Mali: 32 militaires arrêtés avec le général Sanogo recouvrent leur liberté

Mali: 32 militaires arrêtés avec le général Sanogo recouvrent leur liberté

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Amadou Sanogo

Amadou Sanogo

Bonne nouvelle pour 32 co-détenus du général Amadou Sanogo, auteur du putsch de 2012. Ces 32 militaires maliens arrêtés en même temps que le général Amadou Sanogo, viennent de recouvrir leur liberté après six semaines de détention. C’est l’un des avocats de la défense qui fait l’annonce ce vendredi.

« Ces 32 militaires ont été libérés jeudi sur décision du ministre de la Défense. Certains étaient malades et parmi eux, figurait une femme enceinte, chargée de la cuisine.», a déclaré cet avocat, Me Tiessolo Konaré. (Soumeylou Boubèye Maïga) L’armée malienne a confirmé la libération de 32 militaires. Me Konaré a indiqué tous avaient été mis à la disposition du général Amadou Sanogo le 13 novembre 2013 sur décision du ministre de la Défense. (…). Selon lui, ces éléments sont légalement affectés à son service.

Ces militaires avaient été arrêtés en même temps que le général Sanogo, le 27 novembre selon les explications de l’avocat. Celui-ci a fait savoir que depuis leur arrestation, ils n’ont pas été présentés à un juge, encore moins à un procès. Ils ne voyaient ni parents, ni amis. Leur libération est intervenue au quatrième jour d’une grève de la faim qu’ils ont observée du 6 au 9 janvier pour protester contre leur détention « Nous avons déposé une plainte contre X pour enlèvement et séquestration. Suite à cela, les détenus ont décidé d’observer une grève de la faim (…) Heureusement, tout s’est bien terminé avec leur libération », a-t-il ajouté. La libération ne met pas fin à la plainte déposé contre X. Cette plainte suit son cours normal selon Me Konaré.

Amadou Sanogo, meneur des militaires ayant renversé le 22 mars 2012 le président Amadou Toumani Touré, a été arrêté et inculpé de complicité d’enlèvement de personnes, selon le gouvernement malien. Dans les mois qui ont suivi ce coup d’Etat, les hommes de Sanogo se sont rendus coupables de nombreuses violences commises contre des militaires considérés comme fidèles au président renversé, ainsi que contre des hommes politiques, des journalistes et des membres de la société civile. Le putsch avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes armés, qui ont occupé cette région pendant plus de neuf mois avant d’en être en partie chassés par une intervention militaire internationale lancée par la France le 11 janvier 2013 et toujours en cours.

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Rappelons en outre qu’à la suite de la promotion du Capitaine Sanogo au rang de général au début du mois d’octobre 2013, certains anciens compagnons du général Sanogo avaient mené une mutinerie à Kati pour contester son grade. L’armée est intervenue pour réprimer les mutins. A la suite de cela des militaires ont été porté disparus. On découvrira le 4 décembre un charnier de 21 corps, sans doute des militaires considérés comme proches de l’ex-président Touré, à Diago dans la banlieue de Bamako. Quatre autres corps seront découverts le 17 décembre et sont soupçonnés être ceux des mutins.

Didier Assogba
Oeildafrique.com


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