RDC : accusé de trafic d’armes, le patron de l’armée de terre suspendu

RDC : accusé de trafic d’armes, le patron de l’armée de terre suspendu
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Le général Gabriel Amisi, chef d’état-major de l’armée de terre de la République démocratique du Congo

La chute de la ville de Goma au nord Kivu à finalement eu raison du général Gabriel Amisi, chef d’état-major de l’armée de terre de la République démocratique du Congo (RDC).

Le gouvernement congolais à annoncé par la voix de son ministre de la communication, Lambert Mende, la suspension du général Gabriele Amisi dit (Tango Four) de ses fonctions après avoir été cité dans un rapport de l’ONU l’accusant d’être impliqué dans un trafic d’armes destinées à divers groupes armés.

Contact par Oeil d’Afrique, un proche du dossier demandant l’anonymat a tenu a nous expliquer les raisons qui ont conduit à la prise de Goma par les rebelles du M23. Il explique: « Quatre jours avant, nous avions vu nos soldats combattre et faire reculer les rebelles. Puis, Kinshasa décide d’envoyer une délégation de hauts gradés afin de continuer les combats. La veille de la chute de Goma, la délégation atterri dans la ville avec le général Amisi et d’autres. Soupçonné de bloquer les soldes de militaires pour des intérêts personnels. La majorité des soldats ont donc baissent les armes pour manifester leurs mécontentement  Voila pourquoi Goma est tombe sans résistance.« 

Longtemps soupçonné  d’activités illicites, M.Amisi, président de l’AS Vital Club est régulièrement nommé dans des ouvrages de journalistes d’investigations. Mais c’est dans les écrits de l’ancien bras droit et ministre du Marechal Mobutu, Honore Ngwanda que l’on lit des soupçons de possession de mines dans les camps occupés par les rebelles à l’est de la RDC.

Lors de sa conférence de presse M.Mende  a cité le rapport des experts des Nations unies sur la RDC: « les forces armées congolaises continuent d’être la proie de réseaux criminels qui permettent aux officiers supérieurs de s’enrichir par l’emprise sur les ressources naturelles et la contrebande, notamment le trafic d’ivoire mené par les groupes armés actifs dans l’est du pays. »

Cette mesure provisoire prise par le président congolais Joseph Kabila qui a ordonné au gouvernement de mener une enquête approfondie afin de déterminer les responsabilités dans ce trafic illégal et criminel, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

Toujours selon le porte-parole, le général Amisi contrôlait un réseau de distribution de munitions de chasse à des braconniers et des groupes armés.

Les chef de la force terrestre est soupçonné d’avoir fourni 300 fusils d’assaut AK47 au groupe armée Nuyatura, mis en cause récemment dans l’assassinat de plusieurs centaines de civils, selon M. Mende.

D’autres officiers de grade inférieurs sont également cités dans le rapport des experts de l’ONU, a-t-il ajouté.

Selon M. Mende, le trafic d’armes se déploie jusqu’au Congo Brazzaville où les munitions sont achetées avant d’être acheminées clandestinement jusqu’à Kinshasa puis transportées à l’est, notamment par des membres de la famille du général Amisi.

Oeil d’Afrique avec AFP

 


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