L’opinion de la jeunesse RD Congolaise sur la situation politique du pays.

L’opinion de la jeunesse RD Congolaise sur la situation politique du pays.

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La République Démocratique du Congo ce grand et beau pays ou bien social et communautaire, doit avoir un seul objectif ultime. Pour ce faire, elle doit être organisée dans le sens de rencontrer les préoccupations et attentes de son peuple, le souverain primaire.

Quelques jeunes Congolais le 15/07/2011 dans la salle Boboto à Kinshasa, participent aux travaux de la table ronde de la jeunesse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Quelques jeunes Congolais le 15/07/2011 dans la salle Boboto à Kinshasa, participent aux travaux de la table ronde de la jeunesse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Elle doit à cet effet s’adonner à accomplir cette noble mission avec le concours actif de tous : le peuple surtout, les partenaires aussi. D’où, l’implication de tous dans la recherche des solutions aux propres problèmes.

Malheureusement l’on remarque que les gens disposés à respecter des principes de justice sont de plus en plus rares. « Nous avons des missiles bien guidés mais des hommes mal guidés disait Martin Luther King, ce célèbre défenseur des droits civils ». Or,  dès que la couche d’ozone de la justice est trouée, il est probable que le trou s’élargisse.

Depuis les élections du 28 Novembre 2011, la RDC se situe en deçà de la mode, et tout devient sujet tabous. La dégradation horrible du pays depuis, est considérée comme une vaine littérature. Plus de trois ans jour pour jour, bien des situations abordées alors ont subit des profondes mutations lesquels conditionnent l’avenir de la République notamment : la liberté, les droits humains et la dignité citoyenne s’appliquent de manière anarchique.

C’est dire dans ces circonstances l’échec évident de la démocratie a imposé son rythme machiavélique dans tous les domaines de la vie.

Le monde est témoin du triomphe de la perversion des valeurs, us et coutumes ; rien d’apporteur n’est enregistré dans le territoire si pas une accélération inouïe de l’insécurité, une régression économique au sens réel du mot hors mise la croissance économique conceptuelle et fantaisiste, la baisse scandaleuse du niveau de vie qui a pour conséquence, une désagrégation totale des structures sociales. Cela fait comprendre à l’opinion que la R.D.C embrasse l’avenir en reculant. Pour tout dire, la démocratie prend une autre réflexion pour le cas de la RDC ; plusieurs dossiers à évoquer à ce sujet notamment celui des hommes politiques arrêtés arbitrairement « Eugène DIOMI NDONGALA, Jean Bertrand EWANGA pour ne citer que ceux-là.

D’une problématique à une autre comme d’habitude depuis l’après colonisation, la jeunesse congolaise s’apprête à vivre un nouveau scénario politique après celui vécu en 2011.

La question est à nos jours celle de comprendre le vrai sens de la démocratie. Selon l’ancien  Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Boutros Boutros GHALI l’Egyptien, « La démocratie n’est pas un modèle à copier, mais un but à atteindre par tous les peuples, et à assimiler par toutes les cultures. Elle peut prendre plusieurs formes selon les caractéristiques et les circonstances des diverses sociétés ». 

En résumant sa pensée, la démocratie en tant que culture se veut d’un Etat à agir conformément à ses aspirations au regard de ses ambitions taillées sur les besoins collectifs de sa population, et n’a pas de modèle du type copie-collée que les Nations doivent suivre. Raison pour laquelle, il est recommandé à chaque Nation de se choisir les valeurs sur lesquelles doit reposer leur vie, c’est à dire leur articulation et leur fonctionnement. Il s’agit du consensus national lequel doit être respecté par tous.

Pour mettre en application cette considération idéaliste et sortir l’Etat congolais de l’emprise du colonisateur, le législateur a repris expressément que « Le peuple congolais uni par le destin et par l’histoire autour de nobles idéaux de liberté, de fraternité, de solidarité, de justice, de paix et de travail ». Il a enchainé que « réaffirmant son droit inaliénable et imprescriptible de s’organiser librement et développer sa vie politique, économique, sociale et culturelle selon son propre génie ». L’intention du législateur est de façonner le pays à l’image de la définition de l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies selon qui, la démocratie est un consensus national exprimé librement par le peuple à travers une majorité absolue ; dit-on « VOX POPULUS, VOX DEI ». 

Tirant les conséquences de ce qui précède, en égard à la situation politique que traverse la RDC depuis l’issue malheureuse des élections du 28 novembre 2011, la meilleur voie la mieux indiquée est celle « D’un DIALOGUE inclusif et franc » sans lequel toute démarche sera vouée à l’échec à l’image des concertations nationales organisées en septembre 2013.

Face aux grandes mutations qui tourmentent le monde en ce 21ème siècle, la jeunesse estime en toute responsabilité et conscience de tenter de nouveau l’expérience de la recherche de la paix avec à la base, le dialogue.

A cette problématique, la Jeunesse du pays à travers l’Association des Jeunes pour le Renouveau « A.J.R », demande à toutes les forces vives de la nation de se dépasser d’eux-mêmes au profit de l’intérêt supérieur du pays. Toutes leurs aspirations doivent se distancer de leurs appétits égoïstes ; ils sont ici invités à servir de bons exemples à respecter la volonté souveraine de la population. C’est la seule voie qu’il faut pour nous inspirer des bonnes mœurs car c’est mieux d’apprendre à l’enfant la vérité, quand il grandira il ne s’en détournera pas. 

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Tenant pour acquis que ce cadre de dialogue doit revêtir toutes les caractéristiques d’une réconciliation nationale, afin d’écarter du pays tous les germes de conflits de toute nature ; et assurés que le dialogue franc et constructif devra être le maître-mot de ces assises sans interférence d’une quelconque main nuisible ou partisane. D’où, l’implication de toutes les couches sociales constituant la classe dirigeante ; il s’agit des délégués du pouvoir, de l’opposition ainsi que de la société civile dont la représentation de la jeunesse à travers les grands mouvements associatifs à l’instar de l’Association des Jeunes pour le Renouveau.

Par ailleurs, on ne peut manquer de s’étonner qu’à l’heure actuelle, où les nations du monde s’en pressent au développement, la RDC pour des raisons individuelles et de groupes d’hommes s’apprête à disparaitre dans le concert des nations.

La jeunesse qui se trouve à l’heure du choix, doit dissiper l’équivoque et lever une sorte d’ambigüité à cause de sa vocation souveraine entant que peuple. Par conséquent, elle doit choisir entre la paix qui conditionne son avenir et le militantisme qui est une mort. Or, entre la vie et la mort le choix est clair.

C’est pourquoi, en vertu de la règle du droit international de Jus Coggins selon laquelle : Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes ; la jeunesse s’approprie de l’avenir de son pays et de ses devenirs collectifs.

En conséquence c’est un devoir politique  impérieux pour la jeunesse de donner son apport à la résolution des problèmes qui rongent son pays ; aussi, les filles et fils de la RDC à partir de maintenant, sont tous mobilisés contre toute tentative d’une quelconque emprise sous un joug d’un groupe d’individus. S’il faut pour cette cause mettre le doigt sur la gâchette du revolver-RDC de Frantz Fanion, la jeunesse est prête à prendre toute ses responsabilités. Tout homme ou classe politique qui dit et croit être défenseur des droits imprescriptibles des congolais se rend nous l’espérons de notre côté et de façon tangible, car pour la jeunesse, même la passivité à ce niveau équivaut à la complicité. La jeunesse est prête à affronter ce combat sacré de  recherche de la paix et de la cohésion quel qu’en soit le sacrifice quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coute. 

C’est pourquoi, en vertu des prérogatives constitutionnelles que lui confèrent les articles 23, 26, 27et 37, de la constitution du pays, l’Association des Jeunes pour le Renouveau invite toute la jeunesse congolaise aussi de l’intérieur que cette établie à l’extérieur (la diaspora) à se joindre à l’évidence, c’est-à-dire se liguer autour d’elle dans cette lutte en faveur du retour de la paix et la cohésion interne dans la vie congolaise ; lutte qu’elle entend mener jusqu’à la victoire finale. Et toute intervention consistant à faire échec à la jeunesse de façon terroriste face à cette situation constitue une agression et une flagrante violation des droits humains et des lois de la République.

Toute autre tentative de résister par la force à travers une machination d’une frange de la population pour un quelconque détournement de cette démarche républicaine du dialogue  équivaut elle aussi à une complicité et donc une haute trahison de la part de son initiateur ; elle mérite pour ce faire, par la population la mise en application de l’article 64 de la même constitution qui stipule : « Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la présente constitution ». Par violation de la constitution, nous faisons allusion aux articles, 70 et 220 de la constitution en vigueur.

L’Association des Jeunes pour le Renouveau invite la communauté internationale de manière responsable et impartiale à accompagner la RDC dans cette démarche dans la paix et la dignité, au strict respect des droits de l’homme car ces valeurs sont aussi universelles et prioritaires que les intérêts économiques. 

L’A.J.R reste d’avis que l’avenir de la RDC est meilleur pourvu que la bonne volonté soit de mise.

Par Cédric MUDIANTU MUKADI,
Président National de l’Association des Jeunes pour le Renouveau. 

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