De Nelson Mandela, le “héros” noir des élites occidentales, à Robert Mugabe, le « dictateur » apprécié de la plupart des Africains.

De Nelson Mandela, le “héros” noir des élites occidentales, à Robert Mugabe, le « dictateur » apprécié de la plupart des Africains.

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Nelson Mandela et Rogert Mugabe

Nelson Mandela et Robert Mugabe

J’ai affirmé que Nelson Mandela n’avait rien fait pour son peuple. Ceux qui n’ont pas apprécié mon article consacré à ce « héros » africain des élites occidentales, m’ont critiqué, moi, sans vraiment remettre en question les éléments que j’ai présentés pour étayer mes propos. L’argument qui revient souvent concerne le Zimbabwe de Mugabe. Certains Africains déclarent que Mandela a été plus sage que Mugabe dont le pays, disent-ils, traverse une grave crise socio-économique depuis la fameuse reforme agraire. Je réponds OUI mais cette crise n’est pas tombée du ciel. Il faut apprendre à analyser les causes profondes des événements qui touchent l’Afrique, pas seulement se contenter de « philosopher » sur les conséquences dont on ignore les causes. 

L’Occident a imposé une série d’embargos économiques contre le Zimbabwe, et a fait croire aux Africains et au reste du monde que la terrible crise qui en résultait était le fait de la mauvaise gestion du pays par le pouvoir d’Harare. Pourtant en Afrique du Sud de Mandela où rien de consistant n’a été entrepris pour sortir la masse de la misère, où l’on a laissé l’apartheid économique prospérer plus que jamais au détriment de la majorité [noire], on a continué de jeter des fleurs. Parmi les pourfendeurs de la politique de Mugabe figuraient des riches propriétaires terriens sud-africains (Blanc, on s’en doute) qui craignaient que la reforme agraire zimbabwéenne « contamine » l’Afrique du Sud et les autres pays de la région aux prises avec le même problème des terres. En Afrique du Sud particulièrement, la répartition des terres est la plus inique de toute la région. En effet, jusqu’au milieu des années 2000, les deux tiers des meilleures terres du pays se trouvent aux mains de quelque 60 000 fermiers blancs tandis que les 14 millions d’agriculteurs noirs doivent se contenter de ce que le pouvoir raciste leur avait concédé à l’époque de l’Apartheid. Depuis l’arrivée au pouvoir de l’ANC, seulement 1% des terres ont changé de mains au lieu des 30% prévus. Voilà pourquoi le président Mugabe est adulé en Afrique du Sud, c’est un véritable héros pour la majorité noire qui croupit encore dans la misère. C’est cette admiration des Noirs sud-africains pour Mugabe qui fait que les différents dirigeants de l’ANC au pouvoir se trouvent dans l’impossibilité d’appliquer l’embargo réclamé par les Occidentaux. 

On a raconté au monde entier que la reforme agraire [et non l’embargo] de Mugabe avait échoué, qu’elle avait semé la misère, on a aussi prétendu qu’elle avait occasionné des centaines de victimes alors qu’en Afrique du Sud de Mandela, pays arc-en-ciel, où il y a eu des milliers morts depuis l’avènement de l’ANC au pouvoir, on se tait. Combien d’Africains savent-ils seulement qu’il y a eu plus de morts en Afrique du Sud qu’au Zimbabwe ? On parle même aujourd’hui de « génocide contre les Blancs ». C’est un peu exagéré, on en convient, mais la réalité est qu’il y a plus de soucis à se faire du côté de l’Afrique du Sud où les populations noires des Township, trahies par des élites corrompues et complices des fondamentalistes néolibéraux, appellent à la révolte, qu’au Zimbabwe où la réforme agraire a résolu un certain nombre de problèmes et réduit l’écart entre les Noirs et les Blancs. « Mais qui s’émeut du fait qu’en Afrique du Sud, plus de 1000 fermiers (contre quelques dizaines au Zimbabwe) ont été assassinés depuis 1999 ? » écrit la journaliste belge Colette Braeckman. 

Reconnaître haut et fort une telle réalité reviendrait à donner raison à Mugabe. Aucun gouvernement en Occident, aucune presse occidentale « libre » ne peut se le permettre. Il faut continuer à louanger le pays de Mandela ; le seul où l’on se vante d’avoir conclu une sorte de « traité de paix » sans rendre justice aux victimes de l’Apartheid, où l’on vante l’avènement de quelques nègres millionnaires à côté de millions de pauvres noirs, où l’on vante un « développement » qui profite à une minorité de privilégiés … Élever un groupe de militants noirs au rang des élites blanches qu’ils combattent, ils oublieront la majorité pour laquelle il combattait. C’est ce que les élites blanches sud-africaines ont réussi à faire en cooptant la plupart des leaders de l’ANC et surtout en les initiant merveilleusement bien à l’économie du marché. Le Wall street Journal, le journal de l’establishment américain, ne compare-t-il pas Mandela à Margaret Thatcher ? 

Ces Occidentaux et leurs cousins sud-africains détestent Robert Mugabe parce que lui, contrairement à Nelson Mandela, n’a pas trahi son peuple. Il a entrepris une reforme courageuse qui fait aujourd’hui le bonheur du peuple zimbabwéen, n’en déplaise à ces Africains habitués à colporter les mensonges des médias sans aucun esprit critique. Comme l’a déclaré Jean-Yves Ollivier, cet homme d’affaire français, proche de Jacques Chirac et grand connaisseur de l’Afrique australe ─ que j’ai d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer.

« si une meilleure redistribution des richesses et la prospérité du plus grand nombre étaient les buts recherchés, la réforme agraire n’aura pas été un échec. » Et d’ajouter : « […] quelles que soient les tares du pouvoir Mugabe, il est faux de prétendre que la réforme agraire n’a été qu’un violent transfert de propriétés (un vol à main armé commandité par l’Etat) de fermiers blancs au profit de “barons” du régime. Car, même à supposer que ce fût l’intention, le résultat n’est pas celui-là: dans la province de Masvingo, la seule pour laquelle l’étude de terrain de Ian Scoones (chercheur à l’Institut pour les Etudes de Développement) a établi des chiffres fiables, moins de 5% des 400 fermiers locaux sont des “pontes” du régime. En revanche, deux tiers étaient auparavant des “sans terre”, l’équivalent de nos sans-culottes. […] Donc, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si tous les journalistes faisaient leur travail de passeurs de nouvelles. Hélas, ils ont peur de se déjuger et préfèrent chausser des œillères. Il est toujours malaisé de se plaindre de la presse. Surtout quand vous avez l’air de défendre un “dictateur” africain. Or, quand bien même Robert Mugabe serait-il ce requin habituellement décrié, n’aurait-il pas droit à la vérité des faits ? »

Non. Aux yeux des « faiseurs d’opinions » occidentaux et leurs relais africains, Robert Mugabe n’est pas Nelson Mandela, et n’a donc pas droit à la vérité des faits. Lui, qui, contrairement à Mandela qui servait de sous-traitant à l’impérialisme nord-américain en Afrique centrale, s’est opposé de toutes ses forces à la déstabilisation de la RD Congo par les puissances anglo-saxonnes via le Rwanda et l’Ouganda, en 1998. Son immixtion dans les affaires congolaises ne lui sera jamais pardonnée par les États-Unis et leurs alliés. Le Congo fut, bien avant la reforme agraire du début des années 2000, le premier grand péché de Mugabe. Comme le fait observer Mme Braeckman, « Harare paiera au plus haut prix le fait d’avoir déjoué le projet de mise à l’écart de Kabila (Ndlr : Laurent-Désiré) en août 1998, d’avoir empêché la mise sous tutelle du Congo, d’avoir placé ses propres industries en concurrence avec les intérêts occidentaux et sud-africains dans le secteur minier. »

 

C’est suite à l’intervention du Zimbabwe dans les affaires congolaises que les Institutions financières internationales (IFI), notamment la Banque mondiale et le Fond Monétaire Internationale (FMI), bras financiers de l’impérialisme occidental, vont retenir les fonds qui devaient financer la reforme agraire au Zimbabwe, ouvrant ainsi la voie à une série d’incidents qui conduira Harare, qui honorait régulièrement ses créances, à rompre avec les IFI. Quelques temps après, le président Robert Mugabe lançait la fameuse reforme agraire. Son deuxième grand péché. Un péché qui a couté très cher au peuple zimbabwéen mais qui fait aujourd’hui son bonheur. 

Je ne rédige pas ce papier à la gloire d’un homme. Ce sont les faits qui m’intéressent ici. Je ne considère pas le président Mugabe comme un saint. Il ne l’est pas. Et alors pas du tout. Des griefs à son endroit, je pense qu’il y en a des tonnes. Toutefois, l’examen rigoureux des faits autorise à distinguer ce qui relève de la supputation et ce qui repose sur des éléments attestés. Surtout dans un monde où l’on est quotidiennement soumis au matraquage d’une presse occidentale allergique aux dirigeants africains qui résistent aux « faiseurs des chaos » sur le continent africain. 

Robert Mugabe, malgré ses nombreux défauts et erreurs, est un chef d’État qui se respecte et qui impose le respect ; « dictateur » pour une certaine presse fastfood occidentale, il demeure pour beaucoup de jeunes africains un « héros ». Il s’est battu et continue de se battre sans concession (j’insiste sans concession) pour le bien-être de son peuple, contrairement à beaucoup sur le continent. À commencer par celui qui nous a récemment quitté : Nelson Mandela, le « héros » noir des élites occidentales. Paix à son âme.

—————————–
Patrick Mbeko
© OEIL D’AFRIQUE

Patrick Mbeko

Patrick Mbeko

L'analyste des questions géopolitiques.


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13c ommentaires

Espace commentaire
  1. Chance
    Chance 18 septembre, 2014, 13:43

    les faits sont sacrés et les commentaires sont libre.
    Donc merci pour votre analyse.

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  2. kabore
    kabore 18 septembre, 2014, 14:04

    Grand respect vous monsieur Mbeko !
    Des présidents comme Félix Houphouet Boigny sont présentés comme des saints;simplement parce qu’ils ont accepté vendre leur conscience aux occidentaux.
    Malheur à ceux qui baillonnent leur peuple !!!

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  3. Pcpc
    Pcpc 18 septembre, 2014, 14:09

    Merci de l’article, helas beaucoup moins elabore que votre billet sur Mandela. Dommage quand on parle de « presse fast-food » (surtout quand 1/4 de l’article est un copier-coller).

    Mugabe est un heros pour certains, tout comme Poutine : quelqu’un qui crie « M*** » a « l’Occident », surfant sur des frustrations et des complexes plus ou moins conscients, avec des arguments plus ou moins populistes. Mais c’est une vieille recette : designer un ennemi pour unir le peuple. Et faire taire les opposants, bien sur! Ca tombe bien, les deux points sont appliques ici.

    La reforme agraire a bon fonds : une meilleure repartition des terres. C’est la methode qui a pose probleme. Mais si les morts et la decennie perdue pour vous ne sont pour vous pas un probleme…

    Et franchement, ecrire « la réforme agraire a résolu un certain nombre de problèmes et réduit l’écart entre les Noirs et les Blancs » – sachant les expulsions et les assassinats, releve de l’idiotie ou de l’hypocrisie? Vous qui parlez de FAITS, pourquoi ne mentionnez vous pas que la population blanche est de ~30000 aujourd’hui, contre ~10 fois plus il y a 15 ans?
    Vous avez un sens curieux de « reduction d’ecart », c’est un peu comme dire : « ya trop de riches, supprimons-les et nous reduirons l’ecart de richesse avec les pauvres ». Vous etes un pragmatique, au moins. Heureusement Mandela avait une mentalite differente, mais vous n’en apercevez probablement pas l’ame. Il est toujours plus facile de diviser que d’unir, et il semble que vous avez choisi votre camp.

    Dommage.

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    • Shengoyi
      Shengoyi 19 septembre, 2014, 19:54

      Après lecture de l’article de M. Patrick Mbecko, je retiens fondamentalement ceci à propos des « péchés originels » de M. Robert Mugabe:
      1 – Avoir libéré son pays du colonialisme et du racisme blanc, soutenu par des « démocraties » occidentales.
      2 – Avoir intervenu dans les « affaires » congolaises et s’être opposé au dépeçage en règles de la RDC par ces mêmes « démocraties » occidentales via leurs instruments financiers (FMI, BM), avec la bénédiction des pouvoirs corrompus de la Sous-Région membres de la SADC, qui ont leurs faveurs.
      3 – Avoir initié la Réforme agraire, malgré le refus de ces IFI de financer ladite réforme pour mieux la saboter. Afin de laisser perdurer leur mainmise sur les prix des récoltes de ce fameux grand « grenier » d’Afrique australe.

      Pour ma part, j’en ajouterai un dernier, pas plus originels que les 3 premiers cités, mais qui est une horripilante claque: malgré les iniques embargos imposés au peuple fier du Zimbabwé, Comrad Bob n’a jamais plié l’échine devant l’adversité, ni supplié une quelconque aumône de la part des dirigeants de ces « démocraties » occidentales.
      Car 30 ans environ après la cinglante démonstration faite par l’Algérie, le Zimbabwé a su se libérer de la barbarie du colonialisme et de l’ignominie de l’apartheid blanc, par les armes et le sacrifice de ses fils et filles patriotes.
      Le Zimbabwé a conquis sa libération et son autodétermination, grâce au leadership d’un homme, Robert Mugabe. C’est un héros pour les jeunes générations africaines.
      Et cette réalité que la presse « fast-food » occidentales et leurs clones africains ne pourront jamais gommer.

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  4. kouledian
    kouledian 18 septembre, 2014, 16:28

    La reforme agraire a résolu les disparités au Zimbabwe.Vous nous prenez pour des idiots monsieur UN pays qui était considéré comme le grenier de l’Afrique australe condamne à dépendre des aides du pam, c’est cela votre réussite.Un pays asphyxie du fait de la corruption de votre « héros les faits rien que les faits pourquoi des milliers de Zimbabwéens fuient le paradis terrestre qu’est le pays de Mugabe pour se rendre au pays du » traite Mandela ». Un peu d’objectivité ne vous fera pas de mal. La faillite morale du continent est symbolise par des gens comme Mugabe héros de la lutte pour l’indépendance qui se se sont transformé en dictateur sénile. une interrogation pourquoi à chaque élection le parti du président perd c’est vrai le peuple est stupide , au contraire de vous cher MBEKO qui est le vrai résistante cessez de confondre le reel au utopies.Mandela était n est l’essence, le phare, le guide des possibles au contraire de la farce grotesque que nous offre MugabE? CARICATURE d’une Afrique qui s’assume pas comme vous , c’est toujours la faute de l’autre. vous étés l’incarnation de la défaite , Mandela , l’incarnation de l’espérance, qui nous dis que malgré les obstacles nous pouvons tracer notre propre chemin, sans haine l’autre c’est noius.

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  5. traore dramane
    traore dramane 18 septembre, 2014, 17:06

    je crois qu il faut eviter de comparer mandela a mugabe il ne s agit ni des memes pays encore moins des memes realite l afrique du sud de mandela avait besoin de repenser les plaies et de rassurer une communaute internationale inquiete sur l avenir d un pays a risque et mandela bien que mal a contenir la situation et a eviter un genocide blancs mais je suis etonne que ce jugement s addresse a mandala moi je l aurais tenu a l egard de m beki ou de zuna car mandela sachant que la liberte politique et la liberation du peuple noir d afrique du sud est un acquis a passe le relais a un tecnicien sense faire le job m beki a failli de meme que zuma ,par ailleurs la redistribution des monsieur si elle est une solution qui certainement reduira l ecart entre blanc et noir economiquement parlant ne peut etre une sulution sux problemes de l afrique di sud nouvelle la preuve avec la discrimination positive dans les mines et les industries a t elle reduit la pauvrete non elle a au contraire creer une bombe a retardement car rien n a change si ce n est un gap entre l elite politique riche et la masse pauvre entassee dans les township

    Répondre à ce commentaire
  6. Burkimbila
    Burkimbila 21 septembre, 2014, 16:04

    Mr Patrick Mbeko soyez un peu plus réaliste, il ne faudrait pas écrire les articles parce que vous voulez en écrire.
    1964-1991: Nelson Mandela fut prisonnier
    1987-1991: Mugabe est président du Zimbabwe

    1994-1999: Mandela fut président de l’Afrique du Sud
    1994-1999: Mugabe toujours président (jusqu’aujourd’hui)

    Nelson mandela est devenu président de la république au lendemain de sa sortie de prison (1994). Cinq ans plu-tard la présidence revenait à Thabo Mbeki. Le climat politique durant ses cinq ans de pouvoir était tel qu’il ne pouvait pas prendre les décisions agraires prises par Mugabe.
    N’ayez pas une mémoire de poule. Mandela a fait 27 ans de prison pour son peuple. Écrire un article disant qu’il ne s’est pas battu pour son peuple, vraiment je ne trouve pas d’adjectif pour qualifier un tel « auteur ».
    J’aime bien le koro Bob (Mugabe), ses décisions sur la reforme agraire sont appréciables mais de grâce évitez de vous lancer dans des comparaisons de ce genre: 2 Présidents de 2 pays différents (Zimbabwe, Afrique du Sud); l’un a fait 27 ans de prison et l’autre qui fêtera bientôt ses 27 ans de pouvoir.
    Nelson Mandela et Mugabe sont deux Héros noirs parmi les Héros noirs des élites et non élites africaines.

    Répondre à ce commentaire
  7. NAILI
    NAILI 22 septembre, 2014, 10:34

    tout Africains bien notés par les occidentaux et mauvais pour les Africains avec eux si tu n’est pas avec moi tu es contre moi ; leur buts est de convertir , uniformiser toujours esprit colonisateur

    Répondre à ce commentaire
  8. Arsene Obiang
    Arsene Obiang 24 février, 2015, 14:53

    NB; si les occidentaux font d’un leader africain est un hero,surement il ne l »est pas pour son peuple et il ne le sera jamais… les vrais heros africains ont souvent ete « ‘crucifie »‘…..Patrice Lumumba,Thomas Sankara,Mahoumar Khadafi….etc…

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  9. patrice nguem
    patrice nguem 25 février, 2015, 10:09

    Deux cas différents. Pour ma part chacun en fonction du contexte de son pays est un héro pour la jeunesse africaine. Mugabé je suis complètement d’accord avec tes argument mon frère et courage pour osez suivre les faits. Mais nelson je pense que tu n’as pas compris l’homme « Comment peux-tu prétendre comprendre un ennemi si tu ne comprends pas dans quelle langue il communique » ça se sont ses propos à l’endroit de ses compagnons de cellule qui pensaient que tout ce qui est des blancs doit être complètement rejeté. Non mes frères Mandela s’il ya un reproche à lui faire c’est justement qu’il luttait pour la justice et non pour une couleur. Ce n’est pas facile mais c’est aussi ça un grand homme en avance sur son temps il pouvait choisir de dire au noirs à vous le pouvoir… la réalité c que les noirs sont majoritaire en Afrique du sud mais les champs de batail s’ils prennent en compte le soutient occidental vous comprenez tout… La preuve qui lutte avec Mugabe? Les quelques blancs du pays ou l’occident ? Parfois un compromis vaut mieux que de camper sur ça position ne nous détournons pas de la quête universelle qui est la justice et la paix. Sachez tout de même chers frères africain que la stratégie sera en fonction de l’adversaire. Mandela j’ai aimé Mugabé j’aime, j’aimerai un autre serviteur de la justice en Afrique….

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  10. niang
    niang 25 février, 2015, 20:38

    Très bonne analyse Mr Mbeko et vive le président Mugabe.

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