L’ex-ministre ivoirien de Gbagbo arrêté au Togo accusé d’activités subversives

L’ex-ministre ivoirien de Gbagbo arrêté au Togo accusé d’activités subversives

L`ex-ministre de Gbagbo, Lida Kouassi à son arrivée à l`aéroport FHB d`Abidjan.Photo /Abidjan.net

LOME – Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté mercredi au Togo, se livrait à des activités subversives visant à déstabiliser le régime d’Abidjan, a affirmé la police togolaise.

La perquisition effectuée à son domicile a permis la saisie de certains documents révélant l’existence d’activités subversives tendant à la déstabilisation du régime en place en Côte d’Ivoire, a affirmé le directeur de la police togolaise, le colonel Matieyendou Mompion, dans un communiqué lu tard mercredi sur la télévision nationale.

Arrêté mercredi à Lomé où il vivait en exil depuis un an, puis extradé à Abidjan, M. Kouassi était visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par la justice ivoirienne, a indiqué à l’AFP une source judiciaire ivoirienne.

Le dernier en date, émis le jour même de l’arrestation, porte sur des crimes de sang, et le second, délivré en juin 2011, sur des crimes économiques, a ajouté cette source, sans plus de précision.

L’ex-ministre est inculpé de vol en réunion à main armée, commis avec violence et effraction, détournement de deniers publics, concussion, atteinte à l’économie publique, pillage et complicité desdites infractions commises lors de la crise née des élections présidentielles de novembre 2010 en Côte d’Ivoire, a détaillé le responsable policier togolais, en référence au mandat d’arrêt pour crimes économiques.

Moïse Lida Kouassi s’était exilé à Lomé avec sa famille juste après la fin, le 11 avril 2011, de la crise née en décembre 2010 du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre. La crise a fait quelque 3.000 morts.

En application des accords de coopération policière existant entre nos deux pays, il a été remis pour les suites de l’enquête à une délégation de l’Interpol Côte d’Ivoire venue à cet effet, a expliqué le colonel Mompion.

Cependant, un proche de l’ancien ministre a affirmé à l’AFP n’avoir jamais entendu parler jusque-là d’un quelconque mandat d’arrêt international de la justice ivoirienne. Il ne fait pas partie du gouvernement depuis 2002, on ne peut donc lui reprocher un quelconque crime économique ou de sang, a-t-il dit.

M. Lida Kouassi était ministre de la Défense en septembre 2002, lors du coup d’Etat manqué de rebelles venus du Nord ivoirien contre M. Gbagbo. Il s’était fait discret depuis plusieurs années, et n’a pas occupé les avant-postes dans le camp Gbagbo durant la crise de 2010-2011.

Selon la source judiciaire, la justice ivoirienne a délivré depuis un an une vingtaine de mandats d’arrêt contre des caciques du régime déchu actuellement en exil, notamment au Ghana et au Togo. Aucun n’avait auparavant été exécuté.

©AFP

Bona

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