Liberia: cité dans une affaire de corruption, le président de l’Assemblée nationale démissionne

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Le président de l’Assemblée nationale du Liberia, Alex Tyler, notamment cité dans une affaire de corruption, a annoncé le 1er septembre, sa démission, afin de répondre aux chefs d’accusation portée à son encontre.

Le « speaker » de la chambre basse du parlement libérien, Alex Tyler, est mis en cause pour corruption présumée dans la tentative d’acquisition par le groupe britannique Sable Mining de la concession minière des Monts Wologozi (dans le nord-ouest du pays).

Arrêté fin mai, quelques jours après la parution d’un rapport de l’ONG Global Witness le mettant en cause pour corruption par le groupe britannique Sable Mining qui cherchait à obtenir une concession minière dans le pays, le président de l’Assemblée nationale a jugé bon d’abandonner cette fonction.

Un bras de fer s’était engagé avec une partie des députés qui réclamaient son départ en raison de son implication présumée dans le scandale de « Sable Mining ».

« Par le présent acte, je me récuse de la présidence plénière de l’Assemblée nationale », a déclaré à la presse à Monrovia, Alex Tyler, troisième personnalité de l’État, après la présidente Ellen Johnson Sirleaf et le vice-président Joseph Boakai.

A la suite d’une parution du rapport de Global Witness le 11 mai 2016, cinq personnes, ainsi que la compagnie minière britannique Sable Mining accusée de leur avoir versé des pots-de-vin, ont été inculpées pour « crimes économiques » par les autorités libériennes.

Parmi les personnes mises en cause, figurait Varney Sherman, secrétaire général de Unity Party (au pouvoir).

L’Ong britannique, s’appuyant sur des documents internes de Sable Mining, accuse la société d’avoir versé des dizaines de milliers de dollars comme pots de vin à plusieurs personnalités libériennes afin d’obtenir une modification de la réglementation minière du pays, dans l’optique d’obtenir la licence d’exploration sur le très attractif gisement des Monts Wologozi -concession qu’elle n’a finalement pas obtenue-, sans passer par un appel d’offres concurrentiel.

Global Witness accuse la compagnie minière d’avoir payé près de 960.000 dollars à plusieurs responsables libériens ou à leurs proches entre 2010 et 2012 pour s’assurer leurs faveurs en vue de l’obtention de concessions pour l’extraction de minerai de fer.

© OEIL D’AFRIQUE


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