L’Université Senghor envisage d’ouvrir des campus en RDC

L’Université Senghor envisage d’ouvrir des campus en RDC

L’Université Senghor Le recteur de la structure, le professeur Albert Lourde, qui a séjourné à Kinshasa dans le cadre du sommet de la Francophonie,  l’a fait savoir aux anciens étudiants congolais de l’ institution au cours d’une rencontre le 15 octobre.

Pour Albert Lourde, l’Université Senghor, bien qu’elle ait triplé le nombre d’étudiants et augmenté le volume des formations, refuse régulièrement deux à trois mille candidats lors du processus de recrutement qui se déroule tous les deux ans. C’est pourquoi, a-t-il fait savoir, il a pris la décision de décentraliser l’université en créant des campus dans différents pays africains dont la RDC en partenariat avec des universités de ces pays. Dans ces campus pourront être dispensées soit des formations qui sont actuellement suivies à Alexandrie soit d’autres formations élaborées en fonction des besoins du pays.

L’Université Senghor

Le recteur Albert Lourde et les anciens étudiants de l’Université Senghor

Déjà, au niveau de l’Afrique de l’Ouest, cette décentralisation des formations est effective au niveau de Ouagadougou où l’Université Senghor a initié un master de pluralisme culturel et développement durable à l’université Ouaga1 ; un master de gestion des projets à Ouaga 2 ; un master d’audit de contrôle de gestion basé sur le risque à l’école nationale des régies financières; un master de micro finance à l’institut supérieur d’informatique de gestion ainsi qu’un master  de gestion des aires protégées à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Un rôle important pour les anciens étudiants

Pour ce faire, le recteur Albert Lourde a déclaré que le rôle de la section RDC de l’Association internationale des diplômés de l’Université Senghor (Aidus) était très important dans la mise en place de ces campus. « Nous recrutons des professeurs parmi les anciens étudiants de l’université pour des cours, ou pour animer des formations continues. Ils ont l’avantage de connaître le pays et peuvent donner des formations adaptées. Ils connaissent les besoins en formation pour le pays dans différents domaines. Ainsi, les campus à ouvrir pourront s’appuyer sur le réseau d’anciens étudiants », a-t-il expliqué, tout en soulignant que les membres de l’Aidus pourraient être les tuteurs de différentes formations à distance qui sont organisées par l’université et qui ne nécessitent pas la présence physique des professeurs mais ont néanmoins besoin des tuteurs.

« Toutes ces activités pourront également valoriser les diplômes des anciens étudiants et contribuer à faire connaître l’université dans les différents pays », a fait savoir le professeur Albert Lourde. Ce dernier a également émis l’idée de pouvoir délocaliser la cérémonie des remises des diplômes aux étudiants dans leurs pays d’origine afin de contribuer à donner de la visibilité à l’Université Senghor d’Alexandrie qui demeure à ce jour la seule université de la Francophonie dont elle est le quatrième opérateur direct avec TV5 Monde, l’Association internationale des maires francophones et l’Agence universitaire de la Francophonie.

À cet effet, le recteur a déploré le peu des candidatures des Congolais aux formations dispensées au sein de l’université donnant ainsi la fausse impression que les ressortissants de l’Afrique de l’Ouest étaient privilégiés au détriment de ceux de l’Afrique centrale.

Des ressources humaines pour l’Afrique

L’Université Senghor d’Alexandrie a été créée lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, à Dakar, en mai 1989. Ses activités ont débuté en octobre 1990 avec la première promotion qui a fréquenté cet établissement privé de 3e cycle. L’Université a pour mission de former des ressources humaines pour le développement africain, c’est sa raison d’être.

Elle a pour vocation d’être une université francophone internationale de 3e cycle à finalité professionnelle, au service du développement africain. Pour ce faire, elle propose un master en développement, étalé en deux années universitaires, de type master professionnel. Elle dispose de quatre département, à savoir  administration-gestion (avec deux spécialités « management de projets  et gouvernance et management public ) ; Environnement (avec deux spécialités gestion de l’environnement et gestion des aires protégées) ; département culture (avec trois spécialités gestion du patrimoine culturel, gestion des industries culturelles et communication et médias  ; département santé (avec deux spécialités : santé internationale et politiques nutritionnelles. L’université organise également des formations continues et des formations à distance à durée variable ainsi que  des colloques, séminaires et conférence à l’intention de ses étudiants et d’un public averti.  L’université a ouvert une école doctorale depuis deux ans et une thèse y a déjà été soutenue.

Dani Ndungidi


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