Nations Unies : 2 500 milliards de dollars pour le développement durable

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Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à la cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain. Photo ONU/Rick Bajornas

Les représentants des 193 pays membres de l’ONU, ont  convenu d’un commun accord, le 16 juillet dernier, à l’issue d’une conférence de quatre jours à  Addis Abeba, la capitale éthiopienne, de mettre en place une enveloppe de 2 500 milliards de dollars pour financer le développement d’ici à 2030.

Cette somme servira à atteindre, d’ici 2030, les objectifs de développement durable (ODD) qui remplacent les huit objectifs du Millénaire pour le développement adoptés en 2000. Ces objectifs de développement durable,  qui seront adoptés lors du sommet de septembre prochain à New York, ont pour but d’éradiquer la pauvreté et de lutter contre le réchauffement climatique.

Le secrétaire de l’ONU, Ban Ki Moon a approuvé cet accord qu’il considère comme étant « une importante avancée vers un monde de prospérité et de dignité pour tous. »

Pour financer le développement, les pays donateurs devront consacrer 0,7% de leur revenu national brut. Mais à ce jour, peu de pays ont tenu leur promesse. Cet accord encourage aussi la coopération avec le secteur privé et propose, selon l’agence Ecofin, des mesures soutien aux pays en développement pour améliorer leurs politiques fiscales et générer davantage de revenus par la collecte d’impôts.

Un organisme fiscal international de lutte contre l’évasion fiscale des multinationales aurait dû être créé dans le cadre de cet accord avec la création d’une «tax body» afin d’évite le contournement des règles fiscales par les grandes entreprises. Cette «tax body» aurait permis aux pays en développement de gagner, chaque année, près de 100 milliards de dollars dont les multinationales les privent, selon Oxfam.

Ainsi, étant donné l’échec de création de cet organisme de contrôle fiscal, les experts du  Comité sur la coopération internationale en matière fiscale qui existe déjà au sein de l’ONU avec un rôle purement consultatif seront, à l’avenir, nommés «par les gouvernements» et choisis «selon une distribution géographique équitable. »

Mais les Nations riches estiment que l’OCDE qui regroupe les 34 pays les plus avancés, suffit pour débattre des questions de taxation internationale.

Safi Fele

© OEIL D’AFRIQUE

Safi Fele

Safi Fele

Journaliste basée à Paris.


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