Le Nigeria va développer son industrie et son agriculture, promet le président Buhari aux patrons français

Le Nigeria va développer son industrie et son agriculture, promet le président Buhari aux patrons français
Le président nigérian Muhammadu Buhari

Le président nigérian Muhammadu Buhari|AFP

Le président Muhammadu Buhari a affirmé lundi face à une délégation de patrons français que le Nigeria allait réduire sa dépendance au pétrole et développer ses secteurs industriel et agricole, ont annoncé ses services.

Notre gouvernement est arrivé au pouvoir à un moment où beaucoup de personnes avaient abandonné les secteurs manufacturier, agricole et minier, a déclaré à Abuja M. Buhari devant une équipe d’investisseurs français, au rang desquels le Mouvement des entreprises de France (Medef) qui représente le patronat français.

Nous faisons de notre mieux pour encourager la diversification dans ces secteurs qui peuvent employer beaucoup de monde et à cet égard, nous accueillerons votre soutien, a ajouté le président nigérian, qui a effectué une visite officielle en France il y a deux semaines.

Au bout du compte, réduire le chômage nous aidera aussi à améliorer la sécurité car chômage et insécurité sont indissociables, a encore dit le président nigérian.

Convoitant les immenses opportunités du Nigeria, le président du Medef, Pierre Gattaz, conduit depuis dimanche une délégation d’une cinquantaine d’entreprises françaises en visite d’exploration dans ce pays anglophone devenu première économie d’Afrique. La mission doit durer quatre jours et, après Abuja, prévoit une escale à Lagos.

Selon Muhammadu Buhari, qui a pris ses fonctions le 29 mai, les politiques visant à stimuler la production nationale et à attirer des investissements dans les secteurs agricoles et miniers figureraient parmi les priorités du budget 2016. A ce titre, il a encouragé la cinquantaine d’entreprises composant la délégation française à profiter de cet environnement favorable.

Il a assuré que son gouvernement était en train de prendre les mesures nécessaires pour relever le défi de la sécurité au Nigeria, spécialement dans le nord-est du pays où le groupe islamiste Boko Haram a lancé son insurrection il y a six ans, tuant plus de 17.000 personnes et en forçant plus de 2,5 millions à fuir leur foyer.

Le président du Medef, Pierre Gattaz, de son côté a demandé que certaines réglementations très strictes soient assouplies en matière d’investissements.

Accompagné de représentants de grands groupes tels que Total ou Veolia, mais aussi de petites et moyennes entreprises des secteurs du bâtiment, de l’environnement, de l’énergie ou encore de la formation, M. Gattaz effectue au Nigeria son premier voyage en Afrique en tant que numéro un de l’organisation patronale.

Le Nigeria, principal producteur africain de pétrole, est le premier partenaire commercial de Paris en Afrique subsaharienne avec un volume d’échanges de 5,6 milliards d’euros. Il est aussi le troisième récipiendaire d’investissements français sur le continent avec un stock d’investissements directs de 7,2 milliards d’euros.

AFP

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