Nigeria: les manifestations de soutien aux lycéennes enlevées interdites dans la capitale

Nigeria: les manifestations de soutien aux lycéennes enlevées interdites dans la capitale

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lycéennes au Nigeria

Manifestation à Lagos pour demander le retour des adolescentes, le 5 mai 2014. | REUTERS

Les manifestations de soutien aux quelque 200 lycéennes enlevées par le groupe islamiste Boko Haram sont désormais interdites dans la capitale fédérale nigériane Abuja, a annoncé lundi la police. 

Cette décision a été prise pour des raisons de sécurité, a indiqué à l’AFP par texto le porte-parole de la police pour le territoire de la capitale fédérale, Altine Daniel, en confirmant l’interdiction.

La police n’a donné aucun autre détail sur les raisons de cette décision, mais l’avocat des organisatrices des manifestations a déclaré à l’AFP qu’il comptait contester cette interdiction devant la justice.

Nous sommes en train de rassembler tous nos documents pour contester cette interdiction a déclaré Femi Falana, qui affirme que selon un texte de loi datant de 2007, on n’a besoin d’aucune autorisation de la police pour organiser une manifestation pacifique où que ce soit au Nigeria.

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De nombreuses manifestations ont été organisées dans les rues d’Abuja depuis le rapt de plus de 200 jeunes filles de leur lycée de Chibok, dans l’Etat de Borno, épicentre de l’insurrection islamiste, dans le Nord-Est, le 14 avril.

Ces rassemblements et leur retentissement sur les réseaux sociaux sous le hashtag #bringbackourgirls –ramenez nos filles — ont entraîné une mobilisation dans le monde entier, avec des messages de soutien de personnalités tels que Michelle Obama et le pape François.

Les familles et les nombreux soutiens des lycéennes se sont montrés très critiques face au manque de réactivité du président Goodluck Jonathan et de son administration dans les semaines qui ont suivi l’enlèvement.

Les manifestations ont grossi au fil des semaines, rassemblant de nombreux militants et des organisations de la société civile.

Mercredi dernier pour la première fois, des débordements ont eu lieu, quand des jeunes hommes ont attaqué les manifestantes à l’aide de bouteilles, de pierres et de chaises.

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Certains pertubateurs portaient des messages de soutien au président Jonathan mais le ministre de l’Information Labaran Maku a ensuite affirmé que ces éléments violents émanaient du principal parti d’opposition, l’APC (le Congrès progressiste). 

AFP

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