Mali: Des milliers d’opposants manifestent contre la nouvelle loi électorale et pour le retour d’ATT

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L`ancien président du Mali

L`ancien président du Mali

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Bamako, à l’appel de 13 partis de l’opposition, pour dénoncer la nouvelle loi électorale et la censure sur les médias d’Etat, ainsi que le retour de l’ex-président Amadou Toumani Touré (ATT), actuellement en exil au Sénégal.

Les manifestants ont battu le pavé dans le centre de Bamako où ils ont tenu un rassemblement. Sur des pancartes et des banderoles, on pouvait lire: « ça ne va pas » au Mali. Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent pour dénoncer une « mauvaise gouvernance » à la tête de l’Etat.

« La nouvelle loi électorale est mauvaise, l’opposition est censurée sur la radiotélévision du Mali (publique). Le Mali est bloqué depuis trois ans », a déclaré à la presse le chef de file de l’opposant, Soumaïla Cissé.

Un nouveau code électoral voté le 9 septembre par les députés porte la caution exigée aux candidats pour participer à la présidentielle à 25 millions de FCFA (plus de 38.000 euros), soit deux fois et demi le montant initial. Cette caution, qui dépasse celle de la Côte d’Ivoire, fixée à 20 millions de FCFA, est jugée assez élevée au Mali.

M. Cissé qui a estimé le nombre de manifestants à « 100.000 », a par ailleurs dénoncé une « corruption qui se généralise » dans le pays.

La manifestation, tenue en présence d’autres responsables de l’opposition comme l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, a été encadrée par les forces de l’ordre. Selon la police, la foule était de « quelques milliers » de personnes.

« Nous manifestons aussi pour réclamer le retour au pays de l’ancien président Amadou Toumani Touré et pour exiger des journées de concertations nationales pour sortir le pays de la crise » dans le nord du pays, a déclaré à la presse Oumar Dicko, un autre responsable de l’opposition.

L’ex-président malien ATT, a été renversé le 22 mars 2012, à quelques semaines de la fin de son deuxième quinquennat, par des militaires qui l’accusaient de négligence dans la lutte contre les groupes armés actifs dans le nord du pays.

Il est menacé d’un procès pour « haute trahison » par le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta. Fin décembre 2013, le gouvernement malien l’avait notamment mis en cause pour avoir, pendant son mandat, laissé le Nord tomber aux mains des groupes armés dominés par les jihadistes, qui ont contrôlé cette vaste région pendant près de dix mois, jusqu’à janvier 2013.

© OEIL D’AFRIQUE

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