Les élections américaines: les Congolais des USA et Barrack Obama

Les élections américaines: les Congolais des USA et Barrack Obama
Je viens de suivre un échange intéressant, entre Congolais des USA, sur les élections américaines à venir. Ce qui m’a, cependant, surpris c’est la création, par certains compatriotes, d’une page facebook Congolese Americans For Barack Obamaen soutien au président Obama! En tout cas, je suis terriblement choqué.À ces compatriotes-là, je dis simplement ceci : Barack Obama que vous soutenez, est l’un des présidents les plus barbares, non seulement des États-Unis mais du monde. Sachez qu’il est un ancien agent de la CIA, tout comme le reste de sa famille ─ je veux dire son père ainsi que sa mère. Connaissez-vous son maître à penser? Je vois que non. Bon, il s’appelle Zbigniew Brzezinski, l’un des plus grands stratèges américains. Plus cynique et diabolique que lui, tu meurs. C’est ce monsieur qui nous a sorti Barack Obama de son chapeau. Et il aime bien dire que les « néocons [les Bush et consorts] sont des cons ». Vous savez pourquoi? Parce que d’après lui, les USA n’ont pas besoin d’envahir d’autres pays comme l’ont fait les Républicains sous Bush en Irak, par exemple. Lui prône des déstabilisations terriblement meurtrières par procuration. C’est d’ailleurs ce que son poulain Barack applique religieusement depuis son arrivée au pouvoir.
Petit récapitulatif : en 2006, alors qu’il est encore sénateur, Barack Obama participa à une opération de déstabilisation du gouvernement kenyan dirigé par le président Kibaki, afin d’imposer le candidat de l’Occident, Raila Odinga, fils de Jaramogi Oginga Odinga, qui eut pour principal conseiller politique le père d’Obama. Le monde est vraiment petit. Durant son court mandat de sénateur, Barack Obama a vu promulguée une loi « de promotion de l’aide, de la sécurité et de la démocratie en RD Congo » alors parrainée par douze autres sénateurs, dont Hillary Clinton. Une fois au pouvoir, Obama ne s’en souviendra même pas. Mais ce n’est rien.
C’est vraiment avec le fameux « printemps arabe » qu’on s’aperçoit du vrai Obama, le bon élève de son maître Brzezinski. Comme vous le savez tous, il est généralement admis que ce sont les révoltes populaires qui ont mis un terme aux régimes de Ben Ali et Moubarak. Bon, ça c’est pour la télévision. C’est sûr que vous ne vous êtes pas aperçus de la main invisible de l’Oncle Sam. En fait, au moment où des jeunes arabes manipulés scandaient « Ben Ali dégage », « Moubarak dégage », dans les coulisses, des officiers tunisiens, dont le général Annan, proche de Washington ─ en fait, lorsque les troubles ont commencé, la plupart des généraux étaient aux USA, avançaient dans leur coup d’État contre Ben Ali. Pour se débarrasser de Moubarak, Obama délégua Franck Wisner, ancien ambassadeur des USA en Égypte et fils de Wisner sr, l’un des fondateurs de la CIA, pour demander au dirigeant égyptien de se barrer. Paraît-il, un général américain était aussi dans le coup. Bon, c’est une autre histoire. Mais dit-on à Washington, c’est maintenant l’heure des Islamistes, les vrais amis des USA. Ah oui, j’oubliais déjà.
C’est en Libye qu’Obama se la jouera tout doux. Pour tout dire, si la France a pris les devants des opérations militaires en Libye, c’est parce qu’Obama l’avait permis. En fait, presque toute la logistique de l’OTAN, durant l’opération, a été fournie par les USA. Disons qu’ils ont presque tout supervisé. Et c’est sans oublier que les agents de la CIA étaient présents sur le sol libyen bien avant le déclenchement de la fameuse « fausse-révolte » de Benghazi. Mais c’est en Syrie que Barack Obama se montre coriace. La stratégie de la « déstabilisation par pseudo-révolution » n’a pas fonctionné. Un peu comme en Libye quoi! Donc, on passe à la phase suivante : on arme tous les fous de la planète, histoire d’orner le joyeux festin. Dans la guerre que le nègre de la Maison Blanche livre à ce pays (Syrie) qui ne lui a rien fait, Obama a fait appel aux amis d’Al Qaeda. Cette opération porte un nom : faisons partir Bashar Al-Assad en tuant le maximum d’enfants et de femmes syriens. Voilà les amis, vous êtes donc servis.
Maintenant, ne me demandez pas pour qui voter en novembre. Et si je dois voter parce que quelqu’un a pointé une arme entre mes deux yeux, je choisirais, malgré moi, Mitt Romney. Le problème, c’est qu’il est vraiment con. Bon, un peu comme la plupart des présidents américains qui servent la ploutocratie à la place du peuple. Je bois mon lait…Patrick Mbeko
Patrick Mbeko

Patrick Mbeko

L'analyste des questions géopolitiques.



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