Libéria : Taylor paye pour ses crimes parmi les grands criminels en Grande-Bretagne

Libéria : Taylor paye pour ses crimes parmi les grands criminels en Grande-Bretagne
Charles Taylor

L’ex-président libérien Charles Taylor

Charles Taylor est écroué depuis quelques mois en prison en Grande Bretagne. L’ancien président libérien accusé et condamné pour crimes contre, Charles Taylor en a pour 50 ans de prison pour tous les crimes que lui et ses hommes de mains ont commis durant le temps qu’il a dirigé le Libéria au moment de la guerre civile de la Sierra Leone. A cet effet, pour ses crimes contre l’humanité et pour son rôle pendant la guerre civile en Sierra Leone Charles Taylor est incarcéré à la prison de Frankland, un centre pénitentiaire de haute sécurité près de Durham de la Grande Bretagne. C’est sa femme qui a donné la première indication de son lieu de détention qui était tenu  jusque-là secret.

En effet, Victoria Addison Taylor femme de Charles Taylor est montée ces derniers jours au créneau pour dénoncer le sort qui est réservé à son mari et le traitement qu’on lui fait dans sa cellule. Taylor purge sa condamnation  dans cette prison bien sécurisée dans le nord-est de l’Angleterre en compagnie de grands criminels. Pour son épouse, il s’agit d’une violation de ses droits que de le détenir dans le même lieu que des grands criminels. C’est ce qui ressort d’entretien qu’elle a eu avec un journaliste de l’AFP à Monrovia, la capitale libérienne.

« Il a été emmené dans cette prison où des grands criminels, terroristes et autres criminels britanniques de droit commun sont détenus, et il est maintenant classé comme un prisonnier à haut risque. (…) Il est en train d’être humilié, et on ne peut pas traiter ainsi un ancien chef d’Etat. Il est quotidiennement soumis à des fouilles au corps », a déclaré Mme Victoria Taylor. Dans sa réaction, Mme Taylor affirme qu’elle a des informations sur les conditions de détention de son mari à travers sa belle-fille, Charlene Taylor, née d’un précédent mariage et vivant en Grande-Bretagne. « Charlene Taylor n’a cependant pas pu le voir et ne lui a parlé qu’une fois depuis qu’il est à Frankland », a-t-elle ajouté.

Mais en Grande Bretagne, le ministère de la Justice ne compte pas confirmer le lieu de détention de l’ancien président libérien. « Nous ne confirmons pas les adresses des individus », a répondu ce ministère à l’AFP.

Sur les conditions de détention de Charles Taylor, le gouvernement britannique indique qu’il n’y a pas de faveur. En Angleterre, tous les prisonniers sont des prisonniers, Charles Taylor aussi, bien qu’il soit un ancien président de la République. Etant donc un prisonnier condamné, Charles Taylor est traité comme tel et ne bénéficiera d’aucune circonstance ou d’un traitement spécial lié à son ancien statut.

Depuis l’année 2007, année d’ouverture de son procès à la Haye au Pays Bas, Charles Taylor, était détenu à la CPI. Il a été transféré le 15 octobre en Grande-Bretagne par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), qui l’a jugé et n’a pas révélé son lieu de détention. Il avait souhaité purger sa peine dans une prison au Rwanda, afin d’être plus près de sa famille.

Charles Taylor (65 ans) est condamné pour les crimes  contre l’humanité pendant la guerre civile en Sierra Leone (mars 1991-début janvier 2002), qui a fait 120.000 morts et des milliers de civils mutilés, des crimes qu’il aurait cautionné durant sa présidence à la tête du Liberia de 1997 à 2003.

Didier ASSOGBA
Lomé – Oeildafrique.com

 


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