Nigeria : 54 militaires condamnés à mort pour mutinerie

Nigeria : 54 militaires condamnés à mort pour mutinerie

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Des soldats nigérians accusés de mutinerie pour avoir refusé de participer à une opération contre les islamistes de Boko Haram, le 15 octobre 2014 à Abuja|AFP

Des soldats nigérians accusés de mutinerie pour avoir refusé de participer à une opération contre les islamistes de Boko Haram, le 15 octobre 2014 à Abuja|AFP

Une cour martiale nigériane a condamné à mort, mercredi, 54 soldats accusés de mutinerie pour avoir refusé de participer à une opération contre les islamistes de Boko Haram dans le nord-est du pays, a indiqué leur avocat.

Ils en ont condamné 54 à mort et acquitté cinq, selon l’avocat des droits de l’homme, Femi Falana, à l’annonce du verdict de ce procès qui a débuté le 15 octobre à huis clos.

Les journalistes ont été refoulés avant l’énoncé du verdict et les responsables militaires n’étaient pas immédiatement disponibles pour le commenter.

Un verdict similaire avait été prononcé en septembre contre 12 soldats qui avaient tiré sur leur commandant à Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (nord-est) où l’armée combat les islamistes.

Les soldats en première ligne se plaignent constamment du manque d’armes et de matériel dont ils disposent pour faire face à Boko Haram dans les bastions des insurgés.

Les islamistes, qui mènent une insurrection depuis cinq ans pour établir un califat dans le nord du Nigeria, possèdent des chars, des lance-roquettes et d’autres armements lourds, alors que les troupes nigérianes manqueraient même de munitions pour leurs fusils AK-47.

Après la prise par Boko Haram de plusieurs villes dans le nord-est cette année, l’armée nigériane a promis de reprendre tout le territoire.

La Division 7, basée à Maiduguri, a pour mission de mener cette offensive mais il a été fait mention plusieurs fois de troupes refusant de se déployer sur le terrain.

Les hommes condamnés à mort mercredi faisaient partie des forces spéciales de la division chargée en août de reprendre les trois villes perdues du fragile Etat de Borno.

Leur condamnation doit être approuvée par le plus haut commandement de l’armée, mais jusqu’ici, il n’y a eu aucune indication selon laquelle des hauts gradés s’opposent à la cour martiale.

La rébellion Boko Haram qui a éclaté en 2009, et sa répression féroce par les forces de l’ordre nigérianes, ont fait plus de 10.000 morts et 700.000 déplacés. Ces derniers mois, les insurgés se sont emparés de pans entiers de territoires dans le nord-est du Nigeria, et de plusieurs localités frontalières de l’extrême-nord du Cameroun.

AFP

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  1. yentema TINDANO
    yentema TINDANO 18 décembre, 2014, 12:15

    je sui pa du tou d’acrd ; un peine de mort de nos jour? non!:

    Répondre à ce commentaire
    • Padre
      Padre 19 décembre, 2014, 14:48

      Mon frere, ce n’est pas ton opinion on cherche, les militaires sont pages pour cela et s’ils refusent de defendre la nation en temps de guerre, on les execute, c’est la loi militaire et ils le savent puisque cela fait partie du contract militaire. En temps de paix, C’est la prison. Refuser d’aller en une trahison non seulement envers la nation mais aussi envers leur camarades.

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