médias occidentaux.

Il ajoute avoir dit aux réfugiés ivoiriens de rester tant qu’ils veulent,  »à condition de ne pas se servir du Ghana comme une base pour déstabiliser la Côte d’Ivoire ».

 »Le Ghana a une longue tradition démocratique, et nous ne nous contenterons pas d’attraper quelqu’un et de le renvoyer vers une situation dangereuse sans preuve concrète à son encontre », a insisté, le Président Ghanéen qui a été reçu mardi par son homologue français, François Hollande.

 »Le président Ouattara nous a soumis une liste de personnes recherchées, et nous avons extradé ceux pour qui nous avions reçu des preuves de leur implication », a poursuivi John Dramani Mahama à propos de l’arrestation des proches de l’ancien Chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo.

Charles Blé Goudé, le leader charismatique des jeunes patriotes, farouches partisans de Laurent Gbagbo, le Commandant Jean-Noël Abéhi, ex-patron de l’escadron blindé de la gendarmerie, et Jean-Yves Dibopieu, ancien Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) ont été arrêtés dans le premier trimestre 2013, puis extradés à Abidjan.

 »Pour Charles Blé Goudé, il y avait un mandat d’arrêt, et pour les deux autres, une vidéo les montrant en train de faire un discours sur un coup d’Etat », a expliqué John Dramani Mahama, soulignant que ces preuves étaient  »suffisantes » pour leur extradition.

 » Jusque-là, nous n’en avons pas d’autre, mais si des preuves nous sont fournies à l’encontre d’autres personnes, alors, nous les renverrons en Côte d’Ivoire », a conclu John Dramani Mahama.

Oeil d’Afrique avec APA

 

Bona

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