Les économies africaines ont une marge de progression possible

by OEIL D'AFRIQUE | 10 septembre 2012 15 03 37 09379

Les économies africaines ont une marge de progression[1]

Le Forum économique mondial vient de publier l’édition 2012-2013 de son étude comparative de la compétitivité des pays à travers le monde

L’étude mesure le degré de compétitivité de 144 pays sur la base d’indicateurs répartis en trois « piliers » essentiels de croissance et de compétitivité : les exigences fondamentales en matière de compétitivité (institutions, infrastructures, environnement macroéconomique, santé et éducation de base) ; les améliorateurs d’efficacité (enseignement supérieur et formation, efficacité du marché des biens, efficacité du marché du travail, développement des marchés financiers, développement technologique, taille du marché) ; et les déterminants d’innovation et de sophistication (degré de sophistication de l’environnement des affaires et innovation).

Six pays africains – le Gabon, la Guinée, le Libéria, les Seychelles, la Sierra Leone et la Libye – ont été intégrés cette année dans l’étude. Les dix premières places du classement mondial sont occupées par la Suisse, qui maintient son statut pour la quatrième année consécutive, suivie par Singapour, la Finlande, la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni, Hong Kong et le Japon.

Le rapport note, pour la deuxième année consécutive, un recul de trois places de la France, qui passe de la 15e place en 2010 à la 21e en 2012, et un recul de trois places de la Chine, qui se retrouve cette année à la 29e place.

En Afrique, c’est l’Afrique du Sud qui se maintient en tête (52e), malgré sa chute de deux places. Elle est suivie par l’île Maurice (54e).

Quatre pays du continent, tous anglophones, ont enregistré des progressions. Il s’agit du Nigeria (+12), du Ghana (+11), de la Zambie (+11) et du Rwanda (+7). On peut également constater une nette progression du Maroc, qui a gagné trois places et se retrouve à la 70e position.

Toutefois, le rapport note une marge de progression possible pour le Nigeria en matière d’accès au financement, de corruption et d’infrastructures, et un surcroît d’efforts à mener par le Maroc pour améliorer sa bureaucratie.

En Afrique francophone, le Cameroun, malgré « la corruption », gagne quatre places et occupe la 112e position ; le Sénégal et le Bénin, qui occupent respectivement les 117e et la 119e positions, régressent « faute de trouver une solution aux problèmes d’accès au financement, de taxes et de régulation fiscale ».

Le rapport fait état de la stagnation à 128e place du Mali, devant la Côte d’Ivoire qui perd deux places (131e), deux pays « handicapés par les problèmes d’accès au financement, de corruption et d’infrastructures inadéquates » et perturbés par l’instabilité politique.

Le Burkina Faso et la Guinée, au bas du tableau, occupent respectivement les 133e et 141e place. Ces deux pays sont confrontés à des problèmes d’accès au financement, de corruption, d’infrastructures inadéquates et de taxes, indique l’étude, qui invite la Guinée à s’attaquer à la gestion de l’inflation et à la régulation des taux de change par rapport aux devises étrangères.

Noël Ndong

 

Endnotes:
  1. [Image]: http://oeildafrique.com/les-economies-africaines-ont-une-marge-de-progression-possible/les-economies-africaines/

Source URL: http://archives.oeildafrique.com/les-economies-africaines-ont-une-marge-de-progression-possible/