Neil Armstrong, premier homme à avoir marché sur la Lune, est mort

Neil Armstrong, premier homme à avoir marché sur la Lune, est mort

Neil Armstrong en juillet 1969.

L’ancien astronaute américain Neil Armstrong, premier homme sur la Lune en 1969, est mort à l’âge de 82 ans, a annoncé samedi sa famille.

Salué de toutes parts aux Etats-Unis comme un « héros américain », Neil Armstrong est décédé de complications consécutives à une opération au coeur subie deux jours après son anniversaire le 5 août.

En tant que commandant de la mission Apollo 11, il était devenu à 38 ans le premier homme à fouler le sol lunaire, le 20 juillet 1969. En posant le pied sur la Lune, il a prononcé ces mots restés dans la mémoire collective des dizaines de millions de personnes suspendues à leur télévision ou à leur radio ce jour-là à travers le monde : « C’est un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour l’humanité. »

En pleine Guerre froide contre l’Union soviétique, cette conquête symbolique de la Lune avait été vécue comme un motif de grande fierté nationale par les Américains, par ailleurs embourbés dans le conflit au Vietnam.

« Neil fait partie des plus grands héros américains, pas seulement de son temps, mais de tous les temps », a réagi le président des Etats-Unis, Barack Obama.

Malgré la portée technologique, humaine et historique de ces pas sur la Lune, Neil Armstrong n’a pourtant jamais cherché à tirer une quelconque gloire de cet exploit. Il semblait même parfois agacé par sa notoriété.

« SA VIE, C’ÉTAIT VOLER »

« J’imagine que nous aimons tous être reconnu non pas pour un seul coup d’éclat mais pour l’ensemble de notre travail quotidien », déclarait-il en 2005 dans l’émission « 60 minutes » diffusée sur CBS.

Prié de dire ce qu’il ressentait à l’idée que ses traces de pas puissent rester imprimées sur la surface de la Lune pendant des milliers d’années, il avait répondu : « J’ai l’espoir que quelqu’un ira sur place un de ces jours et les effacera. »

Cette mission lunaire sera finalement son dernier vol dans l’espace. Peu après, il met fin à sa carrière d’astronaute et devient en 1970 administrateur adjoint pour l’aéronautique au siège de l’agence spatiale américaine (Nasa).

Il quitte la Nasa l’année suivante pour enseigner la technologie aérospatiale à l’université de Cincinnati tout en s’efforçant de rester à l’écart des médias et des cérémonies officielles.

Courtisé par les partis politiques, il décline toutes leurs propositions. De même, il ne participe guère ensuite aux célébrations du 25e anniversaire de l’arrivée de l’homme sur la Lune.

« Sa vie, c’était voler. Sa vie, c’était piloter », souligne James Hansen, auteur d’une biographie de l’astronaute.

Neil Armstrong (à gauche), aux côtés de Michael Collins et Buzz Aldrin, effectue son deuxième vol spatial en tant que commandant de la célèbre mission Apollo 11 le 21 juillet 1969. Celle qui mènera l’homme sur la Lune.

Né le 5 août 1930 à Wapakoneta, dans l’Ohio, Neil Alden Armstrong monte pour la première fois dans un avion à l’âge de six ans. Il se passionne alors pour le modélisme et, au début de son adolescence, il s’est déjà constitué une imposante collection d’ouvrages consacrés à l’aéronautique.

Grâce à l’argent gagné dans de petits boulots, il prend des leçons de pilotage et il obtient son diplôme de pilote d’avion avant même d’avoir son permis de conduire.

« UN ENDROIT INTÉRESSANT »

Au lycée, il excelle dans les matières scientifiques et décroche une bourse de l’US Navy pour étudier à l’université Purdue, dans l’Indiana, qu’il rejoint en 1947.

Il la quitte deux ans plus tard pour devenir pilote de la Navy. Il participe à des missions de combat durant la guerre de Corée (1950-1953), ce qui lui vaut d’être décoré de trois médailles.

Ayant repris ses études après la guerre, il obtient en 1955 un diplôme d’ingénieur en aéronautique et rejoint ce qui deviendra trois ans plus tard la Nasa.

Devenu l’un des meilleurs pilotes d’essai au monde, il amène notamment un appareil, le X-15, à 61 km d’altitude, où il vole à plus de 6.000 km/h.

En septembre 1962, la Nasa le sélectionne pour intégrer son programme d’astronautes.

Ses qualités de pilote lui sont utiles lors de l’arrivée sur la Lune, quand il prend les commandes à la place du pilotage automatique afin d’éviter que le module à bord duquel il a pris place en compagnie d’Edwin « Buzz » Aldrin ne se pose dans un cratère rocailleux.

Arrivé sur la mer de la Tranquillité, il s’adresse alors calmement à la Terre : « Houston, ici la base de la Tranquillité. L’Aigle s’est posé. »

Lorsque, des années plus tard, on lui demande sur CBS ce que l’on ressent quand on se trouve sur la Lune, il répond : « C’est un endroit intéressant. Je le recommande. »

Sa famille a exprimé le voeu que les jeunes à travers le monde aient envie de suivre son exemple pour repousser les frontières.

Elle a aussi formulé cette requête : « La prochaine fois que vous marcherez par une nuit dégagée et que vous verrez la lune vous sourire, pensez à Neil Armstrong et faites lui un clin d’oeil. »

Reuters

Bona

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