Mali : Le Conseil de Sécurité de l’ONU demande la reprise des négociations politiques

Mali : Le Conseil de Sécurité de l’ONU demande la reprise des négociations politiques

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AFP/Archives

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Après les violences à Kidal qui ont poussé quelques centaines de civils à fuir et fait des morts dans les rangs des éléments de l’armée malienne, le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à la désescalade dans le nord du Mali et à la reprise de négociations entre le gouvernement et la rébellion touareg. Les 15 membres du Conseil ont condamné ces violences et ont appelé toutes les parties à agir avec retenue et à s’abstenir de toute nouvelle violence pouvant menacer les civils.

Le Conseil de Sécurité réaffirme son soutien à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire y compris Kidal et estime que seul un processus de négociation crédible et sans exclusive pouvait amener paix et stabilité durables dans le pays.

Les Nations unies demandent la reprise le plus vite possible du cantonnement des groupes armés et de négociations de paix sincères entre Bamako et ces groupes.

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, pour sa part a demandé au Conseil de Sécurité, un renforcement du mandat de la mission de l’ONU au Mali (Minusma). Il a également demandé le désarmement de la rébellion touareg.

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M. Diop réclame un mandat beaucoup plus robuste (..), à même de faire face aux menaces sur le terrain, et le désarmement de tous les groupes armés, particulièrement le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). « La collusion entre des partenaires du processus de paix et des terroristes est clairement établie et doit être condamnée par votre Conseil », a-t-il affirmé.

Pour le Chef de la diplomatie malienne a expliqué que des fanions de l’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du mouvement islamique Ansardine flottaient sur les véhicules des agresseurs, à côté de ceux du MNLA.

Les violences ont poussé quelques centaines de civils à fuir la ville ces dernières 48 heures, pour des campements situés dans le désert. De son côté, le représentant spécial de l’ONU au Mali, Bert Koenders estime que la priorité aujourd’hui est la relance du processus politique.

« Kidal a toujours été et demeurera partie intégrante de la République du Mali, il n’y a aucune raison que les plus hautes autorités ne puissent s’y rendre », a rappelé le ministre Diop, réitérant ainsi la position de son Président.

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Rappelons que 36 personnes dont des responsables locaux et huit militaires ont été tués lors des combats qui se sont déroulés samedi alors que le Premier ministre Moussa Mara était en visite dans cette ville de l’extrême nord-est du pays. Deux Casques bleus et 20 policiers de l’ONU ont aussi été blessés. Une trentaine de fonctionnaires avaient ensuite été enlevés par le MNLA.

Libérés lundi après des négociations avec la Minusma, ces 32 fonctionnaires ont été accueillis mardi à Bamako par Ibrahim Boubacar Kéita.

© Oeildafrique.com

 


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