Les chefs d’Etat d’Afrique centrale pour une autorité de transition en Centrafrique

Les chefs d’Etat d’Afrique centrale pour une autorité de transition en Centrafrique

Les chefs d’Etat d’Afrique centrale ont estimé mercredi impossible de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia comme président de la Centrafrique, demandant la mise en place d’autorités de transition, a l’issue d’un sommet à N’Djamena au sujet de la crise centrafricaine.

En l’état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé, a déclaré le président tchadien Idriss Déby à l’issue du sommet.

Michel Djotodia, chef de la rébellion du Séléka, a renversé il y a dix jours le président François Bozizé.

Selon le président tchadien, un collège élu par les forces vives de la Nation doit prendre la tête de la transition et jouer le rôle de l’exécutif. Ce collège doit élire un président de la transition.

La période de transition ne doit pas excéder 18 mois.

Idriss Déby a également annoncé la mise en place d’un organe législatif qui va rédiger la Constitution et jouer le rôle de l’Assemblée.

Dès demain, une mission composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), les partenaires et les représentants des Nations de l’Union Africaine, de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la francophonie doivent se rendre à Bangui pour porter ce message aux Centrafricains a ajouté M. Deby.

Le Président tchadien précisé qu’à l’issue de cette mission, un nouveau sommet de la CEEAC se tiendrait à N’Djamena.

On va se concerter avec les autres (chefs du Séléka) et on va réfléchir, a simplement commenté le général Moussa Mohamed Dhaffane, un des principaux leaders du Séléka et l’un des cinq ministres d’Etat de l’actuel gouvernement d’union nationale de la Centrafrique.

La coalition rebelle Séléka a pris le pouvoir à Bangui, jugeant que François Bozizé n’avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre.

L’ambassadeur de l’Union européenne à Bangui, Guy Samzun, a salué les décisions du sommet de N’Djamena.

Comme prévu par l’accord de Libreville, il y a un exécutif au pouvoir renforcé qui est le Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l’ancienne opposition à François Bozizé, et la création d’un Comité national de transition. Ce Comité sera composé de toutes les parties présentes à Libreville. Son président sera élu en son sein et deviendra la président de la République, a commenté l’ambassadeur.

On peut penser que ce sera Michel Djotodia, qui n’est pas du tout rejeté du processus, au contraire a-t-il estimé.

Bona

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