Mauritanie : le président Abdel Aziz fixe la date du référendum au 15 juillet

[GARD align= »center »]

Mohamed Ould Abdel Aziz

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été investi pour un second mandat, ce samedi 2 août 2014, à Nouakchott, au stade olympique. © AFP PHOTO / AHMED OULD MOHAMED OULD ELHADJ

La date du référendum sur la Constitution en Mauritanie a été fixée au 15 juillet prochain, selon un communiqué rendu public hier à Nouakchott à l’issue de la réunion hebdomadaire du Gouvernement.

Le président mauritanien a remis hier en selle son projet de réforme de la Constitution, en fixant la date du référendum à l’issue du conseil des ministres. Le gouvernement a décidé que les Mauritaniens se prononceront le 15 juillet prochain sur le changement de la charte fondamentale de leur pays.  «Le vote sera organisé sur la base de la liste électorale ayant servi aux élections présidentielles de 2014 révisée pour les besoins du référendum 2017 dans le cadre d’un recensement administratif à vocation électorale complémentaire», a précisé le communiqué issu de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Mohamed Ould Abdel Aziz maintient donc sa volonté de modifier la constitution malgré le rejet du texte par une partie de l’opposition et des sénateurs.

Le Sénat mauritanien a rejeté le 17 mars dernier, par 20 voix pour, 33 contre et une voix neutre, le projet de révision constitutionnelle soumis par le président Mohamed Ould Abdel Aziz. En mars dernier, lors de son adresse à la Nation, le président mauritanien accusait les sénateurs de vouloir prendre les Mauritaniens en otage.  Ould Abdel Aziz avait ajouté, en tant qu’arbitre chargé par le peuple mauritanien d’assurer la gestion de ses affaires, qu’il ne peut rester les mains liées devant la situation de blocage de son texte. Il avait affirmé détenir des «arguments juridiques bétonnés» après avoir fait appel aux «plus grands juristes qui sont neutres qui n’ont pas occupé par le passé des fonctions qui les empêcheraient d’être neutres».

Le projet de modification consititutionnelle rejeté par le Sénat concernait entre autres la suppression du Sénat et de la Haute cour de justice, la création de conseils régionaux, et le changement du drapeau et hymne national. Ces amendements avaient été recommandés par un dialogue organisé en octobre 2016 entre la majorité présidentielle et une partie de l’opposition. Ce dialogue avait en revanche été boycotté par le Forum national pour la démocratie et l’unité (Fndu) qui regroupe une douzaine de partis politiques d’opposition, de syndicats et d’organisations de la société civile. Le Fndu a maintes fois exprimé son opposition au référendum.

©OEILDAFRIQUE

[GARD align= »center »]


Tags assigned to this article:
Abdel AzizMauritanieréférendum

[GARD align="center"] [themoneytizer id=9411-16]

Related Articles

De Youssou Ndour aux occidentaux : « Arrêtez de nous commander et respectez-nous en tant que pays souverain !»

[GARD align= »center »] Le ministre conseiller du président du Sénégal, Youssou Ndour ne mache pas ses mots. Le célèbre artiste et

Les combats et la situation de la population dans l’est de la RDC [Photos]

Les combats se sont poursuivis mardi dans l’est de la République Démocratique du Congo [RDC], au nord de Goma, pour

Gambie : les chefs d’État africains ne parviennent à convaincre Jammeh de quitter le pouvoir

Le parti du président gambien a demandé mardi à la Cour suprême d’annuler l’élection perdue par Yahya Jammeh, au moment

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*