Littérature : « La saison de l’ombre » offre le prix Femina à la Camerounaise Léonora Miano

Littérature : « La saison de l’ombre » offre le prix Femina à la Camerounaise Léonora Miano
Léonora Miano

La Camerounaise Léonora Miano

Le « Prix Femina », un prix littéraire qui récompense chaque année une œuvre de langue française écrite en prose ou en poésie vient de connaître ses lauréats de l’édition 2013. Attribué chaque premier mercredi du mois de novembre à l’hôtel de Crillon à Paris, le Prix de cette année 2013 est allé à la Camerounaise Léonora Miano, auteur du roman « La Saison de l’ombre ».

« La saison de l’ombre » est un roman qui évoque le basculement d’un monde pour une communauté africaine confrontée à la traite négrière et à la disparition d’êtres aimés. Le chaque du prix composé exclusivement de femmes comme à chaque édition a attribué le prix à la camerounaise pour la pertinence du thème traité et à la portée du roman qui est encore d’actualité.

« La saison de l’ombre » est le septième (7e) roman de cette écrivaine camerounaise née à Douala en 1973. La lauréate vit en France depuis 1991 où elle était allée pour poursuivre ses études. Léonora Miano, Prix Femina 2013, dans son roman, se glisse dans l’esprit et le cœur de la communauté Mulongo, embarquée malgré elle dans la sombre aventure de la traite négrière. « La saison de l’ombre » décrit l’effondrement des repères et fait entendre la voix de ceux qui sont restés en Afrique. Pour l’auteur, il s’agit d’un texte « africo-centré ».

Outre la récompense de la Camerounaise, « Le Femina du meilleur roman étranger » a été décerné au romancier américain Richard Ford pour Canada. Enfin, le prix Femina de l’essai a été attribué à Jean-Paul et Raphaël Enthoven pour le Dictionnaire amoureux de Marcel Proust.

« C’est un grand roman avec un souffle romanesque captivant. Nous avons affaire à un grand écrivain. Elle a l’avenir pour elle », a dit Diane de Margerie, présidente du jury. La romancière Benoite Groult, 93 ans, a annoncé sa démission du jury du prix Fémina pour des raisons personnelles. « Je lis moins… et je n’habite plus à Paris », a déclaré Léonora Miano

Rappelons que le prix « Femina » est un prix littéraire français, créé en 1904 par vingt-deux collaboratrices du magazine « La Vie heureuse » soutenu aussi par le magazine « Femina », sous la direction de la poétesse Anna de Noailles afin de constituer une autre proposition au prix Goncourt qui consacrait de facto des hommes.

Didier ASSOGBA
Lomé – Oeildafrique.com

 

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