Le gouvernement sud-soudanais se retire des pourparlers de paix

© Zacharias Abubeker, AFP | Le gouvernement du Soudan du Sud a suspendu, vendredi 14 août, sa participation aux pourparlers de paix.

Le gouvernement du Soudan du Sud a suspendu, vendredi 14 août, sa participation aux pourparlers de paix. © Zacharias Abubeker, AFP |

Le gouvernement sud-soudanais a annoncé, vendredi, qu’il se retirait des pourparlers de paix, censés aboutir à un accord lundi et mettre un terme à la guerre civile dans ce pays. En cause : les dissensions au sein de l’opposition.

Un accord devait être trouvé d’ici lundi 17 août, mais les espoirs de paix dans le plus jeune État du monde s’amoindrissent de jour en jour. Le gouvernement du Soudan du Sud a suspendu, vendredi 14 août, sa participation aux pourparlers visant à mettre un terme à la guerre civile dans ce pays.

« Nous suspendons notre participation aux négociations en attendant que les deux factions rebelles trouvent une solution à leur différend », a déclaré à la presse le gouverneur Louis Lobong, à l’issue d’une réunion des gouverneurs des 10 États du pays avec le président Salva Kiir.

« À la lumière des récentes dissensions au sein de la rébellion, les gouverneurs du pays jugent que pour arriver à une paix durable et inclusive, les pourparlers en cours à Addis Abeba doivent être suspendues, ceci afin de ramener toutes les factions rebelles à la table des négociations. Il vaut mieux retarder la signature d’un accord, mais être sûr d’éviter de revenir à la guerre », a expliqué Louis Lobong.

Ces pourparlers ont commencé la semaine dernière dans la capitale éthiopienne sous la supervision des médiateurs régionaux de l’organisation intergouvernementale est-africaine (Igad), qui ont récemment reçu le soutien du président Barack Obama lors de sa visite en Afrique de l’Est.

En début de semaine, plusieurs chefs rebelles, dont Peter Gadet, chef de guerre frappé début juillet par des sanctions de l’ONU, avaient annoncé faire scission de la rébellion dirigée par l’ancien vice-président Riek Machar et qui combat depuis décembre 2013 les forces du président Salva Kiir.

« Nous ne sommes même pas sûrs de qui est en charge de négocier (pour la rébellion), si c’est Riek Machar, ou Peter Gadet. Nous avons besoin d’attendre pour voir à qui nous parlons », a justifié le gouverneur Lobong, pour le camp gouvernemental.

Lors de précédentes négociations, organisées dans de luxueux hôtels éthiopiens, au moins sept cessez-le-feu furent obtenus et rompus peu après.

Avec AFP

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