Le président béninois Boni Yayi a décidé de partir pour « respecter » sa Constitution

Le président béninois Boni Yayi|Wilson Dias/ABr

Le président béninois Boni Yayi|Wilson Dias/ABr

Le président béninois Thomas Boni Yayi, l’un des rares chefs d’Etat africains à s’être engagé à passer la main au terme de deux mandats, a choisi de « respecter » sa Constitution en ne se présentant pas à l’élection présidentielle de 2016, a-t-il expliqué mardi à l’AFP.

« Chacun sa conviction. La mienne c’est de respecter (…) la Constitution de mon pays » qui « prévoit deux mandats non renouvelables », a déclaré le président Boni Yayi lors d’un entretien avec l’AFP, en marge d’une visite officielle à Paris.

« Je n’ai pas de leçon à donner, je ne veux critiquer personne », a immédiatement ajouté M. Boni Yayi, 63 ans, élu pour la première fois en avril 2006 et réélu cinq ans plus tard.

De nombreux chefs d’Etat africains – tels le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Zimbabwéen Robert Mugabe ou l’Ougandais Yoweri Museveni – sont au pouvoir depuis plusieurs décennies et ne donnent aucun signe de départ.

Au Burundi, la candidature en avril de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, considérée par l’opposition comme contraire à la Constitution, a plongé le pays dans une grave crise. Au Congo, le président Sassou Nguesso (71 ans) a fait adopter en octobre une nouvelle Constitution lui permettant de briguer un mandat supplémentaire, via un référendum dénoncé comme une « tricherie » par ses opposants.

« Chaque pays a ses spécificités », a estimé le président Boni Yayi. « Il y a des chefs d’Etat qui travaillent, qui ont lancé de grands projets, qui sont aimés par le peuple et qui sont passés par des méthodes démocratiques pour (réviser) leur constitution ».

A quatre mois des élections présidentielles prévues le 28 février 2016, le parti présidentiel, le FCBE (Forces Cauri pour un Bénin émergent) n’a toujours pas déclaré de candidat.

« On est en pleines consultations », a expliqué M. Boni Yayi, en promettant une annonce pour « bientôt ».

Interrogé sur son possible soutien au banquier d’affaires franco-béninois Lionel Zinsou, nommé Premier ministre en juin à la surprise générale et qui l’accompagnait mardi à Paris, le président béninois est resté vague.

« Il est candidat ? Je ne sais pas, on n’en a pas discuté », a-t-il répliqué avec le sourire. « C’est un excellent Premier ministre », a-t-il juste noté, à propos de M. Zinsou, qui n’a pour l’heure pas fait acte de candidature.

AFP

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