Nord du Mali: les islamistes du Mujao chassent des rebelles du MNLA de Ménaka

Nord du Mali: les islamistes du Mujao chassent des rebelles du MNLA de Ménaka
Mali

Un islamiste du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), le 16 juillet 2012 à Gao au Mali
© AFP/Archives Issouf Sanogo

Les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), ont chassé lundi matin des rebelles touareg de la ville de Ménaka (nord-est du Mali), où ils s’étaient à nouveau installés depuis peu, a appris l’AFP de sources concordantes.

Les combattants du Mujao viennent de prendre le contrôle de la localité de Ménaka après un petit accrochage avec quelques éléments du MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad, a affirmé une source sécuritaire régionale, ce qu’a confirmé un habitant de Ménaka.

Les combattants du Mujao ont chassé le MNLA, a dit cet habitant, en précisant qu’ils ont pris le camp militaire et sont en train de crier Allah Akbar! (Dieu est grand).

Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao, a déclaré à l’AFP, depuis Ménaka, que son mouvement contrôle tout.

Nous avons des prisonniers et il y a eu beaucoup de morts du côté du MNLA, a-t-il affirmé sans donner de chiffres. Il a indiqué que son mouvement avait reçu du renfort de (ses) frères musulmans d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Moussa Salem, combattant du MNLA en fuite, a indiqué que son mouvement avait quitté Ménaka. Le Mujao est venu avec beaucoup de combattants d’Aqmi. Ils ont attaqué, nous avons résisté et après nous sommes partis.

Moussa Ag Assarid, porte-parole du MNLA à Paris, a indiqué à l’AFP que des combats autour de Ménaka s’étaient déroulés entre son mouvement et le Mujao soutenu par Aqmi.

Selon lui, une trentaine de véhicules du Mujao, soutenus par des éléments d’Aqmi ont quitté Gao dimanche et ont attaqué Ménaka ce matin (lundi).

La ville de Ménaka avait été l’une des premières prises par le MNLA, lorsqu’il avait lancé son offensive dans le Nord en janvier avec les groupes islamistes, auxquels il était alors allié.

Les rebelles touareg en avaient été une première fois chassés en juin par le Mujao qui, estimant qu’il ne s’agissait pas d’une ville importante, l’avait par la suite abandonnée.

Il y a environ trois semaines, des rebelles du MNLA étaient revenus dans la zone de Ménaka, ville proche de la frontière avec le Niger et située à l’est de Gao, grande ville du nord-est du Mali occupée par le Mujao.

Le MNLA voulait faire de Ménaka la base de sa contre-offensive générale pour reconquérir le nord du Mali entièrement occupé depuis fin juin par les groupes islamistes armés, Mujao, Aqmi et Ansar Dine (Défenseurs de l’islam).

Ils y imposent la charia (loi islamique) avec rigueur – lapidations, amputations de pieds et de mains de prétendus voleurs, coups de fouets aux buveurs d’alcool et aux fumeurs – détruisent des monuments religieux, et se rendent coupables d’atteintes aux droits de l’Homme contre les habitants.

Vendredi, de violents combats avaient déjà opposé dans la région de Gao les islamistes du Mujao aux rebelles touaregs du MNLA qui, selon des sources sécuritaires régionales, avait subi une lourde défaite, perdant au moins une dizaine de combattants et du matériel.

Dans plusieurs communiqués, le MNLA avait démenti avoir subi une défaite, parlant au contraire de premier succès dans son offensive en vue de reconquérir le nord du Mali.

Il avait affirmé que les islamistes du Mujao avaient pris la fuite avec leurs blessés et fait état de 55 morts et plus d’une centaine de blessés dans leurs rangs, et de seulement neuf blessés dans les siens.

Avec AFP

Bona

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