L’Italienne Mariani enlevée en Algérie a été libérée et se trouve au Burkina

L’Italienne Mariani enlevée en Algérie a été libérée et se trouve au Burkina

Maria Sandra Mariani parle avec un officier burkinabé, le 17 avril 2012 à Ouagadougou © AFP

L’Italienne Maria Sandra Mariani, enlevée le 2 février 2011 en Algérie par des membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a été libérée et a quitté Ouagadoudou pour l’Italie, a-t-on appris mardi de sources officielles.

« Maria Sandra Mariani est libre. Je viens d’informer sa famille », a indiqué le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi dans un communiqué. « Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à cette issue positive », a-t-il ajouté.

L’ex-otage a pu appeler sa famille. « Je suis au paradis, enfin je suis libre. J’ai beaucoup pensé à vous et je vous embrasse tous. Je vais bien », a-t-elle dit.

Mardi soir, Mme Mariani était en route pour l’Italie après s’être trouvée « en sécurité » dans un hôtel à Ouagadougou.

« Elle est là, elle est en sécurité dans un hôtel. Elle se porte bien malgré le choc lié à ce qu’elle a vécu », a déclaré à l’AFP dans la capitale du Burkina Faso un haut responsable sécuritaire burkinabè généralement impliqué dans les négociations pour la libération d’otages.

L’ex-otage, âgée de 53 ans, visiblement très affaiblie avant de prendre l’avion, a été « récupérée par les autorités burkinabè dans la région de Tessalit », au nord du Mali – zone actuellement contrôlée par un mouvement islamiste malien Ansar Dine – a déclaré à l’AFP le haut responsable sécuritaire burkinabè.

Maria Sandra Mariani, a ensuite quitté Ouagadougou peu après 20H00 (heure locale et GMT) pour l’Italie à bord d’un avion affrété par le gouvernement italien, a constaté un journaliste de l’AFP.

En Italie, le père de l’ex-otage a fondu en larmes en apprenant la nouvelle chez lui à San Casciano Val di Pesa, au sud de Florence. Les parlementaires ont interrompu leurs travaux pour l’applaudir.

Les conditions de la libération n’ont pas été divulguées. « Il y a eu à la fois action diplomatique et action des services de renseignements. Il y a des détails que nous ne pouvons pas divulguer », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères.

Selon ce dernier, l’Italienne a été transportée dans deux ou trois pays durant sa détention, mais il n’a pas indiqué dans quel pays elle avait été détenue.

Le ministre de la Coopération internationale et de l’Intégration Andrea Ricardi a annoncé qu’il se rendrait au Burkina vendredi pour remercier le gouvernement. « C’est la fin heureuse d’une très longue captivité », s’est-il félicité.

Maria Sandra Mariani, 53 ans, avait été kidnappée dans la région d’Ilidina, près de la ville de Djanet, dans le sud-est de l’Algérie où elle voyageait en compagnie d’un chauffeur et d’un guide.

Les deux hommes avaient été libérés peu après. Le 18 février, elle avait affirmé être entre les mains d’Aqmi, dans un enregistrement audio diffusé par la chaîne de télévision Al-Arabiya basée à Dubaï.

Selon des sources concordantes, elle était détenue par l?unité combattante (katiba) d?Aqmi dirigée par Abou Zeid, l’un des chefs de l?organisation considéré comme brutal. Ce dernier est tenu pour responsable d?une série d?enlèvements, dont celui du Britannique Edwin Dyer exécuté en juin 2009.

Une nouvelle preuve de vie de l’otage avait été montrée le 21 juillet à Bamako à un journaliste de l’AFP par une source proche de la médiation.

L’Algérie a salué cette libération.

« Nous nous félicitons vivement de la libération de la ressortissante italienne Maria Sandra Mariani et nous formons le voeu ardent que tous les otages détenus par différents groupes puissent, à leur tour, recouvrer la liberté et revenir, sains et saufs, à leurs familles et à leurs proches », a indiqué un porte-parole du ministère, Amar Belani.

Une autre italienne, Rossella Urru, enlevée en Algérie en octobre 2011 avec deux Espagnols, se trouve toujours aux mains de ses ravisseurs.

En mars dernier, le Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l’ouest (MUJAO) a réclamé trente millions d’euros en échange de leur libération, avait indiqué à l’AFP au Mali une source proche des médiateurs impliqués dans ce dossier.

©AFP

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