Le sida, encore le sida!

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SidaVu les dégâts que cause cette pandémie dans le monde, sur­tout en Afrique, et tenant compte du fait que le premier jour du mois de décembre est décrété par les Nations unies

Journée mondiale de la lutte contre le sida, il serait important que durant les mois de décembre, de janvier et surtout de février, dit « mois des amoureux », voire même durant toute l’année, les cam­pagnes de lutte contre le sida s’amplifient à travers la distribution des préservatifs et des dépliants, mais aussi la projection de films dans des villages, les villes, les grandes agglomérations, les lieux de culte, les rassemblements de toute nature, les transports en com­mun, les marchés et autres places publiques.

Contrairement à ce que pense l’opinion selon laquelle cette mala­die est une invention pour changer l’avis des amoureux, la pandé­mie est bien là. Les structures nationales et internationales appro­priées ne devraient pas baisser les bras vue la précocité de la jeunesse et le désordre sexuel de certains adultes. Aussi, la ques­tion que l’on doit se poser est la suivante: cette précocité chez les jeunes et ce désordre chez les adultes s’accompagnent-ils de rap­ports protégés ?

Les campagnes de sensibilisation devraient aller au-delà des ac­tions ponctuelles organisées ici et là lors des journées retenues pour combattre la pandémie. Elles devraient être pérennes tout au long de l’année et se dérouler partout avec des projections ciné­matographiques indiquant les moments essentiels que sont la connaissance de la maladie, sa prévention, le dépistage, les dégâts causés et la prise en charge des malades, ceci en images surtout.

Tenez ! Une personne qui, involontairement, assiste à la projection d’un film dans lequel sont montrées les ravages de la maladie se­rait plus amenée à se discipliner qu’une personne qui ne reçoit que des écrits et des préservatifs. Lorsqu’on fréquente les marchés et les transports en commun l’on constate que rares sont les débats sur l’ampleur des dégâts que cause cette pandémie. Les jeunes gens parlent plus de football, de politique, de musique et des af­faires ; ils ignorent volontiers que c’est la santé qui conditionne toutes les activités humaines.

Triste constat dans nos villages et communes urbaines, le sida n’est pas une préoccupation pour bon nombre de gens, surtout les jeunes. Cela se vérifie par des alliances spontanées qui se font et se défont sans la moindre précaution, car rares sont des jeunes qui se confient aux structures appropriées pour connaître leur état sé­rologique.

Et que dire des manifestations festives à l’intérieur des villages et localités lors de la célébration d’anniversaires de leur fondation ? Le cinquantenaire et le centenaire sont des moments propices qui réunissent les ressortissants de ces localités ; mais ces moments sont muets sur le combat contre le sida, les gens étant plus sou­cieux de manger et de boire que de parler de choses sérieuses.

Plus que jamais, il convient d’inciter les structures nationales ap­propriées à redoubler d’efforts afin que des antennes aux actions visibles soient présentes dans les villes et les villages. Plus la né­gligence consciente envahit le mental des gens plus la porte s’ou­vre pour cette pandémie.

Faustin Akono

 

 


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