Le président sud-africain Jacob Zuma survit à une motion de censure

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Le président sud-africain Jacob Zuma à Cape Town le 12 février 2015 (Photo Rodger Bosch. AFP)

Le président sud-africain Jacob Zuma à Cape Town le 12 février 2015 (Photo Rodger Bosch. AFP)

Le parlement sud-africain a rejeté mardi une motion de censure visant le président Jacob Zuma, dont le deuxième mandat est marqué par de virulentes attaques de l’opposition qui demande sa démission, des dissensions au sein de son parti et des ennuis judiciaires.

Sans surprise, la motion qui accusait le président Zuma d’avoir causé « des dommages irréparables à l’économie » n’a pas obtenu mardi la majorité des suffrages nécessaires. Elle a recueilli 99 voix pour et 225 voix contre, dans un parlement largement dominé par le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis 1994.

Dans sa motion, le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), dénonçait « le leadership irrationnel, irresponsable et dangereux qui a causé des dommages irréparables » à la première économie industrialisée d’Afrique, dont la croissance est en berne à 1,3% en 2015.

« La quête de notre président pour le pouvoir ne s’est jamais faite dans le but de créer une Afrique du Sud plus prospère mais seulement dans le but de créer un Jacob Zuma plus riche », a affirmé le leader du DA, Mmusi Maimane, en présentant la motion.

Le président Zuma est particulièrement dans le collimateur de l’opposition depuis sa décision brutale en décembre de remplacer son ministre des Finances, le respecté Nhlanhla Nene, par un député inexpérimenté, David van Rooyen, un changement qui avait fait chuter la devise sud-africaine.

Face à l’affolement des marchés, Jacob Zuma avait été contraint de nommer Pravin Gordhan, qui avait déjà occupé ce poste de 2009 à 2014. En quatre jours, l’Afrique du Sud avait connu trois ministres des Finances.

Malmené sur le terrain politique, le président sud-africain est également inquiété par la justice, et une affaire de corruption qui l’embarrasse depuis près de dix ans pourrait également le rattraper.

Mardi, le DA a présenté devant un tribunal de Pretoria ses arguments pour réengager des poursuites à l’encontre du président dans ce scandale. L’audience doit se poursuivre mercredi.

Inculpé pour corruption, racket et fraude fiscale en décembre 2007, quelques jours seulement après avoir ravi la tête de l’ANC, Jacob Zuma était soupçonné d’avoir sollicité des pots-de-vin pour l’attribution d’un marché public d’armement de plusieurs millions de dollars.

AFP

 

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