Nord-Mali : la France renvoie les autorités Africaines à leurs responsabilités

Nord-Mali : la France renvoie les autorités Africaines à leurs responsabilités

Cheick Modibo Diarra, en 2004 à Paris. © AFP/Archives Maximilien Lamy

Hier lundi, le président Nigérien Mahamadou Issoufou a été reçu à l’Elysée par le président François Hollande.

Occasion pour le nouveau locataire de l’Elysée de se prononcer de nouveau sur l’intervention militaire au nord-Mali décidée par les leaders africains et de situer les responsabilités.

Après le président en exercice de l’Union Africaine, le président Thomas Boni Yayi, le défilé des Chefs d’Etats Africains suit son cours à l’Elysée. Hier lundi 11 juin, le président Hollande a reçu un autre président nigérien Mahamadou Issoufou. Entre autres sujets au cœur des échanges, le projet d’intervention militaire dans le nord Mali. Cette visite du président nigérien en France intervient après la réunion des leaders politiques Africains de l’Uemoa, de la Cedeao et des représentants de l’Onu, ténue à Lomé, capitale Togolaise le mercredi 06 Juin dernier. Pour rappel, il a été décidé de saisir le Conseil de Sécurité de l’Onu pour l’autorisation d’un déploiement militaire dans le Nord du Mali au terme de cette séance. Hier, le président Français a eu l’occasion de fixer les leaders politiques africains sur ce qu’ils doivent désormais attendre de la France. « Si le Conseil de Sécurité de l’Onu autorisait le déploiement militaire au Mali, il revient aux africains eux-mêmes de le mener. La France comme les autres puissances, accompagnera l’Onu dans ce sens», a déclaré le président Français à son homologue Mahamadou Issoufou et aux médias.

La France plombe l’ardeur des pays africains

11 Juin 2012 / Le président Nigérien Mahamadou Issoufou a été reçu à l’Elysée par le président François Hollande

Cette déclaration contient des zones d’ombres et reste imprécise. Si l’on considère que la France se désengage matériellement dans ce projet de déploiement militaire au nord-Mali initié par les politiques africains, on est curieux de connaître alors les motivations. Primo, cette décision peut être comprise comme la suite du processus de la rupture de la Françafrique qui a toujours permis à la France d’intervenir dans les crises politiques africaines. Secundo, cette décision de François Hollande pourrait être motivée par l’impressionnant moyen matériel que nécessitent une opération de cette envergure vue le coût des interventions de la France en Côte d’Ivoire, en Lybie il y a peu et sous d’autres fronts sur le continent Africain. En Afrique, même si cette décision devrait être mal reçue par les leaders Africains elle reste salutaire. En effet, en prenant la décision de faire recours à l’Onu les pays africains n’avaient pas que le souci de bénéficier d’une couverture administrative. Sinon, une demande officielle d’assistance extérieure et militaire du Mali devrait permettre à l’Ua et aux autres institutions sous-régionales d’intervenir. A l’analyse des choses, les institutions africaines ne demandent l’appui administratif du Conseil de Sécurité de l’Onu que pour cacher leur handicap matériel qui les empêche d’agir. Ils devront alors s’exercer pour une première fois à gérer seuls les problèmes du continent.

Lanouvelletribune

Bona

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