Mali : La justice délivre des mandats d’amener contre le général Sanogo et 16 de ses hommes

Mali : La justice délivre des mandats d’amener contre le général Sanogo et 16 de ses hommes
Le général Amadou haya Sanogo

Amadou Haya Sanogo, chef de la junte qui a renversé le président ATT, le 22 mars 2012.

Le général Amadou haya Sanogo n’est pas au bout de sa peine. Recherché puis arrêté pour être interrogé sur des «  faits graves », le général Sanogo sera bientôt livré à la Justice de son pays. En effet, la justice malienne vient de délivrer 17 mandats d’amener contre des militaires dans le cadre de l’enquête sur les combats entre bérets verts pro-Sanogo et bérets rouges pro-ATT survenus le 30 avril 2012 à Bamako.

Le général contesté Sanogo et 16 de ses hommes de mains doivent comparaître devant un juge d’instruction Yaya Karembe de Bamako qui a demandé et obtenus  17 mandats d’amener ont été émis à l’encontre de Haya Sanogo et ses hommes dont l’implication dans les combats du 30 avril 2012 entre bérets verts favorables à l’ex-capitaine Amadou Haya Sanogo et les bérets rouges du camp parachutiste de Djicoroni à Bamako qui défendaient l’ancien président Amadou Toumani Touré.

La date de leur comparution n’est pas encore définie  mais toujours est-il qu’ils vont comparaître devant le juge d’instruction. Et dire que la Cour Pénale Internationale (CPI) aussi est sur les traces du nouveau général de l’armée malienne, on peut simplement conclure qu’il n’est pas encore sorti de l’auberge.

De plus, le général Haya Sanogo dont la promotion au grade de général avait été la source des mouvements d’humeur dans sa base du Camp de Kati n’est plus en odeur de sainteté avec ses ex-compagnons du putsch de 2012 dans le camp garnison de Kati et devient de plus en plus encombrant pour le nouveau régime démocratiquement élu.

D’ailleurs, sa promotion a été la base de la manifestation de colère au début du mois d’octobre. Soulèvement qui a été suivie  des exactions.  En effet suite à la manifestation, plusieurs militaires dissidents ont été retrouvés mort et Amnesty International a alors demandé aux autorités maliennes l’ouverture d’une enquête impartiale. Ceci constitue déjà des faits grave pour lesquels il a été arrêté et soumis aux interrogatoires.

Il y a quelques jours, l’armée malienne a communiqué sur son arrestation. Le commandant Modibo Nama Traoré de la Direction des informations et des Relations Publiques de l’Armée Malienne (DIRPA) soutenait qu’il était juste question d’entendre le général Sanogo sur des  » faits graves « .

Maintenant les choses s’éclaircissent peu à peu. Avec ces mandats d’amener délivrés par la justice malienne à l’encontre du général Sanogo et sa suite, plus rien ne peut contredire son  arrestation. Il est temps pour l’auteur du putsch du 22 mars, qui a plongé le Mali dans l’une des plus graves crises de son histoire, de répondre de ses agissements des lendemains du Coup d’Etat où il s’est cru tout permis.

Didier ASSOGBA
Lomé – Oeildafrique.com

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