Mozambique: « paix menacée » par les récents affrontements selon le président Guebuza

Mozambique: « paix menacée » par les récents affrontements selon le président Guebuza
Le président du Mozambique, Armando Guebuza

Le président du Mozambique, Armando Guebuza

La paix au Mozambique est menacée par les récents affrontements entre l’armée et les ex-rebelles de la Renamo, a mis en garde jeudi le président Armando Guebuza, qui en appelle au dialogue pour résoudre les tensions.

Le Mozambique vit actuellement une période où la paix est menacée, a-t-il lancé lors d’un meeting à Metuchira, dans le centre du pays. Cette période est un test, un examen de notre conviction à vouloir la paix ou non. Nous devons montrer que nous voulons la paix. Nous ne voulons pas de bouleversement, nous voulons continuer à nous développer.

Les Mozambicains ne sont pas faibles, a-t-il ajouté. Dans ce moment test, nous devons avoir une solution. Cette solution est dans le dialogue. Nous devons tous continuer à nous engager dans le dialogue. Si nous dialoguons avec conviction, nous cesserons d’être faibles, nous seront forts et nous continuerons à nous développer.

Ces accrochages ont réveillé le spectre de la guerre civile, suscitant des commentaires inquiets notamment des Etats-Unis et du grand voisin sud-africain, qui appellent toutes les parties à dialoguer pour résoudre les problèmes.

Après plusieurs incidents armés sporadiques ces derniers mois, la tension est montée d’un cran lundi lorsque l’armée mozambicaine a attaqué et a investi la principale base militaire de la Renamo, dans le centre du pays. Des éléments isolés de l’ex-rébellion ont riposté en attaquant un poste de police mardi.

Mais le porte-parole de la Renamo, après avoir accusé le pouvoir d’avoir rendu caduc l’accord de paix de 1992, a fait savoir qu’il ne souhaitait pas une escalade de la violence.

La Renamo fut fondée en 1975 pour s’opposer au Frelimo, le mouvement — alors communiste — au pouvoir à Maputo. Pendant la guerre froide, les deux camps se sont livrés une guerre civile qui a fait un million de morts, et qui a pris fin en 1992. La Renamo est devenu le premier parti d’opposition, mais n’a jamais réussi à remporter des élections contre le Frelimo, toujours au pouvoir.

L’ex-guérilla dénonce la politique du Frelimo, qu’elle accuse d’accaparer le pouvoir et les richesses naturelles, notamment depuis la récente découverte d’immenses gisements de pétrole et de gaz au large des côtes mozambicaines.

Le Frelimo avait obtenu 75% des voix à la présidentielle de 2009, contre un peu plus de 16% à la Renamo, qui a crié à la fraude.

Avec l’AFP


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